Mentre Europa majoritàriament s’enfonsa en l’antisemitisme i s’aboca a una guerra civilitzacional al seu si, menada pel gihadisme pro-palestí amb el suport dels idiotes d’esquerres en plena fallida política i moral, Israel es gira preferentment cap a les democràcies asiàtiques emergents, sense enfrontar-se directament amb la Xina comunista.
L’analista Gilles Touboul ho va descriure perfectament el proppassat 18 de novembre en aqueix apunt al seu blog a The Times of Israel: “L’influence silencieuse d’Israël en Asie”.
À l’heure où le monde est focalisé sur la rivalité sino-américaine, un acteur, souvent perçu comme périphérique, est en train de redessiner l’équilibre stratégique de l’Asie : Israël. Autrefois, centrée vers l’Europe et les États-Unis, le pays est devenu progressivement un nœud technologique incontournable pour les puissances asiatiques, de l’Inde au Japon, en passant par Taïwan et la Corée du Sud. Cependant, cette influence est souvent sous-estimée, voire ignorée dans de nombreuses analyses. Elle est maintenant devenue un facteur majeur de la recomposition géopolitique du continent asiatique.
Trois évolutions expliquent ce phénomène :
Dans ce triangle, Israël trouve une place souvent stratégique, parfois déterminante.
L’Inde : le partenariat stratégique le plus visible
L’un des liens les plus forts qu’Israël entretient en Asie est avec l’Inde de Narendra Modi, où coopération militaire, renseignement et technologies de défense constituent la base de la relation. Depuis plus d’une décennie, Israël est devenu l’un des trois principaux fournisseurs d’armements de New Delhi. La coopération va au-delà de l’armement : agriculture high-tech, solutions hydriques, innovation cybernétique.
Ce partenariat est souvent sous-évalué car il repose sur une part de secret – notamment dans le domaine du contre-terrorisme où l’expertise israélienne inspire directement les agences indiennes. Il correspond aussi à une convergence politique : le nationalisme assumé de Modi voit dans Israël un modèle de résilience sécuritaire et de modernisation militaire. Dans une Asie marquée par les tensions indo-chinoises, Israël représente pour l’Inde un acteur capable de renforcer son autonomie stratégique sans entrer dans la logique de blocs rigides.
Le Japon : un pivot technologique discret, mais crucial
Plus surprenante est la montée des liens entre Israël et le Japon, longtemps prudent en matière de relations avec les États du Moyen-Orient afin de préserver son accès énergétique. Mais face à la montée de la Chine, Tokyo a opéré un virage stratégique. Les grands conglomérats japonais ont massivement investi dans les start-up israéliennes, notamment dans la cybersécurité, la mobilité intelligente et l’intelligence artificielle.
Le Japon ne se contente pas d’investir : il s’inspire. L’approche israélienne en matière d’innovation militaire – agilité, essais rapides, intégration des technologies civiles – influence désormais la doctrine japonaise. L’intérêt de Tokyo pour les systèmes antimissiles développés par Israël témoigne de cette confiance. Un rapprochement encore sous-estimé car il s’effectue dans une grande discrétion diplomatique, mais il pourrait devenir l’un des axes majeurs de la stratégie japonaise dans la décennie à venir.
Taïwan : une convergence stratégique silencieuse
Le cas de Taïwan est sans doute le plus sensible. Officiellement, les relations diplomatiques entre Israël et Taipei sont limitées par la nécessité pour Israël de ménager la Chine. Mais officieusement, les échanges technologiques n’ont jamais cessé. La coopération touche notamment les capteurs, les composants avancés, la cybersécurité et certains secteurs de l’IA militaire. Taïwan, confrontée à la pression croissante de Pékin, voit en Israël un modèle de résilience, de militarisation intelligente et de préparation sociétale, notamment dans la gestion de la mobilisation et de la défense territoriale.
Ce lien discret, mais bien réel, illustre une forme de « coopération stratégique grise » de plus en plus fréquente en Asie : indispensable mais non assumée publiquement. Il montre aussi qu’Israël, malgré son souci de ne pas provoquer Pékin, devient pour plusieurs États un partenaire clé dans la construction d’un écosystème technologique non dépendant de la Chine.
Corée du Sud : l’alliance high-tech du XXIe siècle
La Corée du Sud est peut-être le pays asiatique qui, en dehors de l’Inde, a le plus rapidement intensifié sa coopération avec Israël. Les achats coréens de systèmes israéliens – radars, solutions antimissiles, technologies de drones – se multiplient. Mais, la relation dépasse la défense : automobile, robotique, industrie 4.0, cybersécurité. Séoul voit dans l’écosystème israélien une source de technologies agiles capables d’achever ses propres forces industrielles.
Pour la Corée, Israël est un laboratoire militaire pertinent. Comme Séoul, Israël vit sous la menace d’un voisin imprévisible et doit développer des systèmes de détection, de réaction et de dissuasion rapides. Les deux pays partagent une culture d’urgence stratégique, ce qui rend leurs coopérations naturelles et immédiatement opérationnelles.
Israël, alternative technologique à la Chine
Au-delà de ces liens bilatéraux, une autre dynamique se dessine : Israël devient une alternative technologique à la Chine, soutenue discrètement par les États-Unis. Washington voit dans le savoir-faire israélien – cybersécurité, IA militaire, drones, capteurs, technologies duales – un moyen d’aider ses partenaires asiatiques. Tant qu’Israël limite ses liens sensibles avec la Chine, les États-Unis encouragent cette montée en puissance.
Dans cette architecture, Israël se positionne comme un fournisseur stratégique de technologies critiques pour les démocraties asiatiques cherchant à réduire leur dépendance aux chaînes chinoises.
Une influence longtemps sous-estimée, désormais déterminante
L’influence d’Israël en Asie a longtemps été sous-estimée, mais aujourd’hui, de New Delhi à Tokyo, de Séoul à Taipei, Israël occupe une place centrale dans la construction d’un ordre asiatique résilient face à la montée des menaces.
Loin d’être un petit pays périphérique, Israël est devenu un acteur technologique pivot du continent asiatique. Et dans l’Asie du XXIe siècle, la technologie est la nouvelle géopolitique.
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