Netanyahu pot tornar a governar Israel per cinquè cop

Benyamin Netanyahu ha decidit escurçar el seu mandat al capdavant del govern d’Israel i convocar eleccions avançades el 9 d’abril vinent. Ho fa per desempallegar-se de les investigacions policials que des de fa anys el sotgen per conflictes d’interessos i tractes de favor fins ara mai acreditats i això que la justícia israeliana és molt estricta en aqueixa matèria. Només cal recordar que hores d’ara són a la presó un antic cap d’estat (per delictes sexuals) i un cap de govern (per corrupció).

L’assetjament mediàtic i partidista a Netanyahu recorda el que va patir Isaac Rabin per tenir obert un compte bancari particular amb cinc mil dòlars quan era ambaixador als EUA i que gairebé li estronca la carrera política. Els seus rivals i aspirants a successors no poden suportar per més temps que sigui el mandatari que ha superat a Ben Gurion al front del govern i que, com Churchill a qui tan admira, no hagi permès mai a ningú ésser el seu delfí.

Els èxits diplomàtics, econòmics i militars d’Israel són irrefutables enguany que s’escau el setantè aniversari de la creació de l’Estat d’Israel. Que Netanyahu hi hagi contribuït decisivament fa que no tingui contrincant electoral entre els altres candidats que han hagut de conxorxar-se per cercar un perfil nou que creuen amb possibilitats: Benny Gantz. Aqueix tinent general fou cap d’estat major amb Netanyahu i compta amb el suport d’un gruix d’antics comandants a la reserva que refuten l’estratègia de Netanyahu sense que gosin plantejar-ne d’alternativa. No és cap casualitat que el nou projecte encapçalat per Gantz es digui “Resiliència d’Israel”.

Els laboristes es plantegen donar suport a Gantz, com també Tzipi Livni, convertint així les eleccions en una mena de referèndum sobre la continuïtat de Netanyahu que afronta així el repte més important de tota la seva carrera, com ahir escrivia editorialista Yaakov Katz al Jerusalem Post.

Post Scriptum, 1 de febrer del 2019.

Udi Lebel publica avui un report als Perspectives Paper número 1.079 del BESA Center titulat “The Israeli Left’s Unbashed Militarism”, on analitza el capgirament de l’esquerra jueva envers els militars com a últim recurs en la seva obsessió per batre Netanyahu mancats com estan de projecte nacional propi.

Post Scriptum, 7 de febrer del 2019.

Manfred Gerstenfeld fa una punyent descripció de les mancances del candidat alternatiu a Netanyahu en aqueix article aparegut ahir a l’edició francesa de Jewish Forum: “L’ancien chef d’État-Major Gantz parle enfin”. Per la seva banda, l’analista polític de The Times of Israel David Horovitz hi publica aqueixa reflexió panoràmica sobre el mateix personatge i la dissolució del laborisme : “Gantz revêt les habits de Rabin, et le Parti Travalliste glisse vers l’oubli“. Avui, l’apunt de Samuel Amiel al seu bloc a The Times of Israel exposa cruament: “L’idéologie Anti-Bibi et ses limites”.

Post Scriptum, 23 de febrer del 2019.

Jonathan Ariel publicà el proppassat 17 d’aqueix mes aqueix report, ” Foreign Intervention in Israel’s Elections”, al Perspectives Paper número 1.090 del BESA Center. Avui, Debka difon els setze punts del pla de l’Iran per evitar un nou triomf de Netanyahu que el règim islamista divulga per desestabilitzar la campanya electoral.

Post Scriptum, 1 de març del 2019.

El fiscal general de l’Estat d’Israel ha imputat ahir al cap de govern Benyamin Netanyahu pels presumptes delictes d’abús de confiança, frau i corrupció, segons publica avui resumidament The Times of Israel, un fet que impactarà decisivament en la campanya electoral en curs. El mateix diari (gens afí a Netanyahu) comentava la notícia amb aqueix titular: “Un indestructible face aux éléments contaires”. Al vespre es va adreçar a la nació en una intervenció televisada que ha estat transcrita al francès per Pierre Lurçat:

J’ai rencontré hier à Moscou le president russe Vladimir Poutine et je lui ai dit que nous continuerons à agir avec détermination contre l’Iran et sa tentative de s’installer durablement en Syrie. Je remercie mon ami le président Poutine qui a accepté mes propos.

