Anotacions sobre el declivi de l’ordre moral catòlic i la implantació de l’islamisme a les societats obertes europees

El declivi del catolicisme com a ordre moral vertebrador de les societats europees occidentals és un fenomen en curs des de fa dècades, al qual la jearaquia catòlica no es capaç de donar resposta presonera del dogmatisme endògen que l’atenalla. Per la seva banda, la intel·lectualitat cristiana opta per l’acceptació -sortosament- de la laïcitat com a principi garant de la llibertat de creences i religions i per un diàleg interconfesional amb el judaisme i l’islam.

Els pensadors jueus són escèptics sobre els resultats d’aqueixa voluntat de diàleg, (com Shamuel Trigano), mentre que teòlegs catòlics, (com Hans Küng), són ingènuament optimistes. Del costat islàmic, no hi ha personalitats rellevants amb prou capacitat d’influència per encarar, efectivament, el repte de conviure en una societat multicultural (Tariq Ramadan ha demostrat ser un impostor).

Els corrents salfistes són minoritaris però determinants a l’hora de propugnar el separatisme islàmic al si de les societats d’acollida occidentals, rebutjant explícitament el caràcter obert que se’ls hi suposa, i de retruc atiant la islamofòbia de la qual se’n planyen. L’autoculpabilització post-colonial europea és a l’arrel del relativisme moral i la renúncia a la defensa de la universalitat dels valors occidentals que paralitza les elits lliurepensadores europees que s’inhibeixen davant la implantació de l’islamisme com a subsistema moral als “territoris perduts” de les repúbliques nostrades.

Per sota de les disquisicions intel·lectuals superestructurals creix la violència física i simbòlica antireligiosa, de diferent caire i intensitat, sovint amagada per l’univers mediàtic. L’article que ahir va publicar la periodista Maya Khadra a Le Figaro és una excepció al silenci generalitzat que encobreix aqueixa mena d’actes de violència de baixa intensitat. Tracta del fet esdevingut a la localitat occitana d’Albi fa una setmana, quan tres individus van penjar en diumenge les banderes dels tres estats magrebins al capdemunt d’una església catòlica: “Vers une banalisation des actes anti-chrétiens”:

L’église catholique Saint Jean-Baptiste, située dans le quartier de Rayssac à Albi, a été la cible dimanche 9 février d’un acte insensé, à la fois banal et hautement provocateur. Des drapeaux maghrébins ont brièvement été hissés sur le toit de l’église. Le tout a l’air d’une farce, au demeurant assez ridicule. Cependant, l’image retenue regorge de symboles contradictoires et dérangeants: dans l’esprit de ceux qui ont assisté à la scène, c’est comme si le Maghreb s’en prenait à une église… Par extension, ces jeunes ont en réalité singé l’affrontement entre le monde musulman et la France catholique.

En réalité, c’est une guerre de symboles impitoyable que subit la France, depuis maintenant de nombreuses années. Le tableau est surréaliste: le croissant islamique du drapeau algérien disputant la place à la croix dressée sur le toit d’une église s’ajoute à la liste déjà longue des actes anti-chrétiens dont le catholicisme français fait l’objet, attaqué à hue et à dia avec une agressivité souvent gratuite. En France, les chrétiens subissent une véritable «crise sacrificielle» au sens girardien du terme. Une foule violente, mue tantôt par un anticléricalisme d’un autre âge (comme ces individus cagoulés qui ont attaqué le 19 janvier un car de pèlerins à Caen) ou par un islamisme obscurantiste qui nourrit une aversion revancharde à l’encontre de la France, se jette sur le corps sacrificiel de la victime, du bouc émissaire qu’est la France catholique.

La violence, dans les actes et dans les symboles, est le moteur inlassable de ce phénomène civilisationnel alarmant. Il y a aussi, dans l’acte de hisser des emblèmes maghrébins sur le toit d’une église comme l’écho des persécutions de jadis, dans un passé révolutionnaire qui avait déjà en son temps déclaré la guerre aux symboles chrétiens en France. La violence anti-chrétienne en France court les pages des livres d’histoire et ses stigmates sont toujours visibles: statuaires dégradées pendant la révolution, églises transformées en casernes ou atelier de teinturerie – comme l’église paroissiale Saint-Landry bâtie au VIIIe siècle à Paris… La Tour Saint-Jacques, fière et silencieuse, est le dernier vestige qui témoigne encore du sort qui fut fait à l’église Saint-Jacques-la-Boucherie, démontée lors de la révolution pour le commerce de ses pierres. Un mimétisme s’installe irrévocablement entre cette violence ancienne et cette violence actuelle. En France, les chrétiens sont encore et toujours la première communauté religieuse visée par des attaques ou des profanations. En 2018, on recensait plus d’un millier d’actes anti-chrétiens – dix fois plus que d’actes anti-musulmans. Comme si cette violence était chevillée à l’histoire de la France. Et pour ne rien arranger à l’affaire, les chrétiens souffrent en outre de la lâcheté de certaines de nos élites qui ont choisi de les rayer de l’imaginaire collectif français.

Il est aujourd’hui aussi la cible parfaite d’un nouvel assaut identitaire, porté cette fois par certaines communautés islamistes. On oublie seulement que la violence unanime, celle du «tous contre un», mène chez Girard à l’auto-destruction des foules déchaînées et à l’érection du bouc-émissaire, de la victime, en symbole triomphant. Les actions anti-chrétiennes répétitives, comme l’image de ces drapeaux maghrébins sur le toit de l’église, couplées à un lynchage médiatique anti-catholique, mèneront à terme à une décrédibilisation totale des adversaires de la France historique et de ses racines chrétiennes. Le propre du bouc émissaire est d’avoir raison de ses pourfendeurs.

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