Rellegint Daniel Pipes: “Les partis civilationistes européens”

L’emergència de partits i moviments arreu d’Europa que no encaixen en l’esquema dreta/esquerra i que no tenen una denominació específica (populistes, identitaris, euro-escèptics.. en són algunes de les proposades però que no acaben d’encertar a l’hora de copsar un fenomen multiforme i polidimensional) enceta el debat sobre el contingut de les seves propostes. Les apel·lacions neo-feixistes o extrema dreta que empren els mitjans addictes al progressisme abstracte i banal decadent tampoc s’escauen als moviments en curs arreu d’Europa. El politòleg francès Pierre-André Taguieff s’inclina per qualificar-los com a nacional-poulistes mentre que l’historiador jueu nord-americà Daniel Pipes va publicar el 2 de novembre de l’any passat un article al seu bloc que aposta per denominar-los civilitzacionistes:

L’EUROPE EST-ELLE EN TRAIN DE REVENIR aux années 1930 ? Dans une analyse très typique en ce moment, Max Holleran écrit dans le New Republic que « ces dix dernières années, de nouveaux mouvements politiques de droite sont parvenus à rassembler des néo-nazis et des conservateurs traditionnels favorables au marché libre et à normaliser de la sorte des idéologies politiques qui ont par le passé provoqué à juste titre de vives inquiétudes. » Il voit cette tendance comme le déclencheur de la montée du « populisme xénophobe ». Dans Politico, Katy O’Donnell va dans le même sens quand elle écrit : « De l’Italie à la Finlande, les partis nationalistes ont désormais pris pied partout et suscitent la crainte de voir le continent rétropédaler vers les types de politiques qui, au cours de la première moitié du XXe siècle, ont mené à la catastrophe. » Des dirigeants juifs comme Menachem Margolin, chef de la European Jewish Association, ressent « une menace bien réelle de la part de mouvements populistes à travers l’Europe. »

L’Allemagne et l’Autriche qui furent les foyers du national-socialisme ont bien entendu suscité les inquiétudes les plus vives, particulièrement au lendemain des élections en 2017 qui ont vu le parti Alternative für Deutschland (AfD, Alternative pour l’Allemagne) remporter 13 % des suffrages et le Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ) 26 %. Felix Klein, commissaire allemand pour la lutte contre l’antisémitisme, déclare que l’AfD « contribue à rendre l’antisémitisme de nouveau présentable ». Oskar Deutsch, président des communautés juives d’Autriche, affirme que le FPÖ « n’a jamais pris ses distances » par rapport à son passé nazi.

Ces déclarations sont-elles exactes ? Ou ce soulèvement reflète-t-il une réponse saine des Européens pour la protection de leur mode de vie face à une immigration et une islamisation ouvertes ?

ET POUR COMMENCER, comment qualifier le phénomène dont on parle ? On a tendance à employer le terme extrême-droite pour qualifier les partis en question. Or ce qualificatif est inapproprié car ces partis présentent un mélange de politiques de droite (centrées sur la culture) et de gauche (centrées sur l’économie). À titre d’exemple, le Rassemblement National, en France, s’attire des soutiens de gauche en appelant à la nationalisation des banques françaises. Les anciens communistes apportent en effet un soutien déterminant au parti. Hénin-Beaumont, qui est aujourd’hui l’une des villes françaises de province affichant le plus large soutien au Rassemblement national, constituait naguère l’un des plus fermes bastions communistes.

Charles Hawley du quotidien allemand Der Spiegel, affirme que « tous ces partis sont foncièrement nationalistes », ce qui historiquement est incorrect. Il s’agit de partis non pas nationalistes mais patriotiques, non pas agressifs mais défensifs. Ils soutiennent non pas des victoires militaires mais des équipes de football. Ils chérissent non pas l’Empire britannique mais les coutumes anglaises, non pas le sang allemand mais le bikini. Ils ne rêvent pas d’empire et ne proclament pas de supériorité nationale. Alors que le nationalisme concerne généralement le pouvoir, la prospérité et la gloire, ils se concentrent sur les mœurs, les traditions et la culture. Même s’ils sont qualifiés de néofascistes ou de néonazis, ces partis mettent au premier plan la liberté individuelle et la culture traditionnelle. Des slogans tels que « Un Peuple, une Nation, un Chef » ont très peu de prise sur eux.

