Diumenge 5 de juliol a L’Humanité va aparèixer un article col·lectiu titulat: « Non au délit de Palestine ». Dues-centes personalitats d’arreu d’Occident aporten el seu suport a Rima Hassan, l’eurodiputada de la France Insoumise en espera de ser jutjada per apologia del terrorisme. Els signants (islamo-gauchistes i jueus antisionistes) denuncien una instrumentalització de la justicia per fer callar la solidaritat amb els palestins: “Son crime ? Avoir publié, sur le réseau social X, une citation rappelant un principe pourtant inscrit au cœur du droit international : le droit des peuples à résister à la colonisation et à l’occupation de leur territoire par une armée étrangère».
També recorren a l’acusació de “genocidi” per legitimar la destrucció d’Israel, l’estat que representa -segons ells- el mal absolut, obviant que sigui al cost de l’extermini dels jueus. Per contra el jihadisme palestí està exonerat de tota responsabilitat pels crims comesos en el seu nom per tots els totalitarismes que convergeixen en l’antisemitisme. La victimització dels palestins encobreix el propòsit genocida contra l’estat-nació que salvaguarda l’existència del poble jueu.
Des d’un punt de vista realment humanista, tres dies després Anas Emmanuel Faour, franco-palestí de mare siriana, respon des de Tribune Juive: “L’apologie du terrorisme n’est pas un « délit de Palestine ».
Els defensors del mite de la causa palestina s’autoatribueixen virtuds morals en nom de les quals adopten els seus posicionaments incontestables ni judicialment, ni políticament. Un exemple casolà il·lustra aital supremacisme ètic: uns neo-estalinistes nostrats han denunciat a la fiscalia Pilar Rahola per negar el genocidi palestí. Ignorant tot principi deliberatiu a les festes de Sant Fermín s’exhibeix una pancarta demanant en euskera la “destrucció d’Israel”, com si fossin a Teheran. Brams similars veurem en les festes majors “alternatives” a les nostre viles i ciutats.
No hi ha als mitjans nostrats articles com aqueix de Charles Rojzman publicat ahir a Causeur: Il est temps d’ouvrir les yeux,
l est temps d’ouvrir les yeux, dis-je, car les prochains massacreurs ne portent pas d’uniforme. Ils enseignent, ils tweetent, ils rééduquent. Ils habitent nos universités, nos médias, nos ONG. Ils parlent le langage du bien et de la tolérance, mais c’est une tolérance qui désigne ses ennemis à la vindicte. Ils ont inventé la haine au nom de l’amour, le racisme au nom de l’antiracisme, l’exclusion au nom de l’inclusion. Comme jadis les Einsatzgruppen, ils croient agir en légitime défense : défendre la pureté morale du monde contre les « dominants », les « sionistes », les « colonialistes », les « hommes blancs », les « héritiers du patriarcat ». Ils se rêvent résistants et ne voient pas qu’ils préparent le terrain d’une nouvelle barbarie morale.
Rien n’est plus dangereux que la haine justifiée par la vertu. Elle tue sans remords, elle massacre en chantant. C’est elle qui, au Rwanda, a fait des paysans hutus les exécuteurs d’un peuple voisin — au nom de la peur d’être exterminés. C’est elle qui, au Cambodge, a poussé les enfants de la paysannerie à abattre leurs professeurs. C’est elle, déjà, qui en Europe avait transformé la culture allemande en machine à détruire. Et c’est elle, encore, qui aujourd’hui, sous des noms nouveaux, sous des drapeaux arc-en-ciel ou des pancartes de campus, insinue dans les esprits le même poison : celui de la désignation, du ressentiment, du droit à haïr au nom du bien.
Nous sommes redevenus les spectateurs tranquilles du retour du mal. Il se déploie à visage découvert dans les réseaux sociaux, dans les cortèges, dans les universités américaines où l’on acclame des massacres, où l’on exulte devant des cadavres israéliens, où l’on nie le droit à l’existence d’un peuple au nom de la justice. La barbarie nouvelle est morale, sentimentale, compassionnelle. Elle s’enrobe de culpabilité occidentale, d’antisionisme déguisé en humanisme. Elle croit réparer les crimes de l’histoire en préparant ceux de demain.
Il est temps d’ouvrir les yeux, car l’histoire recommence toujours sous d’autres formes. Nous n’avons rien appris de nos ruines. Nous ne voulons pas savoir que les massacres naissent d’abord des mots, puis des silences. Que les crimes de masse commencent dans les universités, dans les tribunes, dans la presse, dans l’inversion tranquille du bien et du mal. Et que, lorsque la vérité sera enfin dite, il sera trop tard : il y aura déjà des morts, des charniers, des cris effacés par le vacarme des justifications.Ce siècle qui se dit éclairé vit déjà dans la nuit du cœur. Le mensonge est devenu foi, la haine s’appelle amour, la lâcheté se nomme prudence. Il est temps d’ouvrir les yeux — non pour fuir, mais pour affronter. Car il n’y aura de paix qu’à condition de nommer le mal, fût-il dissimulé sous les apparences du progrès ou de la justice. Ce n’est pas le monde qu’il faut sauver, mais l’âme humaine — cette chose fragile, invisible, qui disparaît chaque fois qu’un homme croit avoir raison d’un autre au nom de la vertu.
Post Scriptum, 20 d’agost del 2026.
Una informació de Le Figaro impossible de trobar a Vilaweb, TV3 i la resta dels mitjans palestinistes nostrats: “Une ministre suédoise d’origine palestinienne suscite la polémique en portant une étoile de David pour dénoncer l’antisémitisme“.
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