La dictadura islàmica iraniana pot ser reformada ?

Avui es fan eleccions presidencials a la teocràcia islamista d’Iran a les quals només s’hi poden presentar quatre candidats addictes al règim filtrats pel Consell dels Guardians, com recorda avui Vilaweb.

L’article d’Avi Davidi i Hamidreza Zafirina, “Avec un “réformateur” non réformateur et un décideur suprême, l’Iran fausse la démocratie”, aparegut abans d’ahir a The Times of Israel, descriu encertadament el blocatge que fa irreformable el sistema totalitari iranià. Una qüestió obviada pels partidaris nostrats dels aiatol·làs.

Un altre punt de vista interessant sobre aqueixa qüestió és el de Naïri Nahapetian publicat ahir a Le Figaro : “La République islamique peut-elle se réformer ?”. I més documentat encara és el parer de la sociòloga francesa Amélie Chelly, que acaba de publicar l’assaig “Iran, autopsie de chiisme politique”, (Éditions du Cerf, 2017) expressat a l’entrevista que en dugues tongades publica al digital Causeur, el proppassat 16 i avui mateix, que es pot resumir així: “Le système instauré par Khomeyni est un échec“.

Post Scriptum, 22 de maig del 2017.

El punt de vista israelià, entre molts altres analistes, es sintetitzat en aqueix article de Jacques Benillouche publicat ahir al seu bloc titulat: “Élections en Iran: un succédané de démocratie“.

Des de Catalunya estant, la majoria de mitjans tracten edulcoradament el president Rohani com a “moderat” i els seus contrincants com a “conservadors”, com si parlessin d’un partit democratacristià europeu contrastant amb l’hostilitat manifesta que exhibeixen amb els dirigents israelians o amb el mateix Trump, sistemàticament denigrat com uns folls bel·licistes.

Post Scriptum, 8 de juliol del 2017.

Avideh Motmaenn-Far, ciutadana belga d”origen iranià, publicà el proppassat 5 d’aqueix mes de juliol aqueix interessant article a The Times of Israel, titulat “Un vent de changement pour l’Iran” on propugna una nova perspectiva per alliberar l’antiga Pèrsia de la dictadura teocràtica islamista que l’oprimeix.

Post Scriptum, 11 d’agost del 2017.

Un seguit d’esdeveniments aparentment menors, però significatius, permeten entrellucar una creixent dissidència de la població iraniana envers el règim totalitari que els oprimeix des de fa gairebé quaranta anys: la blocaire Nada Amin va obtenir ahir refugi a Israel després de ser expulsada de Turquia on les autoritats iranianes l’havien forçat a fugir. També ahir el ministeri d’esports anunciava que excloïa de la selecció de futbol dos jugadors iranians que havien jugat amb l’equip grec on militen contra un contrincant israelià, sense fer cas de la consigna de boicot a tota participació conjunta amb equips jueus. Allò novedós és que mitjançant les xarxes socials digitals milers de ciutadans han protestat contra aqueixa exclusió tot demanat que sigui la selecció oficial l’exclosa de les competicions organitzades per la FIFA.

També ahir va transcendir que seixanta quatre joves iranians havien estat detinguts en una festa conjunta de nois i noies on es consumia alcohol i músiques no autoritzades segons publica el Comité de Soutien aus Droits de l’Homme en Iran, amb seu a França. Així mateix, sis joves dansaires de zumba també han estat detingudes.

Post Scriptum, 3 de gener del 2018.

Les protestes que van esclatar fa una setmana a l’Iran són ben diferents de les manifestacions de l’any 2009 contra el frau electoral que va declarar guanyador Ahmedinajad i que es va denominar “revolució verda”: menys massives, poc presents a Teheran, sense connivència del món universitari, però amb suport exterior (a diferència de la impassibilitat de Barak Obama).

Les imatges de dones joves llevant-se el mocador cap semblen, de moment, un fet aillat tot i que el control policial de la població és brutal i no permet saber-ne realment l’abast i el caràcter de la revolta en curs. Segon la sociòloga Amèlie Myriam Chelly, “L’Iran est train de se sécuraliser à partir de ses propres racines culturelles”, afirmà ahir a una entrevista a Le Figaro.

La vaga general d’avui ha estat poc seguida, segons analitza avui el digital israelià Debka, la repressió s’anuncia cruenta (una vintena llarga de morts per ara) i selectiva contra els Muhaidins del Poble, principalment. Els mitjans israelians segueixen molt de prop els esdeveniments, com aqueix article d’Hagay Sobol publicat avui a l’edició francesa de Jewish Forum amb el títol: “Crise en Iran: vers un nouveau printemps arabe ?”.