Lorsque je suis revenu en Israël j’ai entendu les déclarations du président Trump. Il a salué je cite: ‘le leadership fort, intelligent et déterminé avec lequel je dirige l’Etat d’Israël’. Je remercie mon ami Donald Trump pour ses paroles et pour son soutien sans faille à Israël. Ce lien particulier avec ces deux grandes puissances ne va pas de soi. Je le construis depuis de longues années et il nous aide à assurer notre avenir et notre sécurité. A protéger notre pays. La politique que je mène avec mes amis capables et expérimentés du Likoud nous a permis qu’Israël vive la meilleure décennie de son histoire. Dans l’économie, dans la politique étrangère, dans la sécurité et dans tous les domaines. Nous avons trannsformé Israël en puissance mondiale montante mais sans pour cela faire des concessions dangereuses, sans baisser la tête. Nous avons fait cela en renforçant constamment notre puissance.

La gauche sait très bien qu’avec de pareils succès elle ne pourra pas nous battre dans les urnes. Alors, depuis trois ans, elle se livre à une véritable persécution politique, une chasse à l’homme sans précédent dans un seul but: faire tomber le gouvernement de droite sous ma direction et de former un gouvernement de gauche dirigé par Lapid et Gantz. Ils ont exercé de constantes et lourdes pressions, je dirai presque inhumaines, sur le conseiller juridique du gouvernement afin qu’il annonce son intention de me mettre en examen sous condition d’audition alors qu’il est clair qu’il n’y a rien dans le dossier. L’objectif principal: influer sur les élections tout en sachant que ce château de cartes finira par s’écrouler après les élections. Et comme le conseiller juridique est finalement un être humain, il s’est laissé convaincre par les pressions de la gauche. Je veux vous dire qu’il s’est passé aujourd’hui quelque chose de particulièrement grave qui porte atteinte à la démocratie israélienne: pour la première fois dans l’histoire de l’Etat d’Israël, on entamne un processus d’audition peu de temps avant des élections. Chaque citoyen comprend qu’il s’agit d’un timing scandaleux destiné à faire tomber un gouvernement de droite et mettre à la place un gouvernement de gauche. Il n’y a pas d’autre explication à cette obstination à vouloir le faire maintenant, à tout prix, encore avant les élections. C’est là leur intention, en inondant la population de calomnies ridicules me concernant sans que me donner la possibilité de les réfuter avant les élections, mais seulement après. Mais n’ayez aucun doute là-dessus, je les réfuterai toutes, du début à la fin.

Il ne faut pas que cette pression influe sur les élections. Je sais que cela n’influencera pas la majorité d’entre les électeurs du Likoud, dont les médias méprisent d’ailleurs la sagesse. Mais il suffit que cela en influence une petite partie pour que cela amène la gauche au pouvoir.

Que se passe-t-il maintenant dans les médias? Et cela va continuer! Emissions spéciales, exultations dans les studios. Je ne me souviens pas d’une époque où la gauche ait été aussi heureuse. On fabrique des dossiers de toutes pièces. On se souvient des dossiers fabriqués contre le ministre de la Justice de droite Yaakov Neeman?s héros d’Israël Rafaël Eitan ou Avigdor Kahalani. Les médias les avaient détruits et on exultait dans les studios de télévision. Et des ‘actes d’accusation détaillés’ avaient été émis contre eux. Il y avait des ‘témoins’, il y avait des ‘preuves’. Tout cela ne veut absolument rien dire. Et vous souvenez-vous comment cela s’est terminé, comme dans tant d’autres cas également? Cela s’est terminé avec rien var il n’y avait rien! Tout comme ce sera le cas pour moi.

