Avui, a Tribune Juive, David Duquesne, infermer i escriptor, denuncia el palestinisme de l’esquerra francesa:
Derrière le soutien affiché à la Palestine se cache souvent autre chose : une passion idéologique née des ruines de la guerre d’Algérie, une nostalgie de la révolution tiers-mondiste, et un antisémitisme de substitution maquillé en humanisme. Le palestinisme est le dernier masque des révolutionnaires ratés.
Des porteurs de valises aux porteurs de keffieh
Le palestinisme français n’est pas qu’un engagement géopolitique ou une solidarité avec un peuple en souffrance. Il est, pour une partie de la gauche française, un miroir, un prolongement, un refuge. Il descend en droite ligne des porteurs de valises du FLN pendant la guerre d’Algérie, ces Français qui ont aidé activement une organisation terroriste à lutter contre leur propre pays au nom de l’anticolonialisme.
Puis vinrent les pieds rouges, ces jeunes idéalistes partis s’installer en Algérie après l’indépendance, rêvant d’y bâtir un État laïc et socialiste. Alger devait devenir leur La Havane méditerranéenne. Mais très vite, ils furent renvoyés à Paris par un régime autoritaire qui ne voulait pas d’eux.
Frustrés, désavoués, ces militants sont rentrés avec leur utopie dans les valises, bien décidés à réimporter leur révolution manquée sur le sol français.
Les Maghrébins comme Palestiniens de substitution
Dès les années 70, avec l’arrivée massive d’immigrés nord-africains, ces anciens compagnons de route du FLN se recyclent. L’immigré algérien devient le nouveau colonisé, le Palestinien de l’intérieur, à protéger contre le racisme, à défendre coûte que coûte.
Peu importent ses opinions, ses croyances ou ses attentes : il devient une figure, une pièce maîtresse dans le récit d’une gauche en manque de cause glorieuse. Et la Palestine, dans cette logique, n’est plus une nation mais une fabrique de martyrs au service d’un fantasme : l’éternelle lutte contre l’Occident.
Une imposture humaniste aux relents de haine
Ce glissement idéologique est dangereux. Car le soutien à la Palestine n’est plus un acte humaniste : il devient un alibi politique, un moyen de déguiser la haine de l’Occident, du christianisme et surtout d’Israël.
L’antisémitisme, devenu tabou, se camoufle derrière une rhétorique compassionnelle. Israël est traité comme l’oppresseur absolu, l’État nazi, l’incarnation du mal. Dans ce renversement pernicieux, le Juif redevient l’ennemi, mais cette fois sous les traits du soldat israélien. Et Gaza devient le terrain idéal pour projeter ses névroses anti-occidentales.
L’islam, nouvel outil révolutionnaire
Ironie de l’histoire : les mêmes qui rêvaient d’un monde laïc et socialiste se retrouvent à défendre les discours du Hamas. Pourquoi ? Parce que l’islam politique est devenu un allié stratégique. Il permet de souder les quartiers contre la République, d’entretenir la guerre des races et des identités, et de justifier la violence par l’humiliation supposée des dominés.
Ce n’est plus de l’humanisme, c’est une passion pour la dictature, version Coran et kalachnikov. Une société rêvée où le christianisme serait éradiqué, la France blanche effacée, les valeurs universelles liquidées.
Une gauche ivre d’elle-même
Le palestinisme révèle une vérité crue : la gauche française ne s’est jamais remise de la chute de ses idoles. Privée de prolétariat, d’un peuple qu’elle a rejeté et diabolisé, elle s’est réfugiée dans le tiers-monde, puis dans les banlieues, puis dans l’islam politique. Elle a troqué l’universalisme pour le communautarisme, la laïcité pour l’islamo-gauchisme, et la solidarité pour l’identitarisme inversé. Elle ne défend pas les Palestiniens : elle se défend elle-même, contre son vide idéologique.
