De Jacques Derrida (1930-2004) només n’he llegit una obra tardana (“Le dernier des Juifs”, Éditions Galilée, 2014, però -crec- significativa de la seva personalitat ja que tracta de la seva pertinença i no-pertinença alhora a la identitat jueva. La seva obra filosòfica la conec indirectament a través de les crítiques al desconstructivisme i al post-modernisme que va predicar i, si tota és com el llibre que he llegit, penso que he fet bé estalviant-me’n la lectura. Trobo el seu estil recargolat, negant constantment allò que acaba d’afirmar quatre ratlles abans, sense conclusions clares d’allò que realment vol dir, tot adornant la seva dialèctica amb un pedantisme displicent envers als seus crítics, (amb els quals rarament va gosar confrontar-s’hi). Defugir el debat i la crítica racional és una de les característiques del wokisme que fa de Derrida un dels seus màxims inspiradors.
He combinat aqueixa lectura amb la d’una entrevista llarga a Le Monde publicada el 19 d’agost del 2004, poc abans del seu traspàs, de caire autobiogràfic titulada significativament “Je suis en guerre contre moi-même”. Sobta que un intel·lectual que ha bastit la seva elucubració denostant tot allò local, familiar, comunitari (en el sentit nacional), la juedïtat, l’estat-nació del poble jueu, la civilització occidental, a les portes de la mort es dediqui a repensar la seva identitat jueva afirmant que, malgrat totes les crítiques contra Israel i el món jueu, “je ne la dénierai pas”. Però és incapaç d’afirmar-la en positiu, com gairebé res a la seva vida personal i cultural.
Es reclama el darrer dels jueus, però mullerat amb una dona no jueva els seus fills no ho son, ni porten el seu cognom sinó el de la mare. En aqueix sentit, efectivament, es el l’últim jueu de la seva família i es veu a si mateix, en la seva megalomania, també la personificació del final del poble jueu. Així ho interpreten els seus fidels seguidor aplegats en el portal “Derridex. Index des termes de l’oeuvre de Jacques Derrida“:
“Il a désavoué ou semblé trahir, parjurer les dogmes du judaïsme, ce qui fait de lui le plus indigne. Mais inversement cette rupture même le rend “authentique”, car il accepte le déracinement. Dernier survivant, il est aussi le plus juif de tous.
– en tant que dernier (et seul) survivant [selon lui], il assume l’héritage des générations. Il prend à son compte une exigence démesurée : une responsabilité universelle, sans limite, inconditionnelle, un appel à une justice excédant le droit, dans le prolongement de l’alliance d’Abraham.
– dernier des Juifs, c’est aussi celui qui habite ce qui reste du judaïsme. Le dernier des eschatologistes maintient l’avenir ouvert. S’il annonce la fin du judaïsme, c’est pour en fonder un autre, qui ne serait plus le même.
Tout se passe “comme si” le moins pouvait le plus (il insiste sur le “comme si”) : mais tu te montreras juif, plus tu le seras (c’est la formule du marrane). Le dernier juif peut être le pire des juifs, mais aussi celui qui garantit la série. Exclu-inclu, dehors-dedans, il n’appartient pas de fait à la culture juive, il est au bord de la série et la débordant”.
En el fons rau un plantejament negatiu: postulant que hom pot trobar en tot enunciat una significació i la contrària permet la més completa desrealització a l’hora d’interpretar un text o formular una idea. Sartre en deia “penser contre soi-même”. Un exemple entre tants, l’aporta Alexandre Gilbert en un apunt titulat “Derrida, de Man et la déconstruction“, publicat a The Times of Israel el 21 de febrer del 2022: “On a vu ainsi Derrida camper en 1988, dans un texte de plus de quatre-vingts pages intitulé « La guerre de Paul de Man », un collaborateur antisémite comme Paul de Man en « martyr », critique de l’antisémitisme et quasi résistant”. Jacques Derrida, un jueu que havent conegut personalment la dimensió de l’holocaust se’n inhibeix respecte dels efectes persistents i acaba blanquejant l’antisemitisme i calla quan al seu voltant hom brama que el sionisme és el nou nazisme i que l’holocaust d’ara el pateixen els palestins.