Del costat àrab, una de les anàlisi més reputat és el que signa avui Caroline Hayek a L’Orient-Le Jour de Beirut, “Six journées de colère iranienne”.

Post Scriptum, 10 de gener del 2018.

Una de les anàlisi que em sembla de les més encertades sobre l’actual revolta iraniana és la que subscriu el proppassat dia 4 Élie Saïki a L’Orient-Le Jour: “L’Iran périphérique, à la source de la contestation du pouvoir“:

La géographie du mouvement de contestation qui se répand en Iran depuis plus d’une semaine contraste avec les précédentes manifestations. Plus d’une cinquantaine de villes, essentiellement petites et moyennes, ont pour l’instant été touchées par la vague de colère. Si le mouvement a pris naissance dans la ville sainte de Machhad, qui est aussi la deuxième plus grande du pays avec plus de quatre millions d’habitants, il touche pour l’instant davantage les zones périphériques, voire rurales, que les grandes cités urbaines.

À Machhad, bastion d’Ebrahim Raïssi, ancien candidat conservateur face à Hassan Rohani lors des dernières élections présidentielles de mai 2017, les manifestations auraient été instrumentalisées par les anti-Rohani, selon de nombreux analystes, pour mettre le président en difficulté. Mais les durs du régime semblent s’être fait prendre à leur propre jeu puisque le mouvement s’est propagé dans le reste du pays. Il a d’abord touché Kermanchah, une zone essentiellement « rohaniste » dans l’ouest de l’Iran, avant de se propager davantage dans la moitié ouest du pays. Téhéran est en revanche peu touchée, même si 450 personnes ont été arrêtées dans la capitale iranienne depuis samedi. Ces protestations trouvent leurs racines dans les modes de vie et d’expression à l’intérieur des zones périphériques. « On peut constater que dans les petites villes, le réseau social et l’influence des conservateurs est plus grande car il y a moins de contacts internationaux et moins de présence des partis réformateurs », explique à L’Orient-Le Jour Bernard Hourcade, géographe spécialiste de l’Iran. Si le mouvement a débuté dans des zones acquises à l’opposition, il s’est toutefois propagé à travers les provinces rurales qui avaient voté pour l’actuel président iranien, appartenant au camp des modérés. Plus que la division entre conservateur et modéré, c’est la fracture entre zone urbaine et zone périphérique qui semble ici mise en avant.

Ce qui représente habituellement le cœur de l’opposition au régime, à savoir les classes moyennes éduquées des grandes villes, se sont pour l’instant tenues à l’écart de ces manifestations. C’est notamment en cela que les événements actuels contrastent avec ceux qui avaient secoué le pays en 2009. À cette époque, l’impulsion avait été lancée depuis les grandes villes et surtout à Téhéran. En l’espace d’un mois, les affrontements avaient mobilisé des centaines de milliers d’individus et avaient provoqué la mort de 150 personnes. Lors de ces rassemblements, les participants, essentiellement originaires de la bourgeoisie, s’étaient tournés vers le leader de l’opposition de l’époque, Mir-Hossein Moussavi, pour protester contre le résultat de l’élection présidentielle. Aujourd’hui ce sont essentiellement des jeunes, parfois diplômés, des membres des classes populaires et modestes qui agissent sans meneur particulier mais à coups de slogans anticorruption et contre la situation économique du pays. « Ces derniers sont touchés par la crise économique et le chômage », décrypte Bernard Hourcade.

Le mouvement met donc en relief plusieurs fractures au sein de la société iranienne. Entre les partisans du régime et les opposants, mais aussi au sein même de ces deux blocs. Il y a, dans une certaine mesure, trois Iran qui ont cohabité au cours de cette dernière semaine. Un Iran, plutôt défavorisé, vivant en périphérie, qui choisit de manifester contre la situation économique du pays. Un Iran qui, peu importe la situation géographique, continue de soutenir fermement le régime. Et un Iran, plus bourgeois, qui a fait pour l’heure le choix de rester à l’écart des manifestations. « Cette bourgeoisie intellectuelle, qui avait été réprimée en 2009, ne se manifeste pas car ce n’est pas son combat. On ne les voit pas sortir », confirme Bernard Hourcade. Ce dernier estime toutefois que malgré ces données, « il y a une très grande unité géographique en Iran, qui rend peu pertinente l’opposition campagne contre ville ».