Conclusion : la soumission mentale ne sauvera personne
Il ne s’agit pas de nier la tragédie palestinienne. Il s’agit de comprendre pourquoi, en France, elle devient un totem, un mythe, un exutoire malsain. Et pourquoi tant de militants la brandissent non pour soutenir un peuple, mais pour détruire un pays : le leur.
Le palestinisme n’est pas une cause, c’est une pathologie politique. Une passion triste, recyclée, et dangereuse. La France mérite mieux que ce théâtre d’ombres où la justice sert de prétexte à la soumission.
Post Scriptum, 27 de juny del 2025.
David Duquesne abans d’ahir a Causeur: Le tribalisme solidaire, angle mort du discours sur l’islamisme.
Post Scriptum, 16 de juliol del 2025.
David Duquesne, avui a Tribune Juive: «Le prix du réel : quand la vérité rend infréquentable».
Depuis plus de quarante ans, un climat de peur s’est installé en France autour des questions d’immigration et d’islam. Ce climat n’a rien d’un débat ouvert : il repose sur une pression morale constante, un terrorisme intellectuel rampant qui ne dit pas son nom, mais qui agit efficacement. Quiconque ose exprimer une critique, pourtant légitime et pondérée, prend aussitôt le risque d’être ostracisé, classé parmi les infréquentables, voire socialement condamné.
Ce phénomène dépasse largement le champ médiatique ou politique. Il opère au cœur même des classes moyennes, dans les milieux professionnels, familiaux, associatifs, amicaux. Ici, la parole devient périlleuse, non parce qu’elle est fausse ou haineuse, mais parce qu’elle transgresse les codes implicites du conformisme. On vous laisse parler une fois, on vous oppose des lieux communs — « Tu exagères », « C’est plus complexe », « Attention à l’amalgame » — mais si vous insistez, alors on vous isole.
Ce qui est frappant, c’est que ce rejet n’est pas motivé par un désaccord rationnel, mais par la peur du stigmate, de l’étiquette, de l’association dangereuse. Il y a une panique diffuse à l’idée d’être vu comme « proche de », « dans la même mouvance que », « pas clair sur ces sujets ». Et cette peur pousse même les gens qui pensent la même chose que vous à vous abandonner, voire à vous désavouer publiquement.
Cette mécanique a été parfaitement résumée par Arthur Schopenhauer, philosophe du réel sans illusion: « Ce que le troupeau déteste le plus, ce n’est pas tant l’opinion différente que le courage de celui qui ose l’exprimer ».
Tout est là. Ce n’est pas l’idée en elle-même qui dérange, c’est le fait de la dire à voix haute, avec fermeté et sans honte. Celui qui parle ainsi force les autres à se regarder en face, à confronter leur silence, leur lâcheté, leur prudence stratégique. Et cette confrontation est insupportable.
C’est pourquoi, dans la société française actuelle, ceux qui ont raison trop tôt, ceux qui brisent le silence, sont souvent les plus sévèrement punis. On ne leur pardonne pas d’avoir vu clair avant tout le monde. Et on ne leur pardonne surtout pas de ne pas avoir attendu l’autorisation générale pour le dire.
Ce phénomène est d’autant plus toxique qu’il s’appuie sur un ruissellement idéologique puissant, venu des élites culturelles et médiatiques. Depuis plusieurs décennies, les grands médias, majoritairement marqués à gauche, ont façonné une vision du monde où toute critique de l’immigration est assimilée à du racisme, et toute réserve sur l’islam à de l’intolérance. Cette lecture a infusé dans les couches moyennes, qui n’osent plus exprimer ce qu’elles vivent. Elles se replient dans des discours convenus, récitent des éléments de langage, et surtout, se désolidarisent de toute personne qui dérange le confort collectif.
Il y a là un mécanisme de protection tribale. On sacrifie celui qui parle, non pas parce qu’il a tort, mais parce qu’il menace l’équilibre moral du groupe. On l’accable pour éviter d’être accusé à son tour. Cette lâcheté déguisée en vertu a été justement dénoncée par Alexandre Del Valle, dans une formule tranchante : « Les coupeurs de langue sont les alliés objectifs des coupeurs de tête ».