Il y a encore quelque chose que je tiens à vous dire et que je n’ai pas encore dites. Dans cette chasse à l’homme contre moi, ils n’ont renoncé à aucun moyen. Ils se sont acharnés et s’acharnent encore contre mon épouse, contre mon fils. Ils ont fait vivre un enfer à ma famille depuis trois ans. Ils ont commencé en tentant de nous coller, à mon épouse et à moi-même six cas de corruption. C’est un château de cartes qui s’écroule. Maintenant déjà, avant l’audition, avant même que je ne prenne la parole ou que présente les documents qui réfutent tout cela, cinq accusations sur les six ont déjà été balayées. Et cela va continuer, les dossiers seront vides et s’évaporeront comme de la poussière. Ils s’avèreront vides lorsque je pourrai enfin être confrontés aux témoins d’Etat qui ont produits de faux-témoignages contre moi pour sauver leur peau. Ils sont d’ailleurs accusés de choses qui ne me concernent même pas. Mais on leur a dit: ‘Où vous trouvez des accusations contre Netanyahou ou c’est vous qui irez en prison. Les dossiers s’écrouleront car je ferai comparaître des dizaines de témoins qui curieusement n’ont jamais été sollicités. Ils s’écrouleront lorsque je présenterai tous les documents et protocoles qui prouvent que j’ai agi en toute légalité. Il ne restera même pas le souvenir de toutes ces accusations. Dans les dossiers fabriqués 1000, 2000 et 4000, tout est mensonger. Ils ont transformé tout ce qu’ai fait ou dit en infraction pénale. Il y a tant d’exemples, mais je les fournirai lors de l’audition.

Le Prof. Alan Dershowitz, l’un des plus grands juristes au monde, a déclaré que les dossiers 1000 et 2000 sont des dangers pour la démocratie et pour l’équilibre entre le journalisme et la police, entre le gouvernement et les journalistes. Il dit que c’est un fait sans précédent dans l’histoire du droit en Israël mais aussi du droit international de considérer une couverture médiatique favorable comme une forme de corruption. Il faut que vous compreniez bien ce qu’ils entendent lorsqu’ils parlent de corruption. Ils ne parlent pas d’argent, d’enveloppes. d’espèces, ils parlent de 2,5 articles sur le site Walla parmi un océan d’articles hostiles à mon égard. Il est absurde de prétendre que j’ai pris le contrôle de Walla. Ce site a été et reste un site d’extrême gauche qui m’est très hostile. Allez sur Google et regardez par vous-mêmes. Quel est le premier dirigeant dans l’Histoire qui est accusé de corruption pour une couverture médiatique positive ? Moi, Binyamin Netanyahou, l’homme politique le plus Sali par les médias israéliens ! Il est intéressant que l’on ne fasse pas la même chose à d’autres politiciens qui ont bénéficié d’une couverture médiatique très flatteuse de la part de Yediot Aharonot en contrepartie de leur soutien à la loi de fermeture du journal Israël Hayom, ce qui aurait rapporté des millions à Noni Moses (ndlr : propriétaire de Yediot Aharonot).

Faisons maintenant un exercice de réflexion : quelqu’un peut-il m’expliquer si l’on admet qu’une couverture médiatique est de l’ordre de la corruption, pourquoi n’a-t-on jamais interrogé Yaïr Lapid à propos des dizaines d’entrevues secrètes qu’il a eues avec Noni Moses, pour le soutien de son parti à la fermeture d’Israël Hayom et la couverture médiatique élogieuse dont il a bénéficié? Je vous le dis, et essayez de me comprendre : moi qui ai stoppé cette loi, je suis mis en accusation, et eux n’ont même pas été interrogés! Le monde à l’envers! A moins que la réponse soit: une couverture médiatique constitue un acte de corruption uniquement si vous vous appelez Netanyahou!

Qu’en est-il du dossier 1000 ? Ils ont utilisé des centaines de millions de la poche des contribuables pour une enquête, et qu’ont-ils trouvé ? Des cigares, des plateaux-repas, des broutilles. Les montants ont été gonflés et ils ont compté les bouteilles de champagnes et les cigares que Miltshin a acheté pour son compte et ils ont tout mis sur le mien ! Pour l’ancien Premier ministre Olmert, qui avait reçu des stylos de luxe pour plus d’un million de shekels, de la part d’hommes d’affaires, le conseiller juridique de l’époque avait considéré qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une enquête. Vous avez compris le principe : pas de Bibi, pas d’enquête ! Il y a aujourd’hui une pression énorme de la part des médias, de la gauche ainsi que de fonctionnaires juridiques afin de publier des accusations mensongères encore avant les élections.

D’après les médias, les deux procureurs qui ont adopté une ligne extrême contre moi ont été Shaï Nitzan et Liat Ben-Ari. Nouvel exercice de réflexion : comment expliquer que Liat Ben-Ari, qui a poussé le conseiller juridique à annoncer sa décision avant les électionms, avait fait stopper en 2013 les enquêtes contre Tsipi Livni en arguant qu’il s’agirait d’une ingérence dans le processus électoral? Et Shaï Nitzan, qui s’est acharné contre les hommes de droite ? Il y a une loi pour tout le monde, et une loi pour le Premier ministre Binyamin Netanyahou. Il y a des normes électorales pour tout le monde, et il y a des normes électorales pour Netanyahou et le Likoud.

