Jaume Renyer

per l'esquerra de la llibertat

18 de setembre de 2016
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Vladimir Putin, l’autòcrata post-soviètic

Els mitjans de comunicació no han parat compte a les eleccions legislatives d’avui a la Federació Russa, ja que era una crònica anunciada la victòria del partit Rússia Unida liderat per Vladimir Putin. Format en la mentalitat i les tècniques del KGB és l’home fort del règim post-comunista aparentment democràtic (alterna els càrrecs de president i primer ministre amb Dimitri Medvédev) però realment es tracta d’un sistema autocràtic que s’ha anat perfeccionant des que va arribar al poder per succeïr el decrèpit Boris Ieltsin.

El 31 de desembre del 1999 Putin era nomenat president provisional a proposta del mateix Ieltsin, que rebia a canvi la garantia que no se l’investigaria pas (ni a ell ni als seus còmplices) pel saqueig del fons públic rebuts en bona part dels bancs occidentals. Des d’allavòrens Putin ha refet el poder coercitiu de Rússia, modernitzant l’exèrcit, retornant-li la moral després de les desfetes d’Afganistan i Txetxènia, i emprant-lo victoriosament en la guerra contra Geòrgia, contra Ucraïna, (aqueix cop amb milícies interposades), i sobretot a Síria apuntalant Al-Assad tot apadrinant l’Iran i els seus gregaris xiïtes.

La bonança dels preus de l’energia ha permès a Putin augmentar el benestar relatiu de la població russa, estancada als cent-cinquanta milions d’habitants, i projectar el seu sistema de capitalisme intervingut des del poder polític cap a d’altres estats tardo-comunistes (Kazajstan, Uzbekistan, Bielorússia) i musulmans (com la Turquia d’Erdogan) interessats tots ells a trobar un model apte per ser contraposat a les societats obertes occidentals.

La influència de Putin i els seus mètodes autoritaris pot projectar-se i trobar acollida en molts estats de la UE, trasbalsats per l’allau immigratori, l’emergència de l’islamisme autòcton i el declivi dels règims democràtics. Hongria, Polònia són estats refractaris a l’expansionisme rus però receptius al model imposat per Putin a Rússia: portes tancades a la immigració, cap tolerància amb l’islam i l’islamisme, nacional-populisme identitari i excloent de la multiculturalitat. Marine Le Pen no se n’amaga de la simpatia mútua que manté amb Vladimir Putin a qui veu com a aliat per retornar a França la “grandeur” perduda.

Dissortadament, ningú recorda als més de dos-cents periodistes morts sobtadament i alguns violentament sota el mandat de Putin, ni tampoc de l’execució ( aparentment a mans d’uns islamistes txetxens) de Boris Nemtsov, un rival potencial amb força possibilitats de disputar-li el poder. Només queda la veu Valenta de Gary Kasparov per proclamar alt i fort qui és realment Vladimir Putin, però a Europa ningú vol escoltar els seus advertiments.

Post Scriptum, 7 d’octubre del 2016.

Marie Mendras, politòloga francesa i investigadora especialitzada en l’evolució de la Rússia contemporània, publicà el proppassat 29 de setembre a Le Monde aqueix punyent article titulat “En Russie, la victoire en fraudant !”, sobre el frau a les darreres eleccions parlamentàries russes:

“Le 18 septembre, les Russes votaient pour élire leurs représentants à la Douma. Or, la large victoire du parti présidentiel Russie unie a été préparée par de vastes fraudes et la répression de l’opposition.

