L’apol·logia del chavisme, la banalització del nazisme i el republicanisme absent

El gran tractament mediàtic donat a Catalunya al traspàs d’Hugo Chavez és proporcional a a l’acollida que tenen entre nosaltres el populisme i el cabdillisme que ha caracteritzat el seu règim. Des de Teresa Forcades a David Fernández, passant per Joan Carretero, el chavisme autòcton -de paraula o obra- exhibeix múscul a falta d’idees aptes per fer viable i creïble la independència catalana.

El progressisme nostrat té unes arrels totalitàries que l’incapaciten per bastir un projecte nacionalment autocentrat orientat a la llibertat i la prosperitat del nostre poble i el fan admirar tota mena de cabòries contraposades a la democràcia europea a la qual tan va contribuir el nostre sistema parlamentari anterior a 1714. La Venezuela de Chavez no és model de res exitós, però serveix de referent als qui volen pel nostre país un règim basat en l’antiamericanisme, l’antisionisme i l’aliança amb les teocràcies islàmiques com Iran. Canadà, Nova Zelanda, Corea del Sud o Israel, països avançats en democràcia i benestar, no entren els plans de futur dels que volen una Catalunya pionera en la destrucció del capitalisme (Arcadi Oliveras dixit).

Resulta grotesc que hom s’escandalitzi per les amalgames reiterades entre independentisme i nazisme fetes per polítics espanyols com Iglesias, Bono o Ibarra quan és habitual que des del progressisme autòcton es qualifiqui de nazi a l’Estat d’Israel i es tingui per referent moral a un impostor com Stephane Hessel que va relativitzar l’ocupació nazi de Franca  en comparació a la que mena l’estat jueu en territoris palestins. La banalització del nazisme és una pràctica pròpia dels qui tenen propòsits genocides contra el poble jueu i el poble català.

L’absència del republicanisme com a sistema valors i argumentari polític operatiu basat en la llibertat de les persones i els pobles  és un símptoma de la precarietat de l’independentisme català a l’hora present, quan cal fer front a les impostures i els sectarismes dogmàtics que campen impunement en la vida cultural i l’espai comunicacional nostrat. Esquerra que hauria d’assumir aqueixa responsabilitat ha menyspreat la ideologia  que dóna nom al partit en favor d’una identificació socialdemòcrata que aparenta ser més d’esquerres.

Post Scriptum, 7 d’abril del 2013.

Compateixo  totalment el contingut d’aqueix article, “Huguismo“, escrit per Eneko Urliaga i publicat al diari Notícias de Gipuzkoa el proppassat 20 de març enguany criticant la subordinació del patriotisme a l’anticapitalisme. Per contra, trobo una banalitat pròpia d’un tardocomunista  l’apunt de Joan Tardà (ERC) al seu bloc titulat: “Reclamem solidaritat bolivariana envers el Dret a Decidir dels catalans”, publicat avui al seu bloc.

Post Scriptum, 11 d’abril del 2016.

Repesco unes declaracions de Joan Tardà de fa un mes (El País del 19 de març) on nega l’existència de presos polítics a Venezuela, lloa el règim de Maduro, (un dels més corruptes del món amb Corea del Nord) i una ruïna econòmica sense pal·liatius que fa preveure un final del chavisme calamitós. La impunitat amb la que s’expressa Joan Tardà sobre quins són els seus referents polítics (Palestina, Cuba, Venezuela…), tots ells a les antípodes dels valors republicans que se li suposen, fa evident la desorientació ideològica -i de retruc, estratègica- d’ERC.

Post Scriptum, 8 de gener del 2017.

En el seu declivi el règim chavista es lliure plenament a l’Iran nomenant vice-president executiu a un agent d’Hizbul·là Tareck El Assaimi, el retrat del qual publicà abans d’ahir Enlace Judío de México.

Post Scriptum, 1 d’agost del 2017.

