CAPE: “L’onada d’immigració cap a Europa: un dilema existencial”

A Catalunya hom ignora deliberadament tot allò provinent d’Israel (fins i tot el Govern de la Generalitat s’estima més obrir una delegació al Líban, hores d’ara un protectorat iranià, que no pas a Jerusalem) desaprofitant l’ocasió d’aprendre alguna cosa d’un poble que ha reeixit contra totes les adversitats a bastir el seu estat a la seva terra ancestral.

Israel és una terra d’acollida d’immigrants (jueus i no jueus), amb problemes de racisme al si de la mateixa comunitat hebrea (com és el cas actual dels procedents d’Etiòpia), però dedica atenció i cura a analitzar totes les dimensions del fenomen de la immigració massiva cap a Europa que s’ha donat als darrers anys a conseqüència de les guerres al món islàmic, fonamentalment. Amb aqueixa finalitat el Centre des Affaires Publiques et de l’État (CAPE) de Jerusalem va organitzar fa deu dies un encontre amb els ambaixadors europeus per exposar-los-hi el contingut d’un report elaborat a l’efecte que reprodueixo resumidament en versió francesa (accessible també íntegrament en llengua anglesa):

Le 1er juillet 2019, le JCPA-CAPE de Jérusalem a tenu dans les salons de l’hôtel Carlton à Tel-Aviv un débat sur les différents problèmes que cause le fléau de l’immigration pour les pays européens. Le JCPA-CAPE de Jérusalem a présenté aux ambassadeurs de l’Union européenne une étude approfondie sur le sujet.

Cette étude dirigée par Fiamma Nirenstein, ancienne députée au Parlement italien, traite de dilemmes sans précédent auxquels sont confrontés les pays européens devant les migrations massives en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient. Désormais, elles constituent l’un des défis les plus complexes dans les affaires internationales. Cette étude analyse tous les aspects du fléau et tente d’apporter des réponses aux problèmes sécuritaires, diplomatiques, démographiques, juridiques et économiques.

L’ambassadeur Dore Gold, président du JCPA-CAPE de Jérusalem, a souligné que les dernières années avaient été marquées par un changement radical dans le règlement des conflits internationaux. Pendant la Guerre froide, la ligne de front de l’Europe était la frontière inter-allemande, où des divisions blindées soviétiques étaient installées en Allemagne de l’Est et en République tchèque, mettant l’accent sur l’Europe centrale. Aujourd’hui, alors que le flanc sud de l’OTAN est au cœur des débats, il n’est pas question de divisions blindées menaçant de diviser l’Europe en deux. Il s’agit bien d’une migration humaine importante débutant dans le sud de l’Europe en se dirigeant vers le nord. L’immense afflux de migrants entrant en Europe fait suite aux conflits en Syrie et en Irak et, dans une certaine mesure, de l’Afghanistan. De nouvelles vagues se préparent. En Syrie, l’Iran cherche à expulser les Arabes sunnites et à faire venir des chiites d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan, modifiant ainsi la composition démographique du pays.

Israël peut jouer un rôle dans le traitement des problèmes découlant de ce problème. Lors d’une visite officielle à Rome, il y déjà quelques années, l’un des sujets de discussion était l’intérêt porté aux capacités navales israéliennes et la collaboration avec l’Italie afin de déterminer si nos systèmes de détection pourraient être utiles, à l’époque, avec des personnes tentant de traverser la frontière italienne par les Balkans, plutôt que d’Afrique ou d’Afrique du Nord.

Depuis lors, la menace de migration, non seulement du Moyen-Orient, mais aussi de l’Afrique subsaharienne, est à l’ordre du jour. Lors de nos entretiens avec nos homologues britanniques au sujet de la planification des politiques, le Nigéria, qui, d’ici le milieu du siècle, aura une population plus nombreuse que l’ensemble de l’Union européenne, a suscité de vives inquiétudes.

Le 6 janvier 2019, le président égyptien Abdel Fatah el-Sissi, a reconnu dans une interview à la chaîne américaine CBS que la coopération militaire entre l’Egypte et Israël dans le combat contre l’Etat islamique dans le nord du Sinaï était sans précédent. Imaginons si Israël était indifférent et que l’Etat islamique avait réussi à s’emparer du Sinaï ou du nord de la péninsule. Leur prochaine étape serait une tentative d’étendre leur pouvoir vers la vallée du Nil et de prendre le contrôle de l’Egypte.

Les millions de chrétiens coptes vivant en Égypte seraient persécutés et fuiraient probablement vers l’Europe.

Les Grecs fermeraient leurs portes et ainsi la vague d’immigration des coptes envahirait l’Italie, l’Espagne et dans d’autres pays.