Le 18  septembre, le Kremlin s’est de nouveau doté d’une assemblée législative aux ordres, grâce aux suffrages d’une minorité d’électeurs. Il est stupéfiant de lire les gros titres :  » Victoire écrasante de Poutine aux législatives !  » Les pourcentages volent, on les attrape et on répète les bonnes nouvelles du Kremlin. Comme si un scrutin en Russie se commentait à la légère, en reprenant les dépêches d’agences russes, ou en citant le président russe qui annonce la victoire à peine une heure après la fermeture des derniers bureaux de vote, alors que seulement 7  % des bulletins ont été dépouillés. La participation au scrutin est déjà fixée, d’abord à 49  %, puis à 47,8  %, alors qu’elle atteint en réalité à peine 40  %. La seule méthode qui permette de se rapprocher de la vérité est de compter les voix en millions, et non en pourcentages, de détecter les anomalies et résultats aberrants, de rassembler le plus de témoignages possible, et d’en tirer des fourchettes plausibles de résultats. Selon les estimations d’observateurs et experts indépendants russes, sur 111  millions d’électeurs inscrits, au maximum 45  millions sont allés aux urnes.

Parmi les votants, moins de 20  millions se sont exprimés en faveur du parti poutinien Russie unie (officiellement, on annonce 28  millions) ; environ 20  millions ont voté pour les trois autres partis inféodés au Kremlin (le Parti communiste, le parti populiste de Vladimir Jirinovski et Russie juste) ; 6 à 7  millions ont accordé leurs suffrages à d’autres partis qui ont échoué à passer la barre des 5  %, et à quelques candidats qui ne concouraient pas pour Russie unie.

Les 20  millions qui ont vraiment voté pour Russie unie au scrutin de liste ne forment donc qu’un petit cinquième de l’électorat. Dans un pays autoritaire et policier, où la campagne favorisait ouvertement les candidats adoubés par le pouvoir, et où le processus électoral est entaché de pressions et de fraudes, ne réussir à obtenir les suffrages que d’une minorité invite à réfléchir. Où est donc cette adhésion enthousiaste au poutinisme ? Le fossé entre 85  % d’opinions favorables au président dans les sondages et environ 18  % d’électeurs qui vont aux urnes et votent pour son parti pose un problème.

Deux explications à cet apparent paradoxe. Premièrement, les instituts de sondage mesurent le  » rating  » de Poutine dans l’absolu, et non sa popularité en comparaison avec d’autres personnalités. En d’autres termes, on demande :  » Approuvez-vous l’activité du président ?  » La question cachée est :  » Préférez-vous Poutine ou le néant ? « 

Deuxièmement, interrogés sur l’action du gouvernement et des administrations locales, la plupart des sondés se disent -critiques. Ils expriment une forte inquiétude face aux incertitudes économiques et sociales. Ils craignent aussi que la -Russie n’entre en guerre. La majorité de la population est inquiète et insatisfaite, ce qui se reflète bien dans les résultats -électoraux : abstention majoritaire et soutien minoritaire au parti du pouvoir. Début septembre, le Centre Levada, seul institut de sondage indépendant, a été fiché  » agent de l’étranger «  par le ministère de la justice. Le Centre devra limiter ses activités ou fermer.

Avec le soutien d’une petite partie de l’électorat, Vladimir Poutine a atteint l’objectif qu’il s’était fixé : une Douma qui vote comme un seul homme. Le parti poutinien s’octroie la part du lion, avec 105 sièges de plus qu’en  2011, 343 sur 450.Une majorité des trois quarts pour Russie unie, et le quasi-unanimisme, puisque l’autre quart des députés suivra la marche, à l’exception de quelques-uns qui n’obéiront peut-être pas au doigt et à l’œil, quoique l’expérience de la Douma sortante ne les y encourage pas. Ilya Ponomarev, seul député qui ait osé voter contre l’annexion de la Crimée en mars  2014, a été déchu, privé de son immunité et s’est réfugié aux Etats-Unis.

Les 400 observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les volontaires russes ont pu se rendre au mieux dans quelques milliers de bureaux de vote sur un total de 94 429. Ils devaient prévenir de leur passage, sans pouvoir vérifier les résultats envoyés. De plus, les observateurs russes n’étaient autorisés à visiter qu’un seul bureau. Or, ce n’est qu’en comparant les résultats à l’intérieur d’une même -circonscription que l’on peut s’apercevoir que certains écarts sont trop grands. A l’inverse, à Saratov, la suspicion vient d’un pourcentage pour Russie unie de 62,2  %, identique dans une soixantaine de bureaux de vote.

