L’affaire Mila

Mila és una adolescent francesa estudiant d’institut que va tenir la pensada de piular a Instagram unes frases contra les religions, en especial contra l’islam, que han aixecat una onada d’indignació entre la comunitat musulmana que ha forçat la jove a abandonar el centre educatiu on estudiava i a cercar-ne un altre sota protecció policial. El més greu és la indiferència de la classe política i les elits mediàtiques, fins al punt que la mateixa ministra de Justícia ha declarat que les expressions de la jove eren una agressió a la llibertat religiosa i la fiscalia li ha obert una investigació per incitació a l’odi .

L’assagista Céline Pina surt en defensa de Mila publicant aqueix article el proppassat 24 al digital Causeur titulat, “Mila ou le retour du blasphème”:

“Parce qu’elle a affirmé crânement sur Instagram « je déteste la religion, le Coran est une religion de haine (…) votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir », une adolescente de Villefontaine (Isère) sort de son anonymat et se retrouve menacée. Au point d’être déscolarisée. Les laïques s’inquiètent et craignent que l’affaire puisse réellement mal tourner. Pas que pour elle.

Mila a 16 ans. Et sur les réseaux sociaux, l’ado provocante a simplement dit qu’elle détestait les religions, et plus particulièrement l’islam. Pour cela, elle est depuis harcelée et menacée de mort. Cela ne se passe pas au Pakistan, ni en Arabie saoudite, mais en France, aujourd’hui et maintenant. Et personne ne réagit. Ni la classe politique censée défendre un contrat social dont la liberté d’expression est une des bases, ni les groupes LGBT, pour qui manifestement la défense des homosexuels s’arrête aux portes du blasphème, ni les néo-féministes, qui préfèrent défendre le port du voile. Bref, aucun de ces professionnels de l’indignation n’a pris la défense de cette jeune fille alors que ce qui lui arrive est inacceptable.

Cette jeunesse qui affirme #jenesuispasmila

Qui sont ces personnes qui pensent faire la loi sur le sol de France et décider de qui a le droit de vivre ou non ? Qui sont ces milliers d’individus qui menacent et agressent ceux qui ne pensent pas comme eux ? Qui sont ces gens qui chassent en meute et attaquent en horde ? Plus précisément, quel est le profil de ceux qui ont diffusé son adresse et sont tellement virulents qu’elle a dû être déscolarisée parce qu’elle était en danger ? Nous le donnera-t-on, s’ils sont inquiétés ?

Il faut bien le dire : ceux qui ont réagi en arguant du blasphème de la jeune femme pour réclamer sa mise à mort sont des personnes se réclamant de l’islam, mais pas uniquement des islamistes patentés ou des militants liés aux frères musulmans ou aux salafistes, non. Comme si nous étions dans un mauvais rêve, c’est toute une jeunesse qui nous révèle tristement à quel point les représentations et la vision politique des extrémistes sont en train d’imprégner en profondeur une partie pas si minoritaire – il faut le craindre – de personnes d’origine arabo-musulmane. L’islamisme progresse : il devient dominant et prescripteur chez les musulmans. Puisqu’elle n’est pas combattue, son emprise ne peut qu’augmenter.

Les pouvoirs publics silencieux

La réaction des pouvoirs publics le prouve. Le silence n’est pas qu’un effet de la gêne ressentie face à de difficiles réalités devant lesquelles on serait désarmé. Non: c’est une façon de refuser d’agir face à l’effroi. Ce qui arrive à Mila contrarie non seulement les représentations de notre gouvernement, mais son idéologie et ses projets.

Ce silence fait penser à celui de l’affaire des viols collectifs de Telford ou de Rotherham. Dans ces affaires de pédophilie et de prostitution commises par des gangs pakistanais en Grande-Bretagne, dont les victimes étaient des filles blanches entre 12 et 15 ans, la dimension religieuse était très forte, les violeurs allant chercher leurs justifications dans le Coran et n’étant point avares de récitations de sourates quand ils violentaient les enfants. Longtemps, il y a eu un refus d’agir. Parce que la figure du pakistanais musulman était une figure de victime, la police et les services sociaux anglais ne faisaient rien. Les agresseurs n’avaient pas le bon profil, ils n’étaient pas des hommes blancs riches et puissants. Par crainte d’être accusé de racisme, des dizaines de très jeunes femmes ont été humiliées, droguées et abusées pendant des années. De telles révélations auraient fait les affaires de l’extrême-droite, pensait-on. Même après avoir été dévoilé, le scandale n’a que très peu été relayé dans la presse.