En d’autres termes, l’assistance d’Israël à l’Egypte n’est pas seulement pour son propre intérêt. En aidant l’Egypte à lutter contre l’Etat islamique, il est clair qu’Israël est utile à toute l’Europe, dans la mesure où Israël peut prévenir ce genre de nouveau déplacement démographique. Israël aide les États subsahariens dans les domaines de la gestion de l’eau, de l’agriculture et de la sécurité de manière à leur donner une base économique plus solide et, ainsi réduire les migrations massives.

L’Egypte n’est pas le seul exemple. La Libye est devenue un terrain fertile pour l’Etat islamique depuis ses échecs en Syrie et en Irak. En outre, des milliers d’Africains en provenance d’Afrique centrale passent par le Tchad et d’autres pays utilisant la Libye comme point de départ pour se rendre en Europe.

À cela s’ajoutent des pays hostiles qui exploitent ce mouvement de population à leur avantage. La Turquie maintient son influence sur l’Europe en contrôlant le flux qui traverse son pays. Au cours de l’année écoulée, des diplomates marocains ont souligné que l’Iran avait utilisé son ambassade à Alger pour servir d’assistance au Polisario. Sur la base de cette activité iranienne et de l’ampleur de sa gravité, le ministre des Affaires étrangères du Maroc a informé que le Maroc rompait ses relations diplomatiques avec l’Iran. Il est clair que si le Maghreb est déstabilisé, cela exercerait une pression sur l’Espagne et sur toute la péninsule ibérique. Que ce soit par voie maritime ou terrestre, plusieurs circuits de déplacement des populations vers l’Europe n’ont pas été pleinement exploités par des acteurs hostiles du Moyen-Orient.

Dans la mesure où Israël peut communiquer avec les pays du Maghreb, il peut expliquer sa position très ferme contre l’ingérence iranienne. Aujourd’hui, la diplomatie consiste à exprimer sa position devant le tribunal de l’opinion publique. C’est là que les groupes de réflexion peuvent entrer et que le JCPA-CAPE de Jérusalem peut jouer un rôle dans le traitement de cette question, en exploitant son potentiel pour sensibiliser le grand public aux défis auxquels l’Europe et Israël sont confrontés. Une fois que nos intérêts communs seront identifiés, nous devrons être du même côté et travailler avec acharnement pour protéger nos intérêts. Aujourd’hui, lorsque l’expression « nos intérêts communs » est utilisée, cela inclut nos amis arabes, qu’ils soient dans la péninsule arabique ou en Égypte.

Les migrations sont devenues le principal problème avec lequel Israël et ses voisins se débattent. Outre les menaces pouvant découler de ces nouveaux flux de population, il existe également de nouvelles possibilités de coopération régionale dans lesquelles Israël doit s’impliquer pleinement.

Le professeur Asa Kasher, auteur du Code de déontologie sur la conduite de Tsahal, a évoqué les aspects moraux et éthiques. Selon lui, l’immigration de masse est la question morale la plus complexe qui se pose aujourd’hui dans les relations internationales.

Les questions de « guerre juste » et de « combat juste » pendant les guerres sont d’une grande importance, mais les questions d’immigration sont beaucoup plus compliquées.

Lorsque l’on discute de l’immigration, tout d’abord, il convient de préciser les hypothèses morales qui la sous-tendent.

Le concept moral le plus important relatif à l’immigration est la responsabilité des gouvernements. S’il est clair que les organisations non gouvernementales (ONG), les citoyens, les organismes de bienfaisance et autres organismes similaires, voire même certaines personnes, assument également certaines responsabilités, la responsabilité la plus importante incombe aux gouvernements. Chaque pays porte ses propres responsabilités :

La première responsabilité vis-à-vis de ses propres citoyens, bien sûr, consiste à leur fournir sécurité, santé, éducation, transport et emploi.

La responsabilité des personnes qui ne sont pas des citoyens, ne votent pas, mais vivent à l’intérieur des frontières du pays. Tandis que ces résidents mènent toute leur vie dans ce pays, le gouvernement a, à leur égard une lourde responsabilité qui s’apparente à celle des citoyens ordinaires. En effet, la présence de ces non-citoyens affecte le mode de vie du pays.

La responsabilité de toute action affecte au-delà de ses frontières: par exemple, si Israël agit dans le respect de la vie en Jordanie, il sera en partie responsable de ce qui se passe en Jordanie du fait de ces activités.
Les responsabilités créées par les générations précédentes qui affectent toujours la situation actuelle, telle que la question coloniale.

