Jaume Renyer

per l'esquerra de la llibertat

28 de juny de 2021
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L’expansionisme iranià també amenaça Europa

La penetració de les diferents tendències de l’islamisme polític a Europa (otomanisme, sunnisme saudita i qatarí, entre d’altres) és una realitat no reconeguda pels estats europeus des de fa dècades que tot just ara comença a capgirar-se. L’expansionisme xiïta és el més agressiu de tots els esmentats i el que és objecte d’una reacció defensiva més punyent començant per afrontar la part més visible d’aqueixa operació, la mediàtica, menys evident que la tasca menada per Al-Jazeera, però tant o menys agressiva. Així ho assenyala aqueix report d’Erfan Fard publicat al BESA Center el proppassat 19 de maig: The IRGC’s Media Network in Europe.

While most European intelligence services are alert to the terrorist activities of Iran’s IRGC, they pay too little heed to the IRGC’s media network, which spreads pro-regime propaganda across the continent from Frankfurt, London, Paris, Stockholm, Amsterdam, and Prague.

On July 13, 1989, Iranian operatives in Vienna under diplomatic cover assassinated the head of an Iranian Kurdish dissident group and two others. As of that moment, most European intelligence services began to monitor the malign activities of the Iranian regime on European soil. They committed resources to uncovering Iranian cells, terrorism, fake refugees, pro-regime lobbies, and phony Iranian activists in the European media.

Iran has continued to be active in Europe for decades. In 2018, authorities in Belgium, France, and Germany arrested several Iranian operatives, including an Iranian government official, on charges of conspiring to plant a bomb in the middle of a political rally in Paris.

While EU intelligence services are alert to the terrorist activities of the IRGC network, they tend to neglect the influence of the IRGC on Persian external media. These media services are based in Frankfurt, London, Paris, Stockholm, Amsterdam, and Prague, where they broadcast slanted reports in favor of the Iranian regime.

In the 1990s, a network of “reformer” newspapers was established inside Iran that sent journalists to Europe, where they were employed by Iranian news agencies and media. These reporters are known to have been involved in financial corruption (petrochemical-gate); criminality (rape, drugs, and more); placing phony “refugees” inside Iranian embassies for the purpose of fraudulently voting in presidential elections; setting up lists of “approved” guests or pro-regime experts for interview (for example, on Persian radio in the Czech Republic, a single pro-regime guest was interviewed 178 times in the space of a year); refusing to grant a platform to critics of the regime; special reporting in favor of the regime; censorship of anti-regime activists; and disseminating fake news via social media (for example, Instagram Live and Clubhouse meetings for propaganda purposes in support of IRGC-connected political candidates).

The largest Iranian intelligence center in Europe is in Vienna. European think tanks that are supposedly monitoring the activities of Persian media networks cannot be relied upon, as in some cases they contain regime apologists. The IRGC is committed to the silencing of both internal and external opposition, and does much to control both Iranian public opinion and Western media perceptions. Pro-regime journalists normalize and legitimize the crimes of the Islamic regime and systematically lie and spread propaganda in the mullahs’ interests. On April 12, 2021, the EU sanctioned Hossein Salami, head of the IRGC, and eight other Iranian security officials over a deadly crackdown in November 2019. The last time the EU sanctioned Iran over human rights abuses was in 2013. The Iranian media network in Europe should also be closely watched by European intelligence and should be subject to sanction.

Anteriorment, també al BESA Center, del 26 d’abril d’enguany, Ardavan Khoshnood alertava que Iran Is a Threat to Swedish National Security. I ahir mateix, Laurent Cudkowicz, es feia ressò al seu bloc de The Times of Israel d’un report dels serveis d’intel·ligència alemanys: La révolution iranienne exportée.

Les services de renseignement allemand constatent que la révolution iranienne islamique de 1979 se propage en Europe. Nous avons tous déjà vécu cette situation, dans une gare ou dans un aéroport : perdus, nous refusons néanmoins de faire appel au bureau des renseignements pour préserver notre fierté et notre prétendue indépendance.

Cette situation est aussi ridicule que le fait que presque personne ne fait appel au dernier rapport annuel de 2020 des services du renseignement allemands faisant le point sur les menaces sécuritaires auxquelles l’Allemagne a fait face. Ce rapport dénommé officiellement « Verfassungsschutzbericht 2020 »[1], c’est-à-dire « Rapport 2020 sur la protection de la Constitution », est en fait un inventaire des menaces provenant de mouvements extrémistes politiques, d’activités terroristes et d’espionnage établi par les services de renseignement de la République fédérale. Il a été rendu public le 15 juin 2021 et n’a, à l’heure où ces lignes sont écrites, que très peu attiré l’attention que ce soit celle de la presse nationale ou internationale.