L’obcecada complicitat amb el règim de Maduro per part de la majoria de l’esquerra (CUP, ERC, Podemos, Comuns) és una barreja d’ignorància de la realitat i dogmatisme estèril que només beneficia a l’espanyolisme que cerca equiparar la causa catalana amb el chavisme. Els digitals autòctons també s’abstenen de críticar el cop d’estat de l’assemblea constituent veneçolana ignorant les similituds amb els propòsits de Rajoy contra Catalunya i contrasten amb el tractament acurat de la premsa francesa com és el cas de Le Figaro que avui publica aqueixa entrevista a l’historiador del comunisme Pierre Rigoulot analitzant la peculiar naturalesa del chavisme:

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a organisé l’élection d’une «Assemblée constituante». Mais elle s’est déroulée ce weekend dans le sang, puisque plusieurs morts violentes sont à déplorer parmi ceux qui s’y opposaient. Par ailleurs, selon les statistiques gouvernementales elles-mêmes, 41% seulement des citoyens y ont participé – un chiffre de plus sévèrement critiqué et revu à la baisse par l’opposition. Pourquoi alors, Maduro a-t-il convoqué cette élection?

Pierre RIGOULOT.- Maduro cherche désespérément une légitimité qui ait une allure démocratique, issue d’élections et respectant des formes institutionnelles: une assemblée, une présidence et une vice-présidence, une cour constitutionnelle suprême, etc. Cela peut paraître bizarre pour le dictateur qu’il est, de fait, depuis quelques mois. Mais c’est une des caractéristiques les plus intéressantes du pouvoir vénézuélien actuel que cet habillage démocratique d’une dictature violente, corrompue et incompétente au point de ne pas pouvoir assurer un minimum de bien-être à sa population.

Les conseillers de Chavez, des gens liés au mouvement espagnol Podemos, n’étaient politiquement «neufs» qu’en apparence. Ils étaient en fait des admirateurs éperdus du léninisme, c’est à dire d’un système de parti unique et d’une idéologie unique et obligatoire avec un leader au sommet qui incarne la volonté populaire . Ils ont laissé leur marque sur le chavisme et le post-chavisme actuel. Mais il leur semblait aussi qu’il ne fallait pas rejeter les formes institutionnelles qui avait accompagné le régime précédent (c’est à dire, selon moi, la démocratie, ni plus ni moins). L’élite les avaient peut-être trahies, ou détournées, ces institutions. Mais elles avaient leur valeur.

Le système communiste traditionnel, avec ses nouvelles institutions, ses nouveaux corps constitués – secrétariat général, bureau politique, comité central – ne rencontrait pas le même degré d’attachement auprès de la population. C’est là, la matrice politique du chavisme, dont Maduro découle: le fond est communiste, mais la forme est plus respectueuse du passé que ne l’était le cadre institutionnel bolchevique et ce n’est pas pour rien qu’on parle dans le Venezuela «bolivarien» de «peuple» (contre l’élite) et d’ «Assemblée constituante», qui sont autant de références à notre révolution française.

Le Venezuela se trouve aujourd’hui à la fin d’un processus qui a tenté de redonner ses lettres de noblesse au «socialisme» révolutionnaire en tentant d’y introduire une ferveur qui avait assez vite quitté les révolutions communistes. On a donc emprunté au régime précédent le multipartisme et un minimum de place (je n’ai pas dit de légitimité) à l’opposition. Et quand on veut briser cette dernière parce qu’elle risque de l’emporter, on le fait en transformant la Cour constitutionnelle suprême en instance législative. C’était le 30 mars dernier et seule l’énorme vague d’indignation nationale et internationale a pu faire reculer le pouvoir. On peut aussi remplacer l’Assemblée nationale élue par une Assemblée législative constituante. C’est le sens du vote qu’a souhaité organiser Nicolas Maduro ce dimanche 28 juillet.

Pourquoi ces violences? Quel va être le rôle de cette Constituante?

Ce rôle me semble-t-il va être l’inverse de celui de l’Assemblée nationale élue qui voulait redistribuer les cartes politiques, sociales, économiques, vider les prisons, faire peu à peu redémarrer le système de distribution des marchandises, lutter contre la corruption et les trafics, rassurer les marchés et obtenir des prêts – bref, éliminer de la direction du pays un certain nombre de gens qui ont besoin d’un système opaque et impossible à mettre vraiment en cause.

Maduro lui, joue son maintien à la tête du pays: il ne veut pas quitter le pouvoir et, comme la situation est intenable, il affirme qu’il va changer la nature du pouvoir. – qui sera en fait celui qu’il aura décidé, les membres de la Constituante étant promus par une «commission» aux ordres de l’actuel dirigeant du pays. On peut imaginer des effets d’annonce de la part du gouvernement, des têtes nouvelles, voire une amnistie pour un certain nombre de gens.