L’évolution géographique du déroulé des manifestations peut rappeler, dans une certaine mesure, les événements de la révolution de 1979. À cette époque, le mouvement de contestation s’était opéré depuis les campagnes et s’était transféré progressivement vers les villes. Les régions rurales souffraient de la redistribution des terres du clergé par l’ancien chah d’Iran, appelée aussi « révolution blanche ». Le choc pétrolier de 1973 avait entraîné une migration des provinciaux vers les grandes villes, en quête d’un morceau de la nouvelle prospérité. Cette combinaison de contradictions avait alors profité à l’opposition religieuse menée par l’ayatollah Khomeyni. « Ce qui se passe aujourd’hui, c’est plus une révolte d’injustice, sociale, interne au système et qui n’a pas pour but de renverser le régime », conclut Bernard Hourcade.

Post Scriptum, 7 de maig del 2018.

El proppassat 1 de maig Europe Israel News va publicar aqueix article de Souhail Ftouh “Le régime iranien sériuesement menacé par la pénurie d’eau et l’exode des milions de persones”:

Le gouvernement d’Hassan Rohani a les bras plutôt chargés ces derniers temps. Il est en proie à de nombreux challenges économiques et politiques majeurs. Entre négociations sur le nucléaire, crises géopolitiques en Syrie et au Yémen et manifestations pour les droits de l’Homme et de la Femme à l’intérieur du pays. Cependant le pays est aussi confronté à un adversaire très silencieux mais absolument redoutable : le climat

La pénurie d’eau en Iran étant déjà à un stade critique, il est fort probable que la crise s’aggravera dans de nombreuses régions du pays à mesure que l’été se rapproche, à tel point que les représentants du gouvernement de Rohani ne se contentent plus de parler de pénurie d’eau et mettent explicitement en garde contre une restriction hydrique auquel le pays va être confronté.

L’Institut international de la gestion de l’eau vient d’intégrer l’Iran dans sa liste noire des pays menacés par la pénurie d’eau. La sécheresse est devenue un problème de sécurité nationale en Iran. La pénurie d’eau en Iran peut conduire à la famine.

Le pays ne possède pas les compétences nécessaires pour gérer la problématique de l’eau convenablement et la mise en place des sanctions est toujours un frein supplémentaire majeur.

À Kashan, le lieu de fabrication de la très renommée eau de rose, connaît des niveaux décroissants des ressources d’eau. Mais c’est Ispahan qui où la situation illustre l’image de la crise environnementale et sociale dans laquelle est plongée l’ensemble du pays ces dernières années, entre disparition des zones humides, assèchement des lacs et désertification de masse.

À Chiraz, c’est le lac Urmia sert de baromètre des dégâts causés sur les ressources en eau du pays. Ce plus grand lac du Moyen-Orient- 5 200 km2- sa capacité est réduite d’environ 90 % par rapport au début des années 1970. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer ce retrait, notamment l’utilisation pour l’irrigation des ressources des cours d’eau qui s’y déversent, le prélèvement massif dans les eaux souterraines qui l’alimentent ainsi que le réchauffement climatique régional.

Le centre national d’alerte et de surveillance de la sécheresse et de l’Organisation météorologique d’Iran (IRIMO), estime que plus des trois quarts de l’Iran sont victimes de la sécheresse. Depuis début mars 2018, les manifestations d’agriculteurs se succèdent à Ispahan, avec pour slogan une question simple : où est passée notre rivière ? Ces fermiers sont au chômage technique car il n’y a plus assez d’eau dans le réservoir pour satisfaire l’intégralité des demandes.

La crise de l’eau alimente aussi la tension entre l’Iran et ses voisins.

Les populations d’Ispahan et du Sistan-Baloutchistan subiront une restriction de l’eau

Selon Reza Ardakanian, ministre de l’Energie de Rohani, 334 villes du pays seront soumises à une restriction de l’eau cet été. Avec un total de 35 millions d’habitants, les villes représentent près de la moitié de la population du pays. « Sur la base de nos études, 165 villes avec une population totale de 10,5 millions d’habitants sont au niveau jaune, 62 villes avec 6,8 millions sont au niveau orange et 107 villes avec 17,2 millions seront au niveau rouge. Dans l’ensemble, 334 villes seront soumises à une restriction hydrique », déclare Ardakanian. (Journal Mardomsalari, 22 avril 2018)

« Cinq millions de personnes dans la province d’Ispahan seront privées d’eau potable à partir du mois d’août. Il s’agit d’une situation d’urgence », déclare le député du régime Haji-deligani. (Radio du régime – Farhang, 8 avril 2018)

Dans la province de Kerman, au sud-est de l’Iran, est actuellement en pénurie d’eau potable et les agriculteurs sont en colère car ils n’ont plus d’eau.

Les zones rurales du Khorassan Nord sont aussi sujettes à une mort progressive et 159 villages de la province souffriront d’une pénurie d’eau cet été. En outre, certaines villes seront également touchées. Par exemple, Shiravan, dans la province du Khorassan Nord, est l’une des villes qui a été confrontée à la crise de l’eau ces dernières années.