Dès lors, il est préférable de les appeler « civilisationistes » puisque, profondément frustrés de voir leur mode de vie disparaître, ils se focalisent sur leur priorité culturelle. Ils chérissent la culture traditionnelle européenne et occidentale et veulent la défendre contre les assauts des migrants aidés par la gauche. Le terme civilisationiste possède un autre avantage qui est d’exclure de cette catégorie des partis tels que le parti néonazi grec Aube Dorée, qui détestent la civilisation occidentale.

Les partis civilisationistes sont populistes, opposés à l’immigration et à l’islamisation. Populistes signifie qu’ils ont des griefs contre le système et entretiennent une suspicion par rapport aux élites qui ignorent ou dénigrent ces préoccupations. Cette élite, ce sont les 6P : police, politiciens, presse, prêtres, professeurs et procureurs. Alors qu’en 2015 déferlait sur l’Europe un véritable tsunami migratoire, la chancelière allemande Angela Merkel a répondu à une électrice inquiète face à cette immigration incontrôlée, en invoquant de façon classique les erreurs des Européens comme reproche et en conseillant de manière condescendante d’aller plus souvent aux offices religieux. Dimitris Avramopoulos, commissaire européen à l’immigration, a platement annoncé que l’Europe « ne peut pas et ne pourra jamais stopper la migration » et a adressé à ses concitoyens la leçon suivante : « Il est naïf de penser qu’en érigeant des barrières, nos sociétés resteront homogènes et à l’abri des migrations … Nous devons tous être prêts à accepter la migration, la mobilité et la diversité comme une nouvelle norme. » L’ancien Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a plaidé pour une augmentation du nombre de migrants en déclarant : « Il m’arrive souvent de survoler la campagne suédoise et je conseille à d’autres d’en faire autant. Il y a des champs et des forêts à perte de vue. Il y a plus de place que vous ne pouvez l’imaginer. »

Il convient de noter que ces trois personnalités sont ce que l’on considère en Europe comme des conservateurs. D’autres, comme Nicolas Sarkozy en France et David Cameron en Grande-Bretagne ont eu un discours ferme mais une politique douce. Leur attitude de rejet et de mépris face aux sentiments anti-immigration a créé dans toute l’Europe une opportunité pour des partis civilisationistes. Du déjà ancien FPÖ fondé en 1956 au nouveau Forum pour la Démocratie fondé aux Pays-Bas en 2016, ils comblent un fossé électoral et sociétal.

Emmenés par la Ligue italienne, les partis civilisationistes sont anti-immigration. Ils cherchent à contrôler, réduire voire inverser les flux migratoires des dernières décennies, particulièrement celui des musulmans et des Africains. Ces deux groupes se distinguent des autres non pas en raison d’un préjudice (« islamophobie » ou racisme) mais en raison du fait qu’ils sont les étrangers les moins assimilables à qui sont associés différents problèmes tels que le chômage et la criminalité, et que l’on craint de voir imposer leurs modes de vie en Europe.

Enfin, les partis civilisationistes sont des partis anti-islamisation. Alors que les Européens découvrent les différents aspects de la loi islamique (la charia), ces partis s’intéressent de plus en plus aux aspects liés à la femme comme le niqab et la burqa, la polygamie, le taharrush (agression sexuelle), les crimes d’honneur et les mutilations génitales féminines. D’autres préoccupations concernent les comportements des musulmans vis-à-vis des non-musulmans, y compris la christianophobie et la judéophobie, la violence djihadiste et l’insistance sur le fait que l’islam bénéficie d’un statut privilégié par rapport aux autres religions.