Les responsabilités qui découlent d’un État-nation. Au-delà d’être un État indépendant, il a une histoire, qui incarne une identité, laquelle forme une nation. En Israël, nous sommes l’État-nation du peuple juif. Dans d’autres exemples, la Pologne appartient au peuple polonais, la Hongrie aux Hongrois, la Finlande aux Finlandais, etc. Pour de nombreux pays, leur existence est fondée sur leurs relations avec une nation qui existe même sans État. Alors qu’aux États-Unis, vous devez d’abord obtenir un passeport avant de pouvoir devenir membre de la nation civile. Fondamentalement, nous sommes responsables de tous ceux qui souffrent, dans la mesure où nous sommes en mesure d’assumer cette responsabilité. Quand et où que ce soit, si des gens souffrent, personne ne peut se permettre de fermer les yeux.

La question qui se pose est la suivante : « Que puis-je, que peut-on faire, dans le cadre de nos capacités et de nos activités?». La réponse à cette question doit être sincère et responsable.

Bien qu’il ne faille jamais ignorer la souffrance humaine, peu importe la situation, il reste nécessaire de mesurer les possibilités d’offrir de l’aide. Parfois, la réponse peut être: « Désolé, je ne peux rien faire qui soit vraiment important pour le moment. » Puis-je résoudre les problèmes de l’Inde ? En général, je ne pense pas pouvoir le faire.

Cependant, s’il y a une catastrophe et que je peux aider, je dois le faire parce que la souffrance humaine doit être pertinente et que la réponse doit faire partie de mon cadre d’activités. Israël a montré une excellente aptitude à cela, en fournissant une assistance humanitaire dans de nombreuses situations de catastrophes naturelles, où les opérations de sauvetage sont cruciales. Il est nécessaire de faire de son mieux face à la souffrance humaine.

En matière d’immigration, l’attitude doit être la même. Les questions et les réponses doivent être honnêtes et directes.

Le général de réserve, Yossi Kuperwasser, a insisté sur les problèmes sécuritaires. Selon lui, la grande vague d’immigrants et de demandeurs d’asile musulmans trouvant refuge en Europe ces dernières années, et notamment après la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015, a exacerbé la menace de l’islam radical pour diverses raisons. Premièrement, il a fourni aux islamistes radicaux l’opportunité d’envoyer des agents en Europe et de permettre le retour en Europe de certains des volontaires venus d’Europe pour aider Daesh.

Ce processus presque inévitable conduit plus de musulmans d’Europe vers l’islam radical, beaucoup adoptant l’attitude réaliste et quelques-uns passant par le processus de radicalisation et par la volonté de commettre des attaques terroristes sur le sol européen. Bien que les Frères musulmans projettent une image apparemment pacifique, des indices de violences font souvent surface.

C’est un problème pour l’Europe. L’afflux de millions de réfugiés et de demandeurs d’asile en Europe ces dernières années a modifié la composition démographique du continent et, comme la plupart des musulmans, y compris les nouveaux immigrants, vivent dans et autour des grandes villes, leur présence est un problème notable. La prédominance d’un radicalisme réaliste dans les groupes européens affiliés aux Frères Musulmans signifie que des millions de migrants musulmans sont maintenant exposés à des radicaux. Les migrants ne remarquent peut-être pas l’extrémisme de radicaux car ils ne prêchent pas de manière violente mais, tôt ou tard leur idéologie servira de tremplin pour amener certains des migrants vers des groupes extrémistes.

La Fédération des organisations islamiques en Europe (FIOE) est un groupe de coordination composé d’organisations membres de 28 pays européens. FIOE entretient des liens étroits avec les principales organisations européennes affiliées à la Fraternité, ainsi qu’avec le Hamas. L’un des objectifs déclarés de la FIOE est la nomination de musulmans à des postes d’influence en Europe. Cela témoigne de leur aspiration à devenir des acteurs puissants sur le continent et de la mesure dans laquelle ils comptent étendre leur influence. En outre, selon le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, il existe plus de 500 organisations affiliées aux Frères musulmans en Europe.

La France a également été un pays clé pour les activités affiliées aux Frères musulmans. Les Musulmans de France (MF), anciennement l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), étaient liés au CBSP (Comité palestinien pour la charité et le secours), une organisation caritative désignée en 2003 par le Trésor américain pour financer le Hamas. Des messages antisémites ont été trouvés sur le site Web de l’UOIF, ainsi que des messages prônant le terrorisme et appelant au Jihad. L’éducation que reçoivent les enfants musulmans en France peut être comparée à celle d’enfants palestiniens dans la bande de Gaza.

La France a été la cible de nombreuses attaques meurtrières ces dernières années, telles que l’attaque de mars 2018 à Carcassonne, l’attaque du 14 juillet 2016 à Nice, les attaques de l’Etat islamique à Paris en novembre 2015 et les attaques de janvier 2004 de Charlie Hebdo et de l’hyper-casher. Depuis 2015, plus de 240 personnes ont été assassinées par des terroristes liés à l’Etat islamique. Cela a conduit le président Emmanuel Macron à déclarer que la lutte antiterroriste était son objectif le plus important en matière de politique étrangère. Le terrorisme en France a tendance à germer principalement chez des terroristes d’origine nationale. Cela a incité les services de renseignement français à placer 18 000 radicaux potentiellement violents sous surveillance. Le nombre de musulmans convertis en France en 2013 s’élevait à 100 000, soit le double de ce qu’il était en 1986. Certaines organisations musulmanes du pays le chiffrent à 200 000.