Je vous le redis, citoyens d’Israël, tout ce château de cartes finira par s’écrouler. J’en suis absolument convaincu. J’en suis convaincu à 4000% ! J’ai l’intention de vous servir et de servir l’Etat d’Israël comme Premier ministre pendant de longues années encore, et ne croyez pas à toutes les manipulations. J’ai l’intention de vous servir encore longtemps, mais cela dépendra de vous et non pas de fonctionnaires, de studios de télévision, de journalistes ou commentateurs politiques. Cela dépendra uniquement de vous, citoyens d’Israël.

Ne laissez pas cette chasse à l’homme vous perturber. Ce scrutin se joue entre un parti de gauche faible avec Lapid et Gantz, avec les partis arabes et un gouvernement de droite fort sous ma direction et celle du Likoud. De très nombreux d’entre vous viennent vers nous ces derniers jours et nous disent : ‘Bibi, nous sommes avec vous et avec Sarah!’ ‘Ne craquez pas!’ Je leur réponds : ‘Je ne craquerai pas. Ils me demandent d’où je tire ma force?Alors je leur répond: ‘Je tire ma force de trois sources. De ma chère et merveilleuse famille qui est la colonne vertébrale de ma vie. Ensuite, de la certitude que ces accusations contre moi sont sans fondement et que la vérité, et enfin de vous, chers citoyens d’Israël, qui me soutenez et m’encouragez afin que je continue à diriger ce pays pour notre avenir à tous ».

Post Scriptum, 10 d’abril del 2019.

Ahir, trenta nou candidatures han participat a les eleccions israelianes. El Likud encapçalat per Benjamin Netanyahu ha estat la força més votada i podrà tornar a formar govern. Pierre Lurçat publica també avui mateix al seu bloc a The Times of Israel aqueix apunt situant històricament Netanyahu en la tradició sionista: “Pour comprendre Benjamin Netanyahu, sans fard ni caricature: quelques liens sur la famille sioniste revisioniste, de Jabotinsky à Netanyahu”. Per la seva part, Freddy Eytan fa una primera anàlisi del resultat electoral en aqueix apunt del bloc del CAPE de Jerusalem, “La cinquième victoire de Benyamin Netanyahu”.

Post Scriptum, 14 d’abril del 2019.

Freddy Eytan, director del CAPE de Jerusalem, hi publica avui la seva valoració del resultat electoral: “La cinquième victoire de Benjamin Netanyahu”. També hi diu la seva Hagay Sobol, destacat dirigent del PSF i membre de la comunitat jueva francesa ha publicat avui al seu bloc del Huffington Post aqueix apunt valorant les causes de la victòria de Netanyahu: “10 clés pour comprendre les élections en Israël qui ont déjoué les pronostics”:

Le soir du scrutin, les estimations donnaient le parti de centre droit “Bleu-Blanc” de Benny Gantz gagnant et pourtant au matin c’est Benjamin Netanyahou du Likoud, à droite de l’échiquier politique, qui est apparu comme grand vainqueur. Ce renversement de situation a de quoi désarçonner. Aussi voici 10 clés pour mieux comprendre les enjeux, les résultats des élections générales israéliennes et leurs implications.

Les deux plus grands partis israéliens, “Blanc-Bleu”, de centre-droit, de Benny Gantz et le Likoud, de droite, de Benjamin Natanyahou, au coude à coude, ont revendiqué le soir-même la victoire. Pourtant, le lendemain, la commission électorale a tranché en faveur du Likoud avec 36 sièges, soit 26,45% des voix, contre 35 sièges, soit 26,11% des voix pour “Bleu-Blanc”. Cependant aucun des deux n’a à lui seul la majorité requise pour former un gouvernement.

Le Président de l’Etat Réouven Rivlin va commencer les consultations afin de désigner celui à qui sera confiée cette tâche. Il a jusqu’au 24 avril pour donner sa réponse. Sauf surprise, c’est “Bibi”, surnommé “l’inoxydable”, qui sera choisi et deviendra le prochain Premier Ministre d’Israël, car il a une “majorité naturelle” de 65 sièges. Une longévité qui ne peut se comparer qu’à celle de David Ben Gourion, personnage central de la création de l’Etat juif. On ne peut comprendre les résultats de cette élection générale 2019, et leurs conséquences, sans connaître les bases qui régissent la démocratie israélienne.