Le 22 avril 2018, l’agence de presse officielle Tasnim, a également souligné ce problème dans un article intitulé « Le stress hydrique à Kohguilouyeh-Bouyer Ahmad est grave », écrivant que « six villes de la province, notamment connaissent actuellement des conditions de pénurie d’eau, et que la situation dans ces villes et même dans d’autres villes de la province devrait s’aggraver avec l’augmentation des températures et de la consommation d’eau. »

Selon les projections des experts, si la crise de l’eau persiste, les habitants des provinces centrales de l’Iran se retrouveront sans eau potable dans 20 ans, de sorte qu’ils devront immigrer pour rester en vie.

Le chef du département de l’Environnement du régime, Isa Kalantari, affirme que « si nous ne parvenons pas à résoudre la crise de l’eau, 50 millions d’Iraniens devront quitter le pays dans les 25 prochaines années ; une immigration qui aura des conséquences dramatiques, de telle sorte qu’il n’existera peut-être plus un pays appelé Iran. » (Site web officiel Aftab, 18 septembre 2016)

« Aucun ennemi n’aurait traité les ressources naturelles et l’environnement du pays comme ils les ont traités au cours des dernières années », reconnaît Kalantari.

L’ironie amère, cependant, c’est que Kalantari, lui-même, a été directement impliqué dans la crise. En tant que ministre de l’Agriculture du régime pendant les deux mandats de Hashemi Rafsandjani ainsi que pendant les trois premières années de la présidence de Mohammad Khatami, Kalantari a été directement responsable de la catastrophe avec la construction excessive de barrages et la délivrance de permis pour forer des puits d’eau.

Dans un article intitulé « Arrêtons l’effondrement : à quoi ressemblerait un Iran sans eau ? », le site Web officiel Asr-e-Iran écrit : « Si la moitié des efforts déployés par les responsables pour filtrer les réseaux sociaux et les applications de messagerie étaient consacrés à l’eau, nous ne serions pas confrontés aujourd’hui à un problème appelé crise de l’eau. » (Site Web officiel Asr-e-Iran, 19 avril 2018).

Pour résoudre une crise, il faut en identifier les racines et y faire face

Cette situation de crise prend racine autour de trois problématiques majeures :

1*Une hausse rapide de la population : L’Iran est passé de 37 millions d’habitants en 1979 à plus de 82 millions en 2017 suite aux politiques gouvernementales pour booster la natalité. Le pays va dépasser la barre des 150 millions d’habitants en 2050.

2* Un système agricole inadapté et improductif : Pendant longtemps le système agricole du pays fut l’un des piliers de la vie iranienne et notamment lors de la guerre avec l’Irak ; aujourd’hui c’est l’une des causes majeures de la pénurie en eau puisqu’elle utilise 92% des réserves en eau fraîche souterraine et n’obtient qu’un taux de rendement de 30%, soit moitié moins que la moyenne mondiale.

3*. La mauvaise gestion de l’eau de manière générale : 90% de la population et de la production économique du pays se situent dans des zones de fortes, voire très fortes, contraintes en eau. L’eau est utilisée en en priorité pour l’agriculture, mais les iraniens ne savent pas comment s’en servir. Ils noient les champs et de nombreuses cultures de riz et l’eau s’évapore, c’est une perte énorme.

*4 La politique antinationaliste du régime iranien et de la corruption effrénée des dirigeants du régime et des gardiens de la révolution (IRGC) qui gaspillent les atouts du pays pour des projets nucléaires et l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme.

Maintenant que le pays s’oriente rapidement vers une crise de sécheresse, non seulement le régime n’a rien fait pour y remédier, mais il participe également à la détérioration des conditions avec sa politique de pillage des ressources en eau du pays.

Poursuivre la politique de construction de barrages non-experts et de forage de puits d’eau profonde du régime des mollahs et de ses organes prédateurs, notamment les Gardiens de la révolution (pasdaran), est l’un des principaux facteurs qui ont plongé le pays dans une crise de pénurie d’eau et de sécheresse.

Entre changement climatique, sanctions internationales, exploitation agricole critiquable, explosion démographique et gestion de l’eau déraisonnée, l’Iran est pour la première fois face à un adversaire qu’il ne peut plus combattre seul. Dans une région où la plupart les relations sont déjà très tendues sur la question de l’eau.

Post Scriptum, 26 de juliol del 2018.

El coronel de les FDI, Udi Evental, publica avui un report al BESA Center titulat “Iran’s President Rouhani: Part of The Problem, Non part of The Solution”.

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