Il convient de noter que les musulmans forment autour de l’Europe comme un cordon allant du Sénégal à la Tchétchénie en passant par le Maroc, l’Égypte et la Turquie. Ce cordon permet à un nombre considérable de migrants potentiels d’entrer illégalement et relativement facilement sur le continent européen par voie terrestre ou maritime. Il n’y a que 75 kilomètres entre l’Albanie et l’Italie, 60 kilomètres entre la Tunisie et la minuscule île italienne de Pantellaria, 14 kilomètres entre le Maroc et l’Espagne séparés par le détroit de Gibraltar, 1,6 kilomètre entre l’Anatolie et l’île grecque de Samos, moins de 100 mètres entre la Turquie et la Grèce séparées par le fleuve Evros et 10 mètres entre le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

Un nombre croissant de migrants potentiels sont en train d’encercler les points d’entrée, dans certains cas en recourant à la violence pour forcer le passage. En 2015, le commissaire européen à l’élargissement Johannes Hahn a estimé à « environ 20 millions le nombre de réfugiés qui attendent aux portes de l’Europe. » Déjà significatif en soi, ce nombre grimpe en flèche si on y ajoute les migrants économiques. Par ailleurs, si les pénuries d’eau au Moyen-Orient venaient à pousser des populations à quitter leurs pays, le nombre de candidats migrants pourrait approcher celui de la population européenne qui est de 740 millions d’habitants.

PRESQUE TOUS SANS EXCEPTION, les partis civilisationistes souffrent de graves problèmes. Généralement dirigés par des néophytes, ils comptent quantité d’énergumènes : des extrémistes antijuifs et antimusulmans, des racistes, des excités avides de pouvoir, des adeptes des théories du complot, des révisionnistes et des nostalgiques du nazisme. Ces partis sont dirigés de façon non démocratique par des autocrates qui cherchent à établir leur domination sur les parlements, les médias, le pouvoir judiciaire, l’école et d’autres institutions majeures. Ils nourrissent un ressentiment anti-américain et sont financés par Moscou.

Ces manquements se traduisent généralement par de faibles résultats électoraux étant donné que les Européens rechignent à voter pour des partis qui crachent leur bile et déversent leurs frustrations. Alors que, comme le montrent des sondages, environ 60 % des Allemands en âge de voter craignent l’islam et les musulmans, seuls 20 % d’entre eux ont voté pour l’AfD. Pour progresser sur le plan électoral et atteindre leur objectif, les partis civilisationistes doivent dès lors convaincre les électeurs de leur faire confiance pour gouverner. Les partis les plus anciens comme le FPÖ sont en train de changer comme le montrent les querelles de personnes continuelles, l’éclatement en factions et d’autres drames. Quoique brouillon et rebutant, ce processus est à la fois nécessaire et constructif.

Parmi tous les problèmes qui discréditent les partis civilisationistes, il en est un qui mérite une plus grande attention en raison des débats acharnés qu’il suscite, c’est l’antisémitisme. Les partis en question ont souvent une origine douteuse, possèdent des éléments fascisants et émettent des signaux antisémites. C’est pourquoi les dirigeants juifs en Europe condamnent les civilisationistes et insistent pour que l’État d’Israël fasse pareil, même si Israël est amené à traiter avec des gouvernements comptant des civilisationistes parmi leurs membres. Ariel Muzicant, président honoraire de la communauté juive autrichienne, a ainsi menacé le gouvernement de Jérusalem si ce dernier arrêtait de boycotter le FPÖ : « Je m’exprimerai clairement contre le gouvernement israélien. »

Il existe toutefois trois éléments qui tempèrent ces craintes. Tout d’abord, les partis civilisationistes prennent généralement leurs distances par rapport aux obsessions antijuives une fois qu’ils gagnent en maturité. En 2015, l’obsession antisémite de Jean-Marie Le Pen a poussé sa fille Marine Le Pen à l’exclure du Front National qu’il avait lui-même fondé en 1972. En décembre 2017, en Hongrie, le parti Jobbik jusque-là ouvertement antisémite a renoncé à ses anciennes pratiques.