– Contrairement à la France, l’Etat Hébreu est une démocratie parlementaire. La Knesset, le parlement israélien, comprend 120 députés élus tous les quatre ans à la proportionnelle intégrale favorisant un émiettement des voix et, en conséquence, l’impérieuse nécessité de constituer des coalitions pour obtenir une majorité afin de gouverner le pays. C’est au Président, dépourvu de réel pouvoir, qu’il incombe cependant de choisir, pour former le futur gouvernement, le candidat ayant la plus forte capacité à rassembler autour de lui une coalition majoritaire et non celui dont le parti aurait obtenu le plus de voix. Le Président lui-même est élu par la Knesset pour un mandat non renouvelable de sept ans.

– Cescoalitions issues de la proportionnelle intégralesont difficiles à former et instables en fonction des intérêts respectifs des différents partenaires. Cela peut donner un pouvoir démesuré à des partis minoritaires, pourtant essentiels pour former une majorité, et un risque d’instabilité permanente. Ce que devraient méditer les tenants d’une telle réforme de nos institutions sous nos latitudes.

– La campagne électorale a été d’une indigence telle qu’on ne connaît pas aujourd’hui les programmes des deux plus grands partis. Les projets politiques ont fait place aux insultes et aux “fake news”. Cela n’a donc pas été un déterminant majeur du positionnement des électeurs. Cela laisse, par contre, toute sa place aux négociations pour former les coalitions. Ce sera donc un programme gouvernemental a posteriori, basé sur les revendications ou les concessions respectives des différents partenaires de la coalition.

– Les instituts de sondages se sont trompés une fois encore! Si bien que l’on peut se poser la question de leur réelle utilité. A moins qu’ils ne soient devenus des événements fictionnels réguliers comme les séries made in Israël qui remportent tant de succès de par le monde. En conséquence, pour être proche de la réalité, il ne faut pas en tenir compte et chercher l’information ailleurs.

– La presse internationale ne fait pas une élection. Les médias mainstream, hormis aux USA, n’ont pas caché leur préférence pour le challenger Benny Gantz, ancien chef d’Etat-major, sans réelle expérience politique. Quant à l’ancien Premier Ministre, les avis mesurés le concernant ont été rares, cumulant à la fois le rejet de sa politique et de sa forte personnalité faisant fi du politiquement correct. Considéré comme un va-t-en-guerre, il a pourtant fait preuve de retenue suite aux attaques de populations civiles en Israël, de Sdérot dans le Sud, jusqu’à Tel-Aviv au centre du pays.

– L’impact de Gaza sur les élections. On aurait pu penser que le retrait de tous les habitants israéliens de Gaza en 2005 aurait pu changer radicalement la donne et pacifier la région. Il n’en a rien été. Les leçons tirées par les dirigeants israéliens, suite aux différentes campagnes militaires lancées contre le Hamas et le djihad islamique, sont que tant que l’Iran et le Qatar financeront ces groupes terroristes islamistes, rien ne changera. Une nouvelle campagne militaire occasionnerait des pertes civiles et militaires importantes, du fait du retranchement des factions palestiniennes sous les hôpitaux, les mosquées et dans les écoles. Enfin, si le cas échéant, une nouvelle opération était décidée, cela aboutirait, même temporairement, à une nouvelle occupation et par la suite aucun leader arabe n’accepterait de recevoir les clés de Gaza de la main des israéliens. C’est la raison pour laquelle c’est la politique d’endiguement qui prévaut aujourd’hui. Ce n’est que du peuple gazoui que peut venir la solution.

– Qui a voté qui? Le Sud d’Israël, pourtant proche de Gaza aurait voté majoritairement Netanyahou. Même s’ils sont très critiques envers la politique de “containment” du gouvernement, chacun sait bien qu’une guerre occasionnerait la perte d’un père, d’un fils, d’un frère ou d’un mari. Car Tsahal, l’armée de défense d’Israël, est avant tout une armée de conscrits et de réservistes. Il ne faut pas confondre réaction à chaud après la chute d’une roquette sur une ville et la décision de rentrer en guerre avec toutes ses conséquences. Sans surprise, les habitants de Tel Aviv, plus à gauche, et du Centre ont soutenu Benny Gantz.