Ne pas céder à la panique ou occulter un réel trop difficile?

Derrière le silence, il y a cette volonté d’occulter le réel. On essaie de temporiser. On ne veut pas reconnaître qu’en France, aujourd’hui, user de la liberté d’expression est devenu impossible si cela concerne l’islam. Cela vous met tout simplement en danger. La censure n’est plus étatique, comme elle le fut naguère. Ce pouvoir de faire taire est aujourd’hui terroriste et communautariste. Il prospère sur l’abandon. Non seulement le gouvernement baisse les yeux devant ces menaces, mais il renonce aussi à défendre des citoyens intégrés, pour protéger les fous furieux qui utilisent la foi pour attaquer et détruire notre société.

Et il y a même pire. Les frères musulmans, mouvement islamiste fascisant et violent, naguère proche des nazis, est sur le point de devenir le représentant des musulmans de France par le truchement de l’Association musulmane pour un islam de France (AMIF). L’AMIF, qui doit faire émerger pour Emmanuel Macron un islam de France, est déjà largement entre les mains de la confrérie. L’idée d’islam de France vient d’eux. Ils n’ont jamais caché leurs intentions, pour qui prend la peine de se renseigner. En proposant de financer l’islam par une taxe sur le hallal, le président de la République instaurerait ce qu’il dit vouloir combattre : le communautarisme et le séparatisme. En effet, le hallal permet d’éviter de partager un repas, de faire table commune. Il empêche la première des socialisations, le premier lien, l’échange de nourriture. Alors, on ne partage plus ni la table ni le lit, parce que les purs ne se mélangent pas aux impurs.

Pas d’amalgame?

Éviter la stigmatisation des musulmans est l’excuse traditionnelle invoquée pour justifier l’abandon des victimes de cette violence, qui définit de plus en plus l’expression de l’islam chez nous. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on laisse des personnes menacer et harceler par milliers des gens qui ne font qu’user de leur liberté d’expression, et que l’on refuse de traiter l’islam comme la France traita naguère l’Église : par un acte de souveraineté en imposant la loi devant la foi.

En refusant de regarder en face un phénomène ou une idéologie incompatible avec nos modes de vie, nos mœurs, notre culture et nos lois, la peur règne et la censure gagne l’espace public. Le rejet ne pourra que grandir et finira par toucher aussi les personnes arabo-musulmanes qui se battent pour la démocratie, la laïcité, l’égalité, la liberté et qui sont en train de perdre la bataille en Europe, parce que les islamistes trouvent des alliés au plus haut niveau.

Le « pas d’amalgame » est une escroquerie qui sacrifie les musulmans aux islamistes, en prétendant faire l’inverse. On a le sentiment que le « pas d’amalgame » a moins pour effet de protéger les personnes d’origine arabo-musulmane, qu’il ne permet de rendre intouchable les islamistes. Si le nécessaire n’est pas fait par les pouvoirs publics pour faire taire ceux qui menacent Mila sur internet, si des mesures fortes ne sont pas prises contre les islamistes qui rêvent de s’en prendre à elle dans le monde réel, son histoire montrera que l’ordre ne règne plus en France. Si aujourd’hui la jeune adolescente essuie une telle violence, ce n’est pas par hasard : les islamistes sont puissants et prescripteurs. Le blasphème serait-il donc officieusement de retour en France ?”

Avui mateix, Benjamin Sire, directiu del Printemps Republicain, publica un article a Le Figaro que atesa la volada que ha agafat aqueix cas titula, “De l’affaire Mila à l’affaire d’État”.

Post Scriptum, 4 de febrer del 2020.

Yves Mamou publica avui a Causeur aqueix punyent article: “Mila n’est pas la première victime du djihad escolaire”:

Lundi 3 février, sur le plateau de « Quotidien » (TMC), Mila, cette lumineuse lycéenne n’a pas reculé d’un pouce. « Je ne regrette absolument pas mes propos, c’était vraiment ma pensée, mais je m’excuse, un petit peu, pour les personnes que j’ai pu blesser ». Notre nouvelle Jeanne d’Arc a rappelé que c’était elle la victime – « J’aurais pu être brûlée à l’acide, enterrée vivante » -, et que c’était elle qui était chassée de son établissement scolaire par des élèves musulmans de ce même établissement.