Bref, Maduro peut tenter, si ses adversaires ne le renversent pas avant, de suivre le fameux programme qui consiste à tout changer pour que rien ne change. Mais je ne crois pas que cela marchera. Maduro n’a plus beaucoup d’appuis. L’armée a fait jusqu’ici son travail, mais bien malin qui sait ce que ses dirigeants souhaitent au fond. Et surtout, il a perdu la confiance d’une trop grande partie de la population. Celle-ci ne sera pas dupe. C’est, au-delà même des irrégularités et des bourrages d’urnes constatés, le recours même aux manœuvres institutionnelles que je viens de décrire qui, me semble-t-il, n’est plus possible. Je me trompe peut-être mais je crains vraiment qu’on s’achemine donc vers des affrontements violents car il n’y a plus d’autres solutions.

La Constitution de 1999, à l’initiative de Chavez, n’est-elle pas suffisante? Les situations de 2017 et 1999 sont-elles comparables?

Non, celle de 1999 n’est pas suffisante pour mener l’opération de la dernière chance que tente Maduro (avant les chars dans les rues de Caracas). Il tente le tout pour le tout. Une nouvelle légitimité pour un pouvoir nouveau et donc un nouveau Maduro! Cela ne contredit pas la recherche d’une légitimité plus attrayante, plus évocatrice de liberté. Mais il s’agit d’adapter le droit, ici le droit constitutionnel, à la volonté politique du dirigeant révolutionnaire. Et cela, ce n’est ni neuf, ni attrayant. Lénine et Castro ont déjà fait cela – sur une autre musique, c’est tout.

Certains opposants à Maduro estiment pour leur part que la participation n’a pas dépassé 12%. Pourquoi les opposants ont-ils boycotté le vote?

Justement parce qu’ils ont compris, contrairement à Manuel Valls, que Maduro ne cherche pas à mettre en place une dictature, qu’elle est déjà là: le retrait des ses pouvoirs à l’Assemblée nationale, mal élue puisque majoritairement d’opposition, et la substitution de la Cour constitutionnelle suprême au corps législatif était déjà un coup d’Etat. La mise sur pied, avec le vote pourtant minoritaire d’une Constituante ne signifie rien d’autre qu’un nouvel habillage de la dictature .

Manuel Valls a appelé la communauté internationale à réagir. Qui voyez-vous intervenir? Maduro se pliera-t-il à une intervention extérieure?

Il faut lui reconnaître cela de bien: il en a parlé alors que tant d’autres se taisent ou trouvent des excuses à Maduro. Mais lancé comme cela, son appel ne mange pas de pain! La dictature, d’abord, on y est déjà. Et en appeler à la communauté internationale, je trouve cela facile et discutable. Facile parce qu’on aimerait savoir de qui et de quoi il s’agit: faut-il envisager une intervention militaire extérieure? Il ne faut pas être plus trumpiste que Trump! Une condamnation solennelle à l’ONU? Mais Maduro est soutenu par la Russie et par la Chine. Voilà qui fera du monde déjà à l’Assemblée générale! Manuel Valls sait tout cela. Il peut souhaiter en revanche des choses plus précises ; du gouvernement français, par exemple, une condamnation de Maduro pour la violence de sa répression mais aussi pour sa responsabilité directe dans la misère où est tombée la population vénézuelienne. Pourquoi ne le fait-il pas? Valls pourrait mettre en cause lui-même le projet du «socialisme du XXIe siècle» de Hugo Chavez, son clientélisme, son appui sur la seule rente pétrolière, sa collectivisation rampante.

Il pourrait aussi dénoncer «la France insoumise» de Mélenchon et le Parti communiste pour leur soutien à Maduro et se demander enfin si l ‘Union européenne ou des ONG connues ne pourraient pas tenter de venir en aide à la population vénézuélienne malgré l’opposition prévisible du gouvernement «bolivarien», etc. Ce serait plus utile que son appel convenu à la «communauté internationale».

Post Scriptum, 20 de maig del 2018.

Avui, Nicolás Maduro guanyarà les eleccions presidencials de Veneçuela fetes a la seva mida amb els opositors a la presó i a l’exili i amb l’aplaudiment de Comuns, CUP i ERC que denuncien l’aplicació d’aqueixos mètodes repressius contra Catalunya per part del govern espanyol. Una contradicció que demostra un dogmatisme aberrant i una manca total de solidaritat amb el poble de Veneçuela que lluita per la seva llibertat.

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