– Faible mobilisation des électeurs arabes israéliens. Il faut se méfier des globalisations concernant les minorités et des interprétations hâtives. En effet, aux dernières élections, c’est dans un village Druze que l’on a vu le plus grand nombre d’électeurs voter en faveur du Likoud. En 2019, les citoyens arabes d’Israël se seraient peu mobilisés, pas même auprès des partis qui les représentent traditionnellement (Hadach-Taal ou Raam Balad). Cela est paradoxal, alors que le droit de vote est fortement encadré, voire inexistant dans la plupart des pays environnants. En définitive, leur comportement est comparable à celui de nombreux électeurs occidentaux qui désertent les scrutins car ils ne croient plus en la politique, ni aux hommes politiques.

– Politique internationale. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, ce ne sont ni les affaires judiciaires à répétition ciblant le Premier Ministre sortant, ni sa personnalité, qui irrite autant en Israël qu’à l’étranger, qui ont pesé face aux urnes. Ce qui a été priorisé, c’est la capacité de Netanyahou à maintenir un dialogue constructif face aux deux superpuissances ayant pourtant des intérêts contradictoires, et face à des personnalités imprévisibles comme Donald Trump et Vladimir Poutine, alors qu’il n’est que le Premier Ministre d’un pays de 9 millions d’habitants. De plus, confronté aux menaces existentielles de l’Iran et à la politique impérialiste de la Turquie d’Erdogan, il a su naviguer en eaux troubles et nouer des collaborations avec les pays “arabes sunnites modérés” ainsi que des alliances fortes avec des pays africains. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg, il en est de même avec la chine, l’Inde et le Japon. Il existe également une communauté d’intérêt fort au niveau énergétique avec les pays européens avec la mise en place du pipeline EstMed.

– Quel programme? Comme en Israël, rien ne se fait comme ailleurs, c’est durant les négociations en vue de constituer la coalition politique que seront déterminées les grandes orientations du prochain gouvernement. Il est donc trop tôt pour en parler. On a beaucoup glosé et réagit aux propos excessifs de campagne des uns et des autres. Ceux qui croient encore aux promesses électorales, en particulier en ce qui concerne les implantations dans les territoires palestiniens, seront probablement déçus. C’est une élection israélienne mais on ne peut agir frontalement contre la plus grande puissance du globe et son deal du siècle.

Une fois encore, Benjamin Netanyahou a démontré qu’il était une “bête politique”, déjouant tous les pronostics. Seule la justice, si les affaires contre lui sont suffisamment solides, pourra mettre un terme à sa carrière. Quant aux Israéliens, ils ont eu à faire un choix cornélien entre une réorientation de la politique intérieure, y compris le dossier palestinien, représentée par les espoirs mis dans le parti “Bleu-Blanc” et Benny Gantz ou la politique extérieure dans un Moyen-Orient très instable et menaçant. On sait ce qu’il en est advenu, la balance a pesé en faveur du second.

Post Scriptum, 2 de juny del 2019.

El blocaire Maurice-Ruben Hayoun publica avui a The Times of Israel un apunt que il·lustra la controvèrsia actual a Israel: “Gouvernement des juges ou gouvernement des élus…”. La tensió entre Benyamin Netanyahu i el poder judicial israelià és forta arran de la pretensió del president electe de limitar-ne l’abast en favor de l’executiu (i de retruc assolir una immunitat personal), però no és nova en la història de l’Estat d’Israel. El report del general retirat Gershon Hacohen, publicat abans d’ahir als Perspetives Paper, número 1.183, del BESA Center així ho recorda: “The Meaning of Mamlachtiut”.

Tots seu rivals, inclosos els antisionistes àrabs, s’han unit per bloquejar la formació d’un nou govern presidit per qui acusen de voler adulterar la democràcia israeliana. El Parlament ha votat la proposta de fer noves eleccions el 17 de setembre vinent. Possiblement, no hi hagi canvis substancials en el comportament electoral a la vista de l’estudi publicat per Simona Weinglass a The Times of Israel el proppassat 1 de maig: “La démographie, clé du scrutin: 10 leçons des résultats électoraux de 2019”, però l’estricte sistema proporcional vigent pot trasbalsar les previsions amb un petit transvasament de vots.

Post Scriptum, 20 de juliol del 2019.

Avui, segons publica The Times of Israel, Benyamin Netanyahu amb 4.876 dies acumulats com a Primer Ministre d’Israel ha superat la durada en aqueix càrrec de David Ben Gurion.

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