Ensuite, les dirigeants civilisationistes cherchent à avoir de bonnes relations avec Israël. Ils visitent Yad Vashem pour s’y recueillir et dans certains cas (tels que le président tchèque et le vice-chancelier autrichien) ils soutiennent l’idée du transfert de l’ambassade de leur pays à Jérusalem. Dirigé par le parti civilisationiste Fidesz, le gouvernement hongrois est en Europe celui qui entretient les relations les plus étroites avec Israël où une telle attitude ne laisse pas insensible. Ainsi Gideon Sa’ar du Likoud considère les partis civilisationistes comme des « amis naturels d’Israël ».

Enfin quelles que soient les difficultés des civilisationistes avec les juifs, celles-ci sont bien peu de chose si on les compare à l’antisémitisme et l’antisionisme omniprésents à gauche, particulièrement en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni. Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste britannique, symbolise cette tendance : il considère les assassins de juifs comme ses amis et s’est ouvertement associé à eux. Alors que les chefs civilisationistes luttent pour se dépêtrer de cette fange qu’est l’antisémitisme, nombre de leurs opposants politiques sont en train d’y plonger la tête la première.

En l’espace de vingt ans, les partis civilisationistes ont grandi et sont passés d’une position quasi-insignifiante à un statut de force d’importance dans près de la moitié des pays européens. L’illustration la plus frappante de cette ascension provient peut-être de la Suède, où les Démocrates suédois ont pratiquement doublé leur score électoral tous les quatre ans passant de 0,4 % en 1998 à 1,3 % en 2002, 2,9 % en 2006, 5,7 % en 2010 et 12,9 % en 2014. Il n’a pas suivi cette tendance en 2018 avec 17,6 % des suffrages mais cela a suffi à faire de ce parti une force substantielle sur la scène politique suédoise.

Aucun autre parti civilisationiste n’a progressé avec la même rigueur mathématique mais les intentions de vote et les sondages d’opinion indiquent qu’ils vont gagner des soutiens. Comme l’observe Geert Wilders le chef du parti civilisationiste néerlandais : « dans la partie orientale de l’Europe, les partis opposés à l’islamisation et la migration de masse voient une montée du soutien populaire. La résistance progresse aussi en Occident. » Ces partis ont trois moyens d’arriver au pouvoir.

1) Soit ils y arrivent seuls. Des partis civilisationistes gouvernent la Hongrie et la Pologne. Les populations de ces deux anciens membres du Pacte de Varsovie qui ont gagné leur indépendance il y a à peine une génération et qui voient les événements en Europe occidentale avec désarroi, ont décidé de suivre leur propre chemin. Les deux Premiers ministres ont rejeté explicitement les migrants musulmans illégaux (tout en gardant la porte ouverte aux musulmans qui respectent la loi). Les autres pays d’Europe orientale leur ont timidement emboîté le pas.

2) Soit ils font alliance avec les partis conservateurs traditionnels. Comme ils perdent des voix au profit des civilisationistes, les partis conservateurs traditionnels réagissent en adoptant des programmes anti-immigration et anti-islamisation et unissent leurs forces avec celles des civilisationistes. Jusqu’à présent, ce cas de figure ne s’est produit qu’en Autriche où le Parti populaire autrichien et le FPÖ ont obtenu ensemble 58 % des suffrages et formé en décembre 2017 un gouvernement de coalition. Mais il est possible que les collaborations de ce type se multiplient.

En France, le candidat des Républicains à l’élection présidentielle de 2017 s’est tourné vers le civilisationisme et son successeur, Laurent Wauquiez, a poursuivi dans la même direction. En Suède, le parti officiellement conservateur, les Modérés, a commencé à prendre la direction jusqu’alors inconcevable de coopération avec les Démocrates suédois. En Allemagne, Le Parti libéral démocrate s’est tourné vers le civilisationisme. Merkel est toujours chancelière allemande, il n’empêche que certains membres de son gouvernement ont rejeté sa politique migratoire irresponsable. C’est particulièrement le cas du ministre de l’Intérieur et chef d’un parti allié, Horst Seehofer, qui a formulé une politique migratoire musclée et a même déclaré que l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne.