Mila n’a commis aucun délit

Mila a aussi rappelé qu’elle avait le droit au blasphème, qu’elle n’avait commis aucun délit et qu’elle avait seulement fait usage du droit inaliénable – qu’elle croyait être le sien en démocratie – de choquer qui bon lui semblait. Depuis le 18 janvier, Mila vit sous protection policière alors que ses persécuteurs se pavanent librement.

En France, en 2020, une élève est en danger dans les écoles de la République en raison de la présence massive d’élèves musulmans fanatisés. Le silence gêné des pouvoirs publics face à des petites frappes qui lynchent une jeune fille et la liberté d’expression en même temps, n’est pas recevable. Il n’est pas admissible que la République fasse de la déscolarisation de Mila un problème individuel.

Il n’est pas supportable que le ministre de l’éducation « cherche des solutions » au lieu de mobiliser la police et la gendarmerie pour que Mila réintègre son lycée ; il n’est pas acceptable que le djihad d’élèves fanatisés ne soit pas sanctionné. Quand des islamistes fanatisés menacent la vie d’une « kouffar » ; quand des hommes musulmans s’en prennent à liberté de parole d’une femme – et d’une non musulmane en particulier – ; quand des fanatiques font la loi sur le territoire scolaire alors, c’est bel et bien de djihad dont il est question.

Un jalon dans le démantèlement de notre école républicaine

Le manque de discernement du pouvoir politique est ici gravement engagé. Un président qui clame urbi et orbi que la France est éternelle débitrice d’un crime colonial généralisé et qu’un crime contre l’humanité a été commis en Algérie ; une ministre de la justice, qui affirme sur Europe 1 que la liberté de conscience (des djihadistes ?) a été menacée par la liberté d’expression de Mila… Ces représentants du pouvoir encouragent ces jeunes à intimider autrui, à exclure de l’école qui ne leur revient pas ou à réitérer les demandes d’épuration des programmes d’enseignement pour supprimer les faits historiques qui les dérangent.

L’affaire Mila est un épisode clé du démantèlement – qui a commencé par les juifs -, du seul vivre ensemble qui compte, le vivre-ensemble-républicain.

Rappelons-nous : Bernard Ravet, ce proviseur d’un lycée de Marseille avait raconté en 2017 qu’il avait dû refuser l’inscription d’un élève juif parce qu’il était incapable d’assurer sa sécurité(1). Les mêmes racailles antisémites qui ont chassé les élèves juifs des écoles publiques dans de nombreux départements, chassent maintenant les non juifs qui ne respectent pas le Coran.

De jeunes Français arabes musulmans jouent aux ségrégationnistes blancs

L’épuration ethnique menée contre les élèves juifs évolue en épuration politico-religieuse. Seuls les dhimmis qui baissent les yeux devant le Coran seront-ils admis dans certains lycées publics ?

Qu’aurait-on dit en Europe si le gouvernement fédéral américain, à la fin des années 1950, n’avait pas mobilisé le FBI, la Garde nationale et l’armée pour imposer la fin de la ségrégation dans les établissements scolaires des États du Sud ? Des policiers blancs armés ont imposé la scolarisation de fillettes noires à des établissements hostiles à leur présence. L’apartheid scolaire américain a fini par céder.

En 2020, en France, de jeunes Français arabes musulmans jouent les ségrégationnistes blancs. Et – avec les complicités évoquées plus haut -, ces djihadistes excluent de l’école les juifs et les libres penseurs. Jamais l’État n’aura été si défaillant, ni si sorti de ses gonds, ni si cruellement en panne de compréhension de la situation. Si le pouvoir politique ne se ressaisit pas, qui peut prédire les formes à venir de ce djihad scolaire ?

Post Scriptum, 6 de febrer del 2020.

L’affaire Mila ha posat sobre la taula una qüestió punyent: hom pot parlar serenament de l’islam a França (i a Catalunya ?), tal com reflecteix aqueix reportatge d’ahir a Le >Point.

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