Jaume Renyer

per l'esquerra de la llibertat

9 de novembre de 2020
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França confrontada, a contracor, amb el totalitarisme islàmic

La degolla del professor Samuel Paty pel fet d’ensenyar als alumnes del seu institut què és la llibertat d’expressió en una societat laica, fa poques setmanes, ha deixat la societat astorada, el govern desorientat i incapaç de fer front al totalitarisme islàmic que, atiat des de l’exterior per estats com Qatar i Turquia, emergeix amb caràcter endògen.

Pocs analistes francesos encerten a formular un diagnòstic sobre com combatre el fenomen jihadista autòcton (un problema compartit pels estats euro-occidentals), entre els quals, el general Bertrand Soubelet: “Il faut agir et reprendre l’initiative sur notre propre sol”. Però en el cas francès hi ha alguns aspectes específics que el fan ser un dels estats més vulnerables per raons històriques i ideològiques. Pel que fa a les primeres, cal tenir en compte que la República francesa per si sola no ha guanyat cap guerra important de les moltes en les quals ha estat implicada en els darrers dos segles, després de l’època napoleònica. La desfeta del 1870 daavant Prussia va ser monumental, i les dues guerres mundials del segle XX només les va superar gràcies a la contribució essencial dels seus aliats. Com va explicar l’historiador jueu alsacià Marc Bloch, la de 1940 fou una estranya derrota, sobretot perquè bona part de la classe dirigent volia un règim pròpi a l’imatge del que tenien Itàlia i Alemanya.

De Gaulle va ser l’excepció que va saber magistralment convertir la desfeta del règim col·laboracionista de Vichy en una victòria pròpia en nom d’una resistència nacional que realment fou migrada. No tingué la mateixa habilitat quan s’hagué d’enfrontar al moviment d’alliberament nacional algerià, impregant fortament d’islamisme, i optà per concedir el dret d’autodeterminació com una forma de desprendre’s d’Algèria per preservar una França de majoria social cristiana. Així es pot deduir de la recerca publicada per la redacció de JForum el proppassat 4 d’aqueix mes: “Le monde musulman vu par Crémieux et De Gaulle.” Erren, al meu parer, el qui com Christine Clerc abans d’ahir a Le Figaro, en un article titulat significatívament “La deuxième mort du Général“, creuen que “nous ferions bien de nous inspirer notamment de ses déclarations sur l’Algérie et les migrants dans notre lutte contre l’islamisme.”

Pel qua fa a les causes ideològiques per les quals la França actual és incapaç d’identificar i combatre el totalitarisme islàmic, rauen en la gestació al llarg de tres dècades de l’islamo-gauchisme, estudiat magistralment per Jacques Julliard i Pierre-André Taguieff, la nefasta herència de Mitterrand i la política exterior i interior filo-musulmana que han seguit els seus successors, lligats de mans i peus a les pròpies cabòries d’aparentar ser encara una gran potència i fer de portaveu de les causes del món islàmic (palestinisme, arabisme) front a Occident i, especiament, Israel. Precisament, les anàlisi més punyent sobre la situació de feblesa de França front als embats del totalitarisme islàmic en les seves diverses vessants les aporten, per exemple, aqueixos reports recents del BESA Center: France’s Skirmishes with Violent Islam, de Manfred Gerestenfeld, o France’s Showdown with the Islamic World, de Raphael G. Bouchnik-Chen, ambdós del proppassat 30 d’octubre. I encara, d’abans d’ahir, aqueix de Tsilla Hershco, Macron versus Radical Political Islam in France: A War of Civilizations?

Post Scriptum, 17 de novembre del 2020.

Avui, els electes ecologistes a l’ajuntament de París s’han absentat de la sessió penària quan hom debatia donar el nom de Samuel Paty a un carrer de la capital, segons informa Le Figaro.

Post Scriptum, 18 de novembre del 2020.

Fa quatre dies ha començat a circular als mitjans de comunicació francesos aqueixa carta oberta signada per vint-i-dos personalitats: Pour une dissolution de l’organisation Musulmans de France » (ex-UOIF): Combattre l’hydre islamiste exige de frapper sa matrice idéologique au cœur.

Le gouvernement veut lutter contre l’islamisme, qui vient encore de tuer dans notre pays. Lutter contre l’islamisme, c’est combattre les réseaux terroristes. Mais c’est aussi combattre l’idéologie qui les alimente. On sait que cette idéologie comporte deux variantes : le salafisme, et la mouvance des Frères musulmans. Le salafisme est aujourd’hui bien connu et identifié. Son influence est repérée, notamment sur internet. Qu’en est-il de l’autre courant de l’idéologie islamiste ?

Les Frères musulmans, c’est d’abord une confrérie secrète fondée en Égypte, qui prône un islam politique et totalitaire, dont le but est d’imposer l’hégémonie de la loi islamique. Ennemis de l’Occident, soutiens du régime nazi, ses penseurs ont inspiré le djihadisme mondial. Elle a donné naissance à une mouvance internationale, dont la branche française est représentée par l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), renommée « Musulmans de France » en 2017 par calcul politique.

Implantée en France depuis les années 1980 par des militants islamistes étrangers, cette organisation historique des Frères musulmans a réussi à s’imposer auprès des gouvernements successifs. L’UOIF a pour objectifs d’enfermer l’ensemble des musulmans français dans une identité communautaire, de les faire basculer dans un islam fondamentaliste, de s’assurer la mainmise sur la représentation des musulmans, pour devenir l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, aux niveaux national et départemental. Dans ce but, cette organisation instrumentalise la victimisation et attise la haine en diffusant la notion d’« islamophobie ».