Pourtant, très ordonné, ce rapport liste et décrit sans concessions, les menaces provenant des activités d’extrême droite, d’extrême gauche, et de l’islamisme. Sur ce dernier point, il faut noter un paragraphe classé dans le chapitre sur l’islamisme et qui évoque la politique d’exportation de la révolution iranienne[2] :

« Le prolongement de la révolution iranienne dans d’autres pays (ladite « exportation de la révolution iranienne ») est un objectif essentiel de la politique étrangère de l’Iran, afin d’y faire progresser l’islamisation. C’est dans cet esprit que le « Guide de la Révolution », l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei déploie des délégués à l’étranger qui serviront, pour la plupart, d’imams de mosquées chiites locales dans leurs pays d’accueil respectifs, afin de créer un réseau efficace. Ces délégués sont soumis aux instructions de Khamenei et sont souvent dotés de pouvoirs d’influence informels et non moins considérables. »

Le rapport indique par ailleurs que l’association IZH-Centre islamique à Hambourg, qui représente la « Mosquée de l’Imam Ali », « constitue, conjointement à son ambassade, la représentation la plus importante de l’Iran en Allemagne ainsi qu’un centre de propagande significatif iranien en Europe. L’Iran, s’appuyant sur l’IZH, tente de fidéliser les chiites de différentes nationalités, et de propager en Europe ses valeurs sociales, politiques et religieuses.[3]

Ces quelques lignes, on l’aura compris, décrivent une situation aussi sérieuse que préoccupante. On constate que les services de renseignement fédéraux allemands, établissent que la plus haute autorité de l’État iranien, à savoir le Guide Suprême de la Révolution Ali Khamenei, contrôle la propagation des valeurs de la révolution iranienne à l’étranger. Il faut noter que le réel pouvoir de l’Iran n’est pas dans les mains du Président de la République mais dans celles du Guide Suprême.

Si l’exécution des politiques déterminées en plus haut lieu, est mis en œuvre par le Président, c’est bien le Guide Suprême qui donne les orientations générales. C’est lui par exemple, qui a donné son accord pour la conclusion du JCPoA en 2015[4]. C’est également de lui directement, que dépend le commandant de l’armée des Gardiens de la Révolution. Cette armée forte de près de 200 000 hommes, est dirigée par celui qui s’apparente au véritable deuxième homme le plus puissant du pays, si l’on en croit les dires du ministre des Affaires Étrangères Javad Zarif[5].

Il y a donc fort à parier que le Guide Suprême, qui contrôle directement tant le dirigeant des Gardiens de la Révolution que les délégués religieux envoyés à l’étranger, crée un lien entre les uns et les autres. Le rapport allemand ne le mentionne pas, mais c’est une hypothèse très probable.

Certains seront surpris voire incrédules quant à cette politique active de propagation de la révolution iranienne en Europe. Mais, sans aucun doute, ceux qui auront analysé l’idéologie du chiisme depuis sa naissance il y 13 siècles d’une part, et depuis la révolution de 1979 d’autre part, ne seront pas surpris. Un des actes fondateurs du chiisme datant de l’an 680, est la mort de Hussein, le successeur légitime du Prophète Mahomet selon ce courant de l’Islam. Antoine Sfeir, journaliste et spécialiste du monde musulman a décrit la position du chiisme à partir de cette date, en ces termes : « (…) les chiites vont plonger dans la clandestinité et développer un concept nouveau : la taqiya ou koutmâne, qui est la dissimulation religieuse. Ainsi, plus jamais un chiite n’avouera son appartenance à la communauté en présence d’une multitude de sunnites ou d’autres »[6].

Avec la révolution iranienne de 1979, le chiisme a commencé à sortir de cet état de dissimulation. Quelques 40 ans plus tard, nous constatons qu’il a fait du chemin : l’Iran est présent directement ou par l’intermédiaire de proxys d’obédiences chiites, en Irak, au Yémen, en Syrie et au Liban. On peut aussi ajouter Gaza à cette liste, étant donné que le Hamas, bien que sunnite, soit fortement financé et influencé par l’Iran. Les pays arabes sunnites du Golfe ne s’y trompent pas. Ils considèrent que la politique expansionniste de l’Iran, tant sur le plan religieux que sur le plan géographique, sont une menace majeure pour eux, menace qui constitue une convergence d’intérêts avec Israël et qui a permis la signature des Accords d’Abraham avec les Émirats Arabes Unis et avec Bahreïn.

