El coronavirus aguditza la crisi d’una Unió Europea desorientada

Josep-Lluís Carod-Rovira escrivia abans d’ahir a Nació digital: “L’Europa missing”, descrivint de manera erudita allò que alguns analistes i estudiosos de la política internacional exposen de fa temps. La Unió Europa actual, ni respon als principis democràtics fundacionals ni té cap estratègia de futur en cap dels àmbits fonamentals que marquen el ritme del món globalitzat.

Això s’esdevé precisament en el moment que Josep Borrell, el més notable dels espanyolistes nostrats, és l’Alt representant de la Unió Europea per a Afers exteriors i Política de Seguretat. Afrontar la crisi del coronavirus és una de les tasques que hauria d’assumir en raó del càrrec, de moment el que ha fet és lliurar a l’Iran una ajuda de vint milions d’euros en material sanitari desafiant les sancions dels EUA a aqueix règim genocida. Le Point titulava el cas així: “L’Europa au chevet de l’Iran, malgré les sanctions américaines”. El mateix Josep Borrell en persona va anar fa unes setmanes a Teheran per donar suport a la continuïtat del pacte de Viena sobre l’energia nuclear iraniana. Així ha aconseguit: ajudar una dictadura, enervar els EUA, i evidentment Israel, a canvi de cap contrapartida tangible per Europa.

Significativament, Israel (un dels estats que està responent millor al coronavirus emprant la tecnologia de seguretat a favor dels seus ciutadans amb tests i seguiments massius) és ignorat a l’hora de cercar ajuda. Josep Borrell no hi té precisament bona premsa ateses les reiterades crítiques a Israel, al pla de pau de Trump, que contrasten amb l’afavorimet acrític de l’ANP. Manfred Gerstenfeld va publicar un report punyent sobre la diplomàcia europea: “European Appasement Is Alive and Well“, als perspectives Papers, número 1.464, corresponent a l’1 de març d’enguany, editat pel BESA Center, il·lustrant-lo amb una fotografia de Josep Borrell.

Per acabar-ho d’embolicar, aqueix precursor de la desinfecció de masses (aplicada al catalans amb propòsits perversos), publica abans d’ahir un article al seu portal oficial de la UE que ha fet enfadar la Xina comunista: “La pandemia del coronavirus y el nuevo mundo que está creando“.

Quan la Unió Europa no s’ha refet encara del cop que ha suposat el Brexit, i essent incapaç de bastir una polítca comuna per fer front a la Covid-19, hom engega converses per incorporar dos estats balcànics més: Albània i macedònia del Nord. Potser existeixen arguments estratègics per fer-ho i evitar així la penetració de l’islamisme otomà, però la prioritat hauria de ser refer la solidaritat real en termes econòmics i socials entre el conjunt de les entitats estatsl i subestatals que l’integren. això critica Maxime Tandonnet ahir a Le Figaro: “Élargissement de l’Union européenne à l’heure du Coronavirus: une fuite en avant suicidaire dans le déni”.

Post Scriptum, 30 de març del 2020.

Avui, Freddy Eytan publica un breu però punyent apunt al seu bloc del The Times of Israel: “Terrorisme-antisémitisme-coronavirus: le réveil tardif de l’Europe”:

“Hier, dans le combat contre le terrorisme islamique, aujourd’hui, devant la pandémie du coronavirus, l’Europe se réveille toujours tardivement de sa torpeur.

Divisé, déchiré et incapable de s’unir et de prendre rapidement des décisions courageuses, le vieux continent perd à chaque fois la boussole. Devant la débandade et la panique, du sauve-qui-peut dramatique, chaque pays agit en ordre dispersé face à la progression de l’épidémie.

Hier, les Etats-Unis venaient à la rescousse pour éradiquer la barbarie nazie et ces jours-ci, 75 ans après, c’est bien la Chine et la Russie qui viennent en aide à l’Italie ou à l’Espagne et non leurs partenaires européens.

Dans le combat contre le terrorisme les gouvernements sont responsables pour avoir fait la sourde oreille en adoptant durant plusieurs années une politique libérale et insouciante aux menaces et aux avertissements, notamment ceux lancés par Israël. Comment ne pas constater au fil des ans l’excès de tolérance des autorités et aussi des médias européens vis à vis de la montée en puissance de l’islam radical ?

Hier, l’Europe n’était pas préparée à combattre la montée du nazisme et elle a perdu la guerre et son âme. Aujourd’hui, elle n’a pas les moyens médicaux et économiques pour éradiquer un seul virus.

Hier comme aujourd’hui, l’Europe se pose des questions philosophiques ou juridiques. Incapable de régler ses propres problèmes, mais toujours la première à donner des leçons de moral et intervenir dans des conflits étrangers.

Sa politique partiale à l’égard d’Israël, la déligitimation de l’Etat Juif, le boycottage, son obsession de vouloir servir d’intermédiaire pour régler le problème palestinien, n’ont jamais réussi sur le terrain. Au contraire, ils ont approfondi les divergences et aggravé la méfiance.

Le fléau de l’antisémitisme n’a pas disparu en Europe et il resurgit ces jours-ci pour tenir responsable les Juifs d’avoir répandu la nouvelle épidémie. Lors des crises financières et économiques mondiales, les antisémites se réveillent et relancent leur vague de haine. Toujours les mêmes accusations contre « ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent, les banques et les bourses ». Aujourd’hui encore, 75 ans après la Shoah, les Juifs sont toujours sur la sellette et les boucs émissaires.

Au moment où tous les Etats de la planète combattent contre le terrorisme islamique et contre la terreur d’un virus inconnu et invisible, il est temps que la politique européenne change de cap et s’attelle plutôt à la recherche scientifique et technologique en coordination étroite avec des savants et chercheurs israéliens.

Rappelons que les Juifs européens ont apporté à l’Humanité leur contribution lumineuse dans tous les domaines. Spinoza, Einstein, Kafka, Freud et tant d’autres, ont éclairé, chacun dans son domaine et son style, les énigmes de l’univers et les réalités de notre existence.

Pour assurer la sécurité et sauver des vies humaines il faudrait passer aux actes, mettre aux vestiaires tous les préjugés et toute politique prétentieuse et moraliste. Payer le prix fort, et agir avec courage, sagesse et intelligence.”

Post SCriptum, 1 d’abril del 2020.

Tsilla Herscho publica avui aqueix report als Perspectives Papers, número 1.515, del BESA Center: “The UE and the Coronavirus Pandemic“.

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