La méthode de fraude la plus facile à démontrer est celle du  » régime électoral d’exception « , terme utilisé par les chercheurs russes. Une vingtaine de provinces, sur les 85 que compte formellement la Fédération de Russie (Crimée et Sébastopol inclus), ont été affublées de résultats exceptionnels. Par exemple, la Tchétchénie ne déroge pas à l’habitude, avec 96  % de participation et plus de 90  % pour Russie unie. De même au Tatarstan et dans la petite république de Touva, à la frontière de la Mongolie, avec des taux de participation et scores pour Russie unie presque deux fois plus élevés que la moyenne.

Ainsi, l’objectif fixé par le Kremlin est obtenu principalement grâce aux manipulations et au  » régime d’exception « . Mais, pour obtenir plus qu’une majorité constitutionnelle des deux tiers, il faut aussi disqualifier, avant et pendant le vote, les partis et personnalités de l’op-position véritable. Certes, le parti historique Iabloko, social-démocrate, a fait une mauvaise campagne. Cependant, il est fort probable que ses résultats aient été revus à la baisse, car Iabloko a vivement critiqué l’annexion de la Crimée et le -conflit au Donbass. Parnas, le parti de l’opposant Boris Nemtsov, assassiné le 27  février 2015, n’a pas pu se faire entendre. La tête de liste, l’ancien premier -ministre Mikhaïl Kassianov, a été traîné dans la boue dans un programme télévisé ; l’opposant Alexeï Navalny est en liberté surveillée, et inéligible ; son frère purge une peine de prison. Ce juriste, dont la fondation pour la lutte contre la corruption dévoile de nombreux scandales, a obtenu près d’un tiers des voix (27  % selon les autorités) aux élections municipales, à Moscou, en septembre  2013. Il était donc urgent de l’écarter. Pour Vladimir Poutine, l’enjeu est la présidentielle de 2018, qu’il veut remporter sans se frotter à aucun concurrent crédible.

La grande différence entre décembre  2011 et septembre  2016 est le sombre silence qui suit le vote. En 2011, des centaines de milliers de citoyens manifestaient à Moscou, Saint-Pétersbourg, Vladivostok, Novossibirsk, et d’autres grandes villes. Des millions de personnes échangeaient sur les réseaux sociaux pour -dénoncer  » le parti des escrocs et des voleurs « , Russie unie. Aujourd’hui, l’Internet s’agite, mais personne ne sort dans la rue pour revendiquer. Pourquoi ? Il est interdit de se réunir, trois individus qui discutent à un coin de rue peuvent se retrouver au poste pour » rassemblement non autorisé « . Il est risqué de dire haut et fort que le régime est corrompu, le harcèlement peut aller très loin. Les Russes sont abattus et découragés. Depuis la grande contestation populaire de 2011-2012, le peuple se tait et les opposants s’exilent ou combattent seuls.”

Post Scriptum, 11 d’octubre del 2016.

Abans d’ahir apareixia publicat a l’edició francesa de l’Slate aqueix interessant article del periodista Charles Clover, corresponsal del Finantial Times a Moscou durant molts anys, titulat “Comment un duo improbable a forgé le nationalisme russe post-sovietique”, on s’explica qui i amb quins arguments han menat al renaixement de l’expansionisme rus post-comunista. Per la seva banda, l’analista francesa Caroline Galácteros (ja enllaçada anteriorment en apunts relacionats amb el Pròxim Orient), especalitzada en geoestratègia, publica avui un punyent article a Le Figaro titulat explícitament “La décision de Vladimir Poutine humilie la diplomatie française”, i tota l’europea, irrellevant al conflicte sirià.

Post Scriptum, 27 de març del 2017.