Alors que les Frères musulmans présentent l’image d’un mouvement islamiste modéré qui mène des activités caritatives et des actions de proximité, il s’agit en réalité d’un mouvement dirigé par des radicaux réalistes, déterminés à changer l’ordre mondial le plus rapidement possible et à former un califat mondial. Il fournit un soutien important au Hamas et exprime une rhétorique antisémite. Ces radicaux constituent une réelle menace pour la sécurité de l’Europe. Ils radicalisent les musulmans européens, dont le nombre augmente rapidement, et radicalisent certains pragmatiques modérés qui ont fui le radicalisme dans leur pays, pour se retrouver dans une société où le radicalisme existe encore.

Dans ce contexte, la capacité des services de renseignement en Europe doit être améliorée car l’idée que ces immigrants extrémistes s’intégreront, tôt ou tard, dans le cadre culturel européen n’est pas correcte. De même, ces pays doivent soutenir le combat contre ces extrémistes dans les pays d’origine.

L’ambassadeur Alan Baker a focalisé le débat sur les affaires juridiques. Il est difficile d’extrapoler un code de conduite éthique commun qui pourrait s’appliquer à toutes les situations de migration sans tenir compte des circonstances et des implications factuelles, politiques et sécuritaires prévalant dans chaque zone et situation.

Selon lui, la dichotomie entre le droit souverain inhérent des pays de contrôler l’entrée ou la sortie des personnes et l’impératif moral, humanitaire, de protéger les droits fondamentaux des migrants et des réfugiés, dicte également la manière dont les pays gèrent leur politique de base, sécurité et intérêts économiques.

Ces intérêts sont primordiaux dans la pratique internationale et l’emportent nécessairement sur les impératifs moraux et humanitaires énoncés dans les instruments internationaux.

L’analyse de ces outils juridiques et lois permet néanmoins de dégager un certain nombre de normes et principes de base applicables aux situations de migration, et en particulier aux grands mouvements de réfugiés :

Protection des droits de l’Homme pour tous les réfugiés et migrants, quel que soit leur statut.

Faire en sorte que tous les enfants réfugiés et migrants reçoivent une éducation quelques mois après leur arrivée.

Prévenir et combattre la violence sexuelle et sexiste.

Soutenir les pays sauvant, accueillant et accueillant un grand nombre de réfugiés et de migrants.

Aide humanitaire et aide au développement en faveur des pays les plus touchés, notamment par le biais de solutions financières multilatérales novatrices.

Nouveau cadre qui définit la responsabilité des États membres, des partenaires de la société civile et du système des Nations Unies chaque fois qu’il y a un important mouvement de réfugiés ou une situation de réfugié prolongée.

Trouver de nouveaux foyers pour tous les réfugiés identifiés comme nécessitant une réinstallation et élargir les possibilités de réinstallation des réfugiés dans d’autres pays, par exemple grâce à des programmes de mobilité de la main-d’œuvre ou d’éducation.

Renforcer la gouvernance mondiale des migrations en intégrant l’Organisation internationale pour les migrations dans le système des Nations Unies.

Renforcer et faciliter les réponses d’urgence aux mouvements de réfugiés et une transition en douceur vers des approches durables qui investissent dans la résilience des réfugiés et des communautés qui les accueillent.

Fournir un financement humanitaire supplémentaire et prévisible et une aide au développement aux pays hôtes.

Explorer de nouvelles voies permettant aux réfugiés d’être admis dans des pays tiers, notamment par le biais d’une réinstallation accrue.

Soutenir le développement et l’application d’un cadre global de réponse aux réfugiés pour les grands mouvements de réfugiés, applicable à la fois aux situations prolongées et aux situations nouvelles.

La protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales des migrants/réfugiés fait les préconisations suivantes :

Liberté d’entrée et de sortie, dans le respect de la sécurité nationale et de l’ordre public.

Interdiction de refuser l’entrée à la frontière et expulsion arbitraire en cas de menaces de persécution.

Liberté de circulation dans le pays d’accueil.

Interdiction de tout racisme et discrimination sous toutes ses formes.

Coopération internationale équilibrée pour assister et réglementer les flux migratoires, y compris l’assistance aux pays d’accueil et de transfert.

Nécessité de réglementer et de gérer la migration à grande échelle grâce à des solutions pratiques.

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