La dissolution du CCIF, versant militant, activiste et populiste de l’islamisme en France, a été demandée. C’est indispensable. Mais il faut aussi s’attaquer à la structure historique, l’UOIF, avec ses prédicateurs, ses théologiens, et ses canaux de diffusion : les « Instituts Européens des Sciences Humaines » (IESH) de Château-Chinon et Saint-Denis, l’association « Havre de Savoir », ses écoles confessionnelles, ses mosquées, ses diverses associations. Toutes ces structures, parfaitement connues et identifiées par les services de l’État, sont directement affiliées à l’UOIF.

Le principal théologien des Frères musulmans, Youssef Al-Qaradawi, membre du comité scientifique de l’IESH de Château-Chinon, est la référence spirituelle des deux IESH et de l’UOIF. Interdit d’entrée en France depuis 2012, longtemps recherché par Interpol, il a justifié les attentats-suicides. Antisémite fanatique, partisan de la peine de mort pour les homosexuels, il appelle à la conquête de l’Europe par la prédication et l’idéologie.

Dans l’état actuel du droit, l’imprégnation idéologique des auteurs d’actes terroristes n’est pas directement reconnue dans le Code Pénal. Il y a urgence à adapter notre arsenal juridique à la réalité. Mais des actes immédiats sont possibles.

Est-il admissible que les ennemis de la République soient représentés dans une instance comme le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), chargé, avec l’Association Musulmane pour l’Islam de France (AMIF), d’organiser la formation des futurs imams ? Est-il acceptable que des organisations islamistes en France, affiliées à l’UOIF, reçoivent des financements d’États étrangers, comme le Qatar qui appelle, notamment, au boycott des produits français ?

Est-il normal que ces structures puissent se déclarer « d’intérêt général », et ainsi se financer au détriment de l’argent des contribuables français ? Priver les associations antirépublicaines de ces avantages fiscaux, exiger des contrôles par l’administration fiscale, constituerait un pas significatif dans la lutte concrète contre l’islamisme.

La France, pays des Lumières et patrie de Voltaire, est la cible première des Frères musulmans, qu’il s’agisse du président turc R.T. Erdogan, ou du secrétaire général qatari de l’Union Internationale des Savants Musulmans (UISM), Ali Al-Qaradaghi, qui prétend que l’assassinat de Samuel Paty « est une manipulation des services de renseignement français ». Ce dirigeant a participé à la « Rencontre Annuelle des Musulmans de France » organisée au Bourget par l’UOIF, en 2015. Plusieurs responsables de l’UOIF, comme Ahmed Jaballah et Larbi Becheri, doyens des deux IESH qui forment des imams (!), sont membres de cette instance internationale islamiste qu’est l’UISM.

Nos grands-parents ont su juguler l’idéologie nazie. Il est de notre devoir de combattre de façon implacable l’idéologie islamiste qui arme ceux qui commettent sans relâche des attentats sanglants sur notre sol.

La France traverse un moment historique. Il s’agit désormais de préserver la paix civile. Les Français attendent des pouvoirs publics qu’ils neutralisent les idéologues et les militants islamistes qui la menacent. Il faut empêcher de nuire l’organisation historique des Frères musulmans en France.

Monsieur le président de la République, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre de l’Intérieur, nous vous demandons de dissoudre la fédération « Musulmans de France», ex-UOIF !

Post Scriptum, 2 de desembre del 2020.

Arno Klarsfeld : “Il y a plus de monde dans la rue pour condamner la police que pour condamner l’islamisme radical”.

Post Scriptum, 14 de febrer del 2021.

Jforum publica avui un article punyent on analitza la controvèrsia entre un professor d’institut que defensa la laïcitat i l’alcalde del municipi que defensa l’islamisme i els suports que rep cadascú: “Islam: la France passe à la Trappes.

Post Scriptum, 30 de març del 2021.

Segons publica avui Le Figaro: Pour le gouvernement, le terme «islamophobie» est inapproprié. Le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation estime que ce terme «a été imposé par les islamistes» pour «interdire toute forme de critique à l’égard de l’islam radical».

Post Scriptum, 21 d’abril del 2021.

Rellegint Barbara Lefebvre, a Le Figaro del 19 d’octubre del 2020: «La République a laissé croire que l’islamisme était une opinion comme une autre”. Contra aqueixa actitud irresponsable alerta el Cercle de Réflexion Interarmées en un document fet públic aqueix mes titulat: Pour une stratégie globale contre l’islamisme et l’éclatement de la France.

Post Scriptum, 29 d’abril del 2021.

Divendres passat, una policia fou assassinada per un jihadista tunisià, diumenge nombroses manifestacions tingueren lloc per rendre homenatge a Sarah Halimi, assassinada per Kobili Traoré el 2017 i declarat irresponsable penal al 2021 per la justícia malgrat l’evident caràcter antisemita del crim. Segons l’advocat Gilles-William Goldnadel les dues morts de d’aquestes dones són els símptomes d’un sistema polític esdevingut foll: Attentat à Rambouillet/Meurtre de Sarah Halimi: «Les symptômes de l’impuissance publique».

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