Michel Eltchanainoff és entrevistat per Le Figaro el proppassat 24 d’aqueix mes sobre la personalitat de Vladimir Putin, amb el títol: “Poutine préfère Staline à Lénine“:

Auteur de “Dans la tête de Vladimir Poutine” (Acte Sud, 2015), Michel Eltchaninoff analyse les enjeux de la commémoration du centenaire de la révolution russe pour le Kremlin. Obsédé par l’unité, le président russe veut gommer les pages sombres de l’histoire et surfe sur la nostalgie du soviétisme.

Comment est célébré l’anniversaire de la révolution de 1917 en Russie? Quel est le rapport de Poutine à cet événement?

Michel ELTCHANINOFF.- Vladimir Poutine a confié fin décembre 2016 à la Société historique russe l’organisation des commémorations, avec plus d’une centaine d’événements — colloques, expositions… — prévus tout le long de l’année. Il y a aura donc des célébrations officielles, mais elles vont se faire de manière discrète. Pour le pouvoir il s’agit surtout de ne pas politiser un moment qui doit rester pédagogique et scientifique. Le Kremlin craint que la société russe, considérée comme unie grâce au renouveau de la «fierté poutinienne», se divise. Dans un discours important, le 1er décembre 2016, lors de l’adresse à l’assemblée fédérale, Poutine a déclaré: «Le centenaire de la révolution est une occasion de se pencher à nouveau sur les causes et la nature de la révolution en Russie. (…) La société russe a besoin d’analyses objectives honnêtes et profondes de ces événements. En revanche il est absolument intolérable de vouloir provoquer des divisions, de la haine et des condamnations et de rendre notre rapport au passé plus difficile. Il ne faut pas spéculer sur les tragédies.» Cette remarque vise certaines associations et des historiens qui veulent effectuer un véritable travail de mémoire sur le soviétisme, comme l’association Mémorial, dont l’objet est d’enquêter sur les victimes du stalinisme, et qui est l’objet de harcèlement juridique incessante. Poutine a en outre peur que deux piliers de ses soutiens se déchirent . Il est en effet soutenu à la fois par les «rouges», nostalgiques de l’URSS, et les «blancs», conservateurs et orthodoxes, tous unis autour de l’idée d’empire et de grandeur nationale.

Le thème de la «révolution» doit également gêner un président qui assume une pratique autoritaire du pouvoir….

Poutine est contre-révolutionnaire. Il considère avoir stabilisé le pays depuis 2000, après une décennie chaotique. D’après lui, la révolution est destructrice. Il cite souvent les «révolutions de couleurs» ukrainienne ou géorgienne pour les critiquer, et assimile les «révolutionnaires» potentiels en Russie, ceux, par exemple ; qui ont manifesté contre les élections frauduleuses fin 2011 et début 2012, à de dangereux bolcheviques. Mais il est pris dans un paradoxe: antirévolutionnaire, il veut être le président des nostalgiques de l’URSS. Il préfère donc ne pas trop creuser le moment fondateur de 1917.

Qu’en pensent les Russes?

La mémoire de la Révolution divise les Russes. Selon un sondage datant d’avril 2016, 31% des Russes considèrent que Lénine a apporté plus de bien que de mal, mais 23% qu’il a apporté plus de mal que de bien. Selon un autre sondage du 14 février 2017, 32% des sondés pensent que «la révolution de février est une étape sur le chemin de la Glorieuse révolution socialiste d’Octobre», embrassant la vision soviétique de l’événement, quand 19% adoptent la vision des monarchistes selon laquelle «la révolution de février a affaibli le pays». Seuls 11% sont d’accord pour dire que «la révolution de février, s’il n’y avait pas eu le coup d’État d’octobre, aurait permis à la Russie d’aller vers le Progrès et la démocratie»: c’est la version dite libérale de cette histoire.