3) Soit ils font alliance avec d’autres partis. Au mois de juin en Italie, le Mouvement Cinq Étoiles, formation excentrique, anarchiste et plus ou moins de gauche a fait alliance avec la Ligue, mouvement civilisationiste, pour former un gouvernement. Pour éviter la progression des civilisationistes, certains partis de gauche comme les sociaux-démocrates suédois sont en train d’adopter en serrant les dents des mesures vaguement anti-immigration. Plus remarquable, au Danemark le parti social-démocrate a fait un bond dans cette direction quand sa dirigeante, Mette Frederiksen, a annoncé son objectif de limiter « le nombre d’étrangers non-occidentaux pouvant entrer au Danemark » par la création en dehors de l’Europe de centres d’accueil où les demandeurs séjourneraient pendant l’examen de leur demande d’asile. Ce qui est frappant, c’est que même accepté, le demandeur d’asile continuerait à séjourner en dehors de l’Europe aux frais du contribuable danois. Plus généralement, le philosophe politique de gauche Yascha Mounk soutient que « la tentative de transformer des pays aux identités ethniquement homogènes en nations véritablement multiethniques est, sur le plan historique, une expérience inédite. » Tout logiquement, il fait remarquer que ce phénomène « se heurte à de fortes résistances. »

À MESURE QU’ILS GAGNENT en soutien populaire et en pouvoir, les partis civilisationistes ouvrent les yeux des autres partis aux défis relatifs à l’immigration et à l’islam. Bénéficiaires au sein du monde des affaires de soutiens profitant d’une main-d’œuvre bon marché, les conservateurs ont eu tendance à éviter ces sujets. Promoteurs accoutumés de l’immigration, les partis de gauche sont aveugles face aux problèmes posés par l’islam. Une comparaison entre la Grande-Bretagne et la Suède, les deux pays européens les plus mous face à l’offensive culturelle et à la violence criminelle de migrants, montre très clairement le rôle des partis civilisationistes.

La Grande-Bretagne ne dispose pas d’un tel parti et ces questions ne sont pas traitées. À Rotherham et ailleurs, on a laissé des gangs de violeurs issus des communautés musulmanes britanniques opérer pendant des années voire des dizaines d’années, les 6P ayant préféré détourner le regard. En Suède par contre, les Démocrates suédois ont tellement changé la politique du pays que la gauche et la droite parlementaires ont formé une grande coalition pour les empêcher d’exercer une influence. Alors que cette manœuvre a fonctionné sur le court terme, c’est l’existence en soi des Démocrates suédois qui a conduit à des changements politiques, comme le fait de réduire l’accès au pays pour les migrants illégaux.

D’une façon similaire, les anciens satellites de l’Union soviétique sont en train de perturber les membres historiques de l’OTAN. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán se singularise à cet égard, avec son analyse approfondie des problèmes de l’Europe et son ambition de refaire une nouvelle Union européenne. L’Europe centrale en général et la Hongrie en particulier sont en train de gagner une influence sans précédent en raison de leur opposition à l’immigration et à l’islamisation.

J’espère avoir démontré ici deux points. D’une part, les partis civilisationistes sont des amateurs mal dégrossis et enclins à l’erreur mais ils ne sont pas dangereux. Leur accession au pouvoir ne ramènera pas l’Europe aux heures sombres des années 30. D’autre part, ils sont dans une ascension inexorable si bien que dans environ vingt ans, ils seront largement présents aux affaires et influenceront tant les conservateurs que la gauche. Le fait de rejeter, marginaliser, exclure et ignorer les partis civilisationistes dans l’espoir de les voir disparaître sera un échec. De telles démarches ne les arrêteront pas dans leur marche vers le pouvoir et auront l’effet contreproductif d’accroître leur populisme et leur radicalisme.

Les 6P devraient accepter les civilisationistes comme légitimes, travailler avec eux, les encourager à se débarrasser de leurs éléments extrémistes, les aider à gagner de l’expérience pratique et les guider pour les préparer à gouverner. Mais ce n’est pas une voie à sens unique car les élites ont aussi quelque chose à apprendre des civilisationistes qui possèdent, eux, une vision réaliste quant à la perpétuation des modes de vie traditionnels et au maintien de la civilisation occidentale.

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