L’exportation de la révolution iranienne, telle que les services secrets allemands la décrivent, participe, conjointement aux initiatives militaires de l’Iran et aux initiatives de constitution d’un arsenal puissant (et sans doute également nucléaire), de ce renouveau chiite qui a attendu 13 siècles. Il faut donc bien comprendre qu’à l’échelle du temps de cette révolution, quelques dizaines d’années ne représentent pas grand-chose. La propagation du chiisme en Europe peut prendre longtemps. L’essentiel est qu’il soit en marche. Idem pour la fabrication d’armes nucléaires.

Le JCPoA prévoit un gel de 10 ou 15 ans ? Pas de problème, la révolution iranienne peut attendre et, durant cette période, continuer ne fut-ce que la recherche dans le domaine nucléaire[7] afin d’être prêt quelques années plus tard. Comme nous l’explique un proche du Guide Suprême, également un des dirigeants du centre stratégique Amman, Alireza Panahian en juillet 2020 : « jusqu’il y a 20 ans (…) les gens pensaient que l’Imam caché [le Mahdi], viendrait et régnerait sur la région. Nous pensions qu’il s’agirait d’un miracle, mais nous savons maintenant qu’il n’y aura pas de miracle. Cela requiert une force militaire (…). Nous disposons maintenant de forces militaires multinationales fortes. Nos implantations sont connues et nous avons des missiles en souterrain dans toute la région, prêtes à être lancées. Nous attendons juste la bonne occasion pour le faire. »[8]

Les négociateurs de Vienne qui tentent de renouveler le JCPoA de 2015 duquel les États-Unis étaient sortis en 2018, seraient bien inspirés de tenir compte des indications des services secrets allemands. Les clés du succès d’une négociation sont au nombre de deux : ne pas montrer son désir de conclure à tout prix, d’une part et connaitre les buts ultimes et l’échelle de temps de l’adversaire, d’autre part. Clairement, les négociateurs de 2015 avaient fait défaut sur la première clé. Espérons que ceux de 2021 s’améliorent sur la deuxième. Pour cela, sortons ce rapport des services secrets allemands au grand jour.

Post Scriptum, 22 d’octubre del 2022.

Ahir, a The Times of Israel una informació que els mitjans europeus no gosen publicar: “At least 10 Iranians said killed by Ukraine as Moscow-Iran arms ties seem to deepen. Ukrainian official says deaths occurred in two separate strikes, without providing more detail, following report that Iranian trainers were in Crimea to help deploy killer drones”.

Post Scriptum, 29 de gener del 2023.

Article de Freddy Eytan al CAPE de Jerusalem introbable a la premsa occidental: “L’Europe tremble devant les menaces iraniennes”.

Le 18 janvier 2023, le Parlement européen avait exigé de désigner les Gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste pour sa répression des manifestations anti-gouvernementales. Une initiative tardive mais bien logique, après plusieurs mois de répression brutale : 500 tués, 14 000 arrestations et quatre personnes déjà exécutées, sur la place publique.

L’Europe libérale, « championne des droits de l’homme » ne pouvait demeurer indifférente. Mais voilà que la réaction des Ayatollahs se fait fortement entendre. De nombreuses menaces, des mises en garde quotidiennes, des signes concrets et des sanctions qui indiquent clairement aux européens de ne pas intervenir « dans les affaires intérieures » de l’Iran. Les Ayatollahs répliquent en imposant des sanctions contre des personnalités et des entités de l’Union européenne et le Royaume-Uni. Sur cette liste noire figure BHL et RadioJ….

Les messages menaçants et la crainte de représailles provoquent un terrible malaise au sein de l’Union européenne. Que faire ? Comment réagir ? Après multiples consultations, les ministres des Affaires étrangères se réunissent à Bruxelles. Valse-hésitation, débats, craintes, pour enfin décider de ne pas qualifier les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste mais de sanctionner des personnes ou entités iraniennes pour violation des droits humains.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, affirme que « les pays de l’Union ne peuvent décider, à ce stade, de placer les Gardiens de la révolution sur une liste noire ». Pourquoi ? Il nous explique que « seul un tribunal peut trancher sur la question ». S’agit-il vraiment d’une question juridique ? Qui décide ? Les juges ? Les fonctionnaires ou les élus ? Des questions qui rappellent un autre débat sur l’avenir de la démocratie israélienne…

Les Européens pensent-ils vraiment que les Pasdarans sont devenus des enfants de chœur ? Ont-ils renoncé à la terreur et au terrorisme international ? Les Gardiens de la révolution ne sont-ils pas des terroristes sanguinaires responsables de la mort notamment de nombreux Européens et Américains ? Les Européens ont-ils la mémoire si courte ? Les Gardiens de la révolution iranienne financent, commandent et sèment toujours la terreur en Syrie, au Liban, en Irak, au Yémen, et dans la bande de Gaza, mais aussi en Afrique et en Amérique latine. A Buenos aires, le 17 mars 1992, un attentat a été perpétré contre l’ambassade d’Israël : 29 morts et 242 blessés. Le 18 juillet 1994, un attentat contre AMIA, siège de la communauté juive : 85 morts et 250 blessés.