Depuis la chute de l’URSS en 1991, il y a également une polémique sur le mausolée de Lénine, qui trône toujours sur la Place rouge à Moscou. Ni Eltsine, président de 1991 à 1999, ni Poutine, n’ont osé déplacer le corps du père de la révolution, de peur de déclencher la colère des nostalgiques du soviétisme. Selon le sondage datant d’avril 2016, 36% des Russes sont favorables à ce qu’on l’enterre le plus vite possible dans son cimetière familial, mais 32% préfèrent qu’on le laisse dans son mausolée. Le pouvoir politique marche sur des œufs.

On entend souvent la critique selon laquelle le totalitarisme hitlérien a fait son mea culpa et son devoir de mémoire, tandis que l’inventaire des horreurs soviétiques a fait seulement l’objet d’un rapport. Les Russes ont-ils un problème avec leur mémoire collective?

Cette question ressurgit depuis quelques années. Les années 1990 ont été celles de la liberté, mais aussi du chaos économique et social. Les années 2000 furent des années de stabilisation. Les Russes ont commencé à avoir une vie plus confortable, notamment grâce à la hausse des prix des matières premières qui a permis à la Russie de s’enrichir. La nouvelle classe moyenne a commencé à partir en vacances à l’étranger. L’histoire, dans les années 2000, a moins passionné les foules que durant les deux décennies précédentes. À partir des années 2010, il y a un nouvel engouement pour l’histoire. On voit donc naître une tension entre une volonté de comprendre l’histoire soviétique et la volonté politique de cantonner l’histoire à une célébration œcuménique afin de ne pas réveiller les tensions mémorielles. Ainsi pour le cinquantenaire de la victoire sur le nazisme le 9 mai 2015, Poutine a demandé aux Russes de sortir dans la rue avec le portrait d’un de leurs aïeuls tués pendant la guerre. Il veut réconcilier la Russie autour de la victoire contre le nazisme, tout en effaçant les dissensus liés à la révolution de 1917 et au stalinisme. En novembre 2014, il a même justifié le pacte germano-soviétique entre Hitler et Staline: «La Russie n’avait pas envie de combattre l’Allemagne, où est le mal? Tels étaient les impératifs de la politique étrangère à l’époque.» a alors dit le président russe. La mémoire du goulag, du coup, se heurte à l’hostilité des autorités, comme le camp Perm-36, dernier camp stalinien conservé, régulièrement menacé de fermeture.

Vladimir Poutine instrumentalise-t-il la mémoire russe?

Poutine avait le choix d’entreprendre un véritable travail de mémoire sur le siècle soviétique en regardant ses horreurs en face, au risque de s’aliéner les nostalgiques. Il a préféré mettre en œuvre une politique de réconciliation. Lorsqu’il redessine les symboles nationaux au début des années 2000, il mélange les héritages: il garde le drapeau rouge pour l’armée, celui de la Révolution de février pour le drapeau national, pour l’hymne, il garde la musique soviétique mais fait réécrire les paroles. Son obsession est l’unité nationale. C’est une idée qui montre désormais ses limites: elle rend impossible une véritable investigation historique sur le siècle soviétique. Il n’y a jamais eu de procès du communisme. L’ancien dissident Vladimir Boukovski avait proposé dans les années 1990 à Eltsine de faire un grand procès du communisme. Ce dernier a refusé. Du coup, Poutine aujourd’hui surfe sur la nostalgie de l’URSS. La Russie est malade du refus poutinien de regarder son passé en face.

Quel est le rapport de Poutine à Lénine et à Staline?