Autrement dit, ceux qui imposent le silence aux lucides préparent le terrain des violences futures. En censurant le langage, on empêche la société de nommer ses problèmes — donc de les résoudre. Et ce déni collectif ne fait que nourrir la colère, la défiance et, tôt ou tard, la brutalité.
On touche ici à une mécanique collective de destruction, bien connue dans les régimes totalitaires ou les systèmes de domination molle, mais que l’on peine encore à nommer en France. C’est un engrenage d’autant plus pervers qu’il avance sous couvert de vertu, d’amour, de « protection de l’image », de morale progressiste — mais qui, dans les faits, broie les individus récalcitrants.
La mise à mort sociale ne s’arrête pas aux plateaux télé ni aux cercles d’opinion. Elle se déploie jusque dans les foyers, les couples, les familles, les métiers. Elle prend racine là où la personne croyait être protégée : dans l’intimité, dans la filiation, dans l’amour. Et c’est là que le poison agit le plus profondément.
On croit, au départ, pouvoir dire les choses calmement, raconter une histoire, exprimer une vérité vécue. Mais si cette vérité dérange l’ordre établi — surtout quand elle contredit le récit sacralisé de la société multiculturelle heureuse — alors on devient un problème à neutraliser. Pas parce qu’on ment, mais parce qu’on dit trop bien ce que d’autres veulent cacher.
Certains en paient le prix dans leur chair. On leur refuse le rôle de parent, de grands-parents, on les coupe de leurs enfants, de leurs petits-enfants, on les pousse à renoncer à leurs projets, à se renier eux-mêmes, à choisir entre leur parole et leur famille. On leur colle dans le dos l’étiquette « islamophobe », « raciste », « extrême droite », alors qu’ils viennent parfois eux-mêmes de l’autre rive, qu’ils sont les enfants de l’immigration, du sacrifice, du travail, de l’assimilation. Et c’est cela, justement, qu’on ne leur pardonne pas.
Il faut bien le comprendre : dans cette société où le réel est devenu un blasphème, celui qui ose le décrire devient une menace symbolique. Et cette menace, on la traite comme autrefois les hérétiques. On ne se contente pas de l’exclure, on le rend vulnérable. On le désigne. On l’isole. On le pousse à la faute. Et dès qu’il tombe, on justifie la chute en pointant sa « déviance », sa « radicalité », son « obsession ».
Mais le plus grave est ailleurs : on fait de lui une cible. Car dans ce climat de désignation publique, l’infréquentable devient un signal. On l’a dit « raciste » ou « fasciste » ? Alors on sait, dans certains quartiers, qu’il est « autorisé » de l’insulter, de l’agresser, de le menacer, de lui faire peur. La meute sait lire les codes. La délation morale venue d’en haut devient mise en danger physique venue d’en bas.
La France ne souffre pas d’un excès de parole, mais d’un déficit de vérité partagée. Elle se paralyse sous l’effet d’un conformisme mou, d’un souci d’image, d’un chantage émotionnel permanent. Le vivre-ensemble, devenu religion d’État, a remplacé la lucidité par la liturgie.
Or une démocratie ne peut survivre sans liberté d’analyse, sans conflit assumé, sans possibilité de heurter. Celui qui ose encore parler, non pas pour diviser, mais pour alerter, devrait être entendu, pas éliminé.
Le drame n’est pas que certains disent des choses dérangeantes. Le drame, c’est que tant de gens, qui pensent la même chose, préfèrent les laisser seuls au front.
Post Scriptum, 27 de juliol del 2025.
Ahir, David Duquesne a Tribune Juive: “Macron, le premier de cordée palestiniste“.
𝐃𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐱 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐢𝐞𝐧. 𝐋𝐞 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ? 𝐔𝐧 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭, 𝐜𝐞𝐧𝐬𝐞́ 𝐝𝐞́𝐬𝐚𝐦𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐥𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐬𝐮𝐥𝐦𝐚𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞𝐫 𝐥’𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐢𝐞𝐝 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐫𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐌𝐮𝐬𝐮𝐥𝐦𝐚𝐧𝐬.