Il est absurde aussi de ne pas combattre les tentatives des Iraniens de commettre des attentats sur le sol européen. Plusieurs tentatives ont été déjouées, à la dernière minute, notamment en France et au Danemark, grâce à des informations précieuses et des avertissements fournis par le Mossad israélien. Hier comme aujourd’hui, aucun pays européen n’a osé condamner fermement les Ayatollahs et leurs discours belliqueux. Ils préfèrent commercer avec les mollahs et faire de bonnes affaires, des projets contre des barils de pétrole.

Les dirigeants européens cherchent vainement un faux-fuyant. Ils sont même capables de tricher. Ils ont mis en place des mécanismes d’exportation destinés à éviter les transactions en dollars et à résister aux sanctions. La société allemande Siemens avait signé un accord de 1,6 milliard de dollars pour la construction de nouveaux trains et la modernisation de voies ferrées en Iran. Déjà en 2008, Siemens était associée à un monopole de télécommunication contrôlé par les Gardiens de la Révolution. C’est ainsi que le régime iranien peut par des capacités technologiques nouvelles surveiller et censurer les réseaux Internet. Durant les troubles survenus lors des élections présidentielles de 2009, et récemment, les Pasdarans utilisent cette technologie pour contrecarrer les manifestations et bloquer les réseaux sociaux. Ils recueillent des informations sur chaque utilisateur, menacent les blogueurs et arrêtent les journalistes.

D’autres entreprises européennes, comme la Royal Dutch Shell et l’Italien ENI, ont aussi présenté des projets concrets à la National Iranian Oil Company, un groupe industriel lié aux Gardiens de la Révolution. Ces projets pétroliers et gaziers sont évalués à plus de 200 milliards de dollars en investissement. Ces sommes fabuleuses alimentent les finances des Pasdarans.

Les Gardiens de la révolution iranienne utilise des vols commerciaux pour transporter des troupes et des armes pour soutenir le régime de Bachar al-Assad en Syrie et aider militairement le Hezbollah. Ces dernières années, Israël a mené des milliers d’opérations contre l’acheminement des armes sophistiquées vers Beyrouth via Damas.

Depuis la Révolution islamiste de 1979, l’Europe se pose toujours la question si les Gardiens de la révolution sont des terroristes ? Pire encore, les Européens ne qualifient pas l’Iran d’Etat voyou mais ils osent dire, sans rougir de honte, que l’Etat juif est une voyoucratie. Ils n’ont pas non plus exigé d’appliquer des sanctions contre le désir ardent des Ayatollahs d’anéantir l’Etat juif, par tous les moyens, y compris par la bombe atomique.

Les craintes européennes sont principalement de voir les Gardiens de la révolution abroger complétement le projet nucléaire signé le 14 juillet 2015 à Vienne. Devant la valse-hésitation de l’administration Biden et la ferme position israélienne, les Européens craignent une escalade dans le conflit avec l’Iran. Le directeur de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) souhaite entamer un nouveau dialogue avec les Ayatollahs pour sauver in extremis cet accord.

Dans l’attente, Tsahal se prépare à toutes les options. Nétanyahou et Galant viennent d’assister à un nouvel exercice conjoint de grande envergure avec les Américains. Cette fois-ci, les manœuvres impliquent plus de 140 avions, 12 navires de guerre et des systèmes d’artillerie. Dans le combat contre les Ayatollahs nous accordons parfaitement nos violons, tandis que l’Europe demeure perplexe et adopte la politique de l’autruche. Il est temps de mettre un terme à toutes les tergiversations !

Malgré la guerre en Ukraine et ses conséquences, les Américains sont conscients que la menace nucléaire iranienne est omniprésente et qu’elle risque de déclencher une guerre régionale. De ce fait, la coordination stratégique avec les Américains est impérative pour chasser l’Iran de notre région et d’éviter, par tous les moyens, qu’il se dote prochainement de l’arme atomique.

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