No hi ha en Derrida, Foucault, ni en els altres continuadors del pensament d’Heidegger, ni un bri de pensament innovador i nacionalment autocentrat, sinó la recuperació en nom del progressisme abstracte i banal de la relativització radical i la desconstrucció de categories filosòfiques i conceptes històrics racionalment elaborats. Hom difumina fets veritablement contrastats en favor d’una interpretació sense límits que té per objectiu recusar l’universalisme dels drets de les persones i els pobles (estigmatitzada com una creació interessada de la cultura juedo-cristiana occidental) en pro d’un relativisme inabastable.
Pierre-André Taguieff va retratar Derrida i la seva generació de desconstrivistes en aqueixa frase lapidària a Le Figaro del 8 de gener del 2022, «Du pédantisme déconstructionniste est né ce monstre qu’est le “wokisme”», parlant especificament de Derrida: “Il faut pointer le grand malentendu sur la déconstruction : par son ambiguïté constitutive, l’entreprise derridienne, mi-philosophique mi-littéraire, située entre l’orthodoxie heideggérienne et l’avant-gardisme académique étatsunien, pouvait être mise à toutes les sauces, ce qui faisait croire à tous ceux qui s’en inspiraient qu’ils parvenaient ainsi aux sommets de l’inventivité intellectuelle, et, plus particulièrement, aux critiques littéraires qu’ils étaient devenus philosophes et aux heideggériens les plus compassés qu’ils dansaient avec la langue.
La mode déconstructionniste a eu notamment pour effet de stériliser la pensée philosophique en France, en la réduisant à l’imitation pieuse des écrits de Jacques Derrida et de ses disciples immédiats, comme Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe. Cette mode intellectuelle et langagière présente quatre traits distinctifs : sa longue durée, sa force d’intimidation, sa vitesse de propagation internationale et sa traduction en une vulgate dont les variantes se rencontrent dans des domaines extrêmement divers, de l’art contemporain à la pédagogie, de l’antiracisme et du néo-féminisme au discours publicitaire et à la propagande politique. Le mot d’ordre des déconstructeurs est simple : tout peut et doit être déconstruit. Mais il est trompeur, car seule la culture occidentale fait l’objet d’une déconstruction systématique. Il n’est pas question, par exemple, de déconstruire le «ressenti» victimaire des catégories sociales dites minoritaires, dominées ou racisées. Criminalisé et diabolisé dans toutes ses composantes, le monde occidental est voué à être démoli, mis en pièces, pour être remplacé par un monde meilleur qui n’est guère défini que par la négation de tout ce qu’est l’Occident aux yeux de ses ennemis.
On peut y voir la dernière version en date de la grande illusion communiste. Il faut rappeler que l’imposture criminelle qu’est le communisme, qui a toujours ses adeptes, ses militants et ses apologètes, tenait sa séduction de ce qu’elle avançait sous le drapeau du «progressisme» et promettait de réaliser universellement l’égalité des conditions après la destruction de la société capitaliste. L’utopie égalitaire s’est redéfinie à travers le «wokisme», nouvelle figure de l’égalitarisme radical marié à l’étrange haine de soi cultivée par les intellectuels occidentaux. Il ne s’agit plus seulement d’en finir avec le capitalisme, il faut détruire la civilisation occidentale en commençant par criminaliser son passé tout entier et rejeter en conséquence tous ses héritages. La destruction de la langue par l’écriture inclusive fait partie de ce programme de décivilisation vertuiste. Il y a là un appel à un ethnocide de grande ampleur. Du pédantisme déconstructionniste plus ou moins ludique est né ce monstre qu’est le «wokisme», conformisme conquérant qui semble marquer l’émergence d’un nouvel esprit totalitaire.”
Post Scriptum, 21 de gener del 2026.
Tribune Juive public+a ahir aqueix text de Nicolas Carras, “Derrida et Israël : une rhétorique mortifère sous couvert d’humanisme – Démontage du texte « Nous ? ».
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