Ce pari, à première vue habile, repose en réalité sur une méconnaissance dramatique du monde arabo-musulman, des logiques propres à l’islam politique — mais aussi à l’islam communautaire.
Il ne s’agit pas seulement d’une stratégie de conquête par le haut, avec des cadres idéologues, des associations-écrans et des relais électoraux. Il s’agit aussi d’une pression diffuse, enracinée dans le tissu social, dans les familles, dans les quartiers, dans les écoles — un islam de l’entre-soi, de la norme sociale, de la pression religieuse implicite. Ce communautarisme n’a pas besoin de violence pour gagner du terrain : il se nourrit du renoncement.
𝐋𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐚𝐫𝐚𝐛𝐨-𝐦𝐮𝐬𝐮𝐥𝐦𝐚𝐧 : 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐝𝐮 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞
Je connais ce monde. J’en viens. Et je peux l’affirmer sans détour : dans les sociétés arabo-musulmanes, le respect ne naît jamais de la gentillesse ou de la diplomatie, mais toujours de la force. La concession y est perçue comme une défaite. La parole douce, comme un aveu de faiblesse. 𝐄𝐭 𝐥’𝐚𝐩𝐚𝐢𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧.
𝐂𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭 𝐚𝐧𝐭𝐡𝐫𝐨𝐩𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐠𝐞́𝐨𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
Regardez l’exemple de Boualem Sansal, l’un des plus grands écrivains algériens francophones : emprisonné depuis novembre 2024, condamné à cinq ans de prison ferme pour « atteinte à l’unité nationale » à cause de ses propos. Malade, âgé, respecté dans le monde entier, il est aujourd’hui otage du pouvoir algérien. Et que fait la France ? Elle proteste sans effet. Parce qu’il n’y a aucun rapport de force.
Céder, c’est légitimer la violence
Reconnaître la Palestine aujourd’hui, c’est envoyer un message clair : les méthodes du Hamas fonctionnent. Le 7 octobre, des civils israéliens ont été massacrés, des enfants décapités, des femmes violées. Et quelques mois plus tard, la France envisage de récompenser ce mouvement par une reconnaissance symbolique.
Cette décision n’apaisera rien. Elle validera aux yeux de nombreux jeunes musulmans en France — déjà travaillés par l’islam politique — que seule la radicalité paie. Que les émeutes, les menaces, les accusations de racisme, les intimidations religieuses font plier l’État.
La Palestine ? Mais quelle Palestine ?
Il faut avoir le courage de poser la question : qu’est-ce que la Palestine aujourd’hui ?
• Quelle est son armée ?
• Quelle est son autorité légitime : le Hamas ? l’Autorité palestinienne moribonde ?
• Où sont ses frontières fixes ?
• Quelles sont ses institutions démocratiques ?
• Si des élections avaient lieu demain, qui l’emporterait ? Le Hamas, sans doute, et largement.
Autrement dit : reconnaître la Palestine aujourd’hui, c’est reconnaître un proto-État islamiste, plus proche de l’Afghanistan taliban que d’une démocratie.
Une faute stratégique majeure
Cette manœuvre n’est donc pas seulement un contresens culturel : c’est une faute stratégique.
Les islamistes ne veulent pas la paix : ils veulent la victoire. Chaque recul crée un précédent. Chaque précédent devient jurisprudence. Chaque jurisprudence un tremplin pour exiger davantage.
Demain, après la Palestine, ce sera quoi ? Le retrait de la loi de 2004 ? Le retour du voile à l’école ? L’interdiction de critiquer l’islam ? Le retour du délit de blasphème ? L’exigence de dhimmitude envers les Français de confession juive ? L’acceptation de lois de la charia dans notre législation ?
Gouverner, ce n’est pas céder
Reconnaître la Palestine dans le contexte actuel, sous la pression d’un