Poutine est un enfant du soviétisme, né après juste la guerre à Leningrad, formé au KGB. Il ne croit pas au communisme en tant qu’idéal social, mais est très fidèle aux valeurs soviétiques, et notamment au patriotisme. Poutine n’est pas du tout un admirateur de Lénine. En janvier 2016, il l’a critiqué publiquement, en affirmant que ce dernier avait déposé «une bombe nucléaire sous les fondements de l’URSS». Cela a étonné tout le monde et choqué les séparatistes du Donbass qui se battaient pour préserver du déboulonnage les statues de Lénine en Ukraine. Poutine s’est ensuite expliqué: «Je fais référence à une discussion qui a eu lieu entre Staline et Lénine en 1922, au moment de la création de l’Union soviétique». Antinationaliste, Lénine voulait alors une union des Républiques socialistes, où chaque pays pouvait adhérer librement et partir s’il le désire. Staline lui, voulait faire rentrer toutes les républiques dans la fédération de Russie, pour qu’elles ne puissent plus en sortir. C’est Lénine qui a, du moins formellement, gagné, et l’Union des républiques socialistes soviétiques a été créée. Aujourd’hui, Poutine prend le parti de Staline contre Lénine, en regrettant finalement que le démantèlement de l’URSS ait été rendu possible par cette disposition. Poutine a une vision qu’il veut «nuancée» de Staline: selon lui c’est un dictateur sanglant, mais il a gagné la seconde guerre mondiale et a construit la grandeur de la Russie. Ces déclarations du président participent d’une restalinisation rampante du pays. En mars 2016, 54% des sondés pensent que Staline a joué un rôle positif dans l’histoire. Ils étaient moins de 50% en 2014. Pour le poutinisme, en effet, Staline est la conjonction parfaite des deux mémoires, soviétique et pré-soviétique, autour de l’idée d’empire. Ce néo-stalinisme culturel est le fruit du choix poutinien d’enterrer l’examen de conscience du siècle soviétique.

Post Scriptum, 2 d’abril del 2017.

Avui The Times of Israel publica un extens article de Simona Weinglass que segueix el fil de la denúncia d’un antic ministre canadenc d’origen jueu, Irwin Cotler, afirmant haver estat objecte d’un intent d’enverinament durant una visita oficial a Moscú i acusant aqueixa pràctica al règim post-soviètic comandat per Vladimir putin.

Post Scriptum, 1 de juliol del 2020.

Avui, en un referèndum fet a mida i convocat a l’efecte, Vladimir Putin ha aconseguit fer aprovar una reforma constitucional que li permet restar al poder fins al 2036, seguint l’exemple d’altres autòcrates com Erdogan i Li Xi Ping que han fet les martingales necessàries per assolir aquiex objectiu. Gairebé ningú ha parat compte en això, obcecats a blasmar Trump i Netanyahu que passen per les urnes cada quatre anys.

Post Scriptum, 25 de febrer del 2022.

Malgrat que Putin ha empresonat el principal opositor, Navalny, els demòcrates russos tenen el coratge de desafiar el règim manifestant-se contra l’agressió a Ucraïna, segons informa avui JForum: “Au moins 1.798 personnes ont été arrêtées dans 58 villes en Russie lors de manifestations contre l’invasion de l’Ukraine voisine, rapporte vendredi matin l’organisation indépendante de défense des droits humains OVD-Info. Le compteur affichait jeudi soir quelque 1.500 arrestations. L’association, qui suit les manifestations et les arrestations, rapporte que 988 des arrestations ont eu lieu dans la capitale russe, Moscou. Des Russes sont ainsi descendus dans les rues de plusieurs villes pour manifester. Des images de manifestations à Ekaterinbourg et Novossibirsk, entre autres, ont circulé jeudi sur les réseaux sociaux. Des images ont également montré la présence d’importantes forces de police. Les autorités russes ont mis en garde la population contre toute velléité de manifester sous peine de lourdes sanctions”.

Post Scriptum, 9 de maig del 2022.

Ahir, a Le Figaro, Thierry Wolton exposa, «Pourquoi il n’y a pas eu procès de Nuremberg du communisme soviétique. Une condamnation morale solennelle du communisme soviétique et un jugement des criminels, réclamés dans les années 1990 par certains dissidents russes, étaient très difficiles à mettre en œuvre et n’ont pas été entrepris. Mais un tel renoncement a contribué à rendre possible l’avènement d’un Poutine et à légitimer son action et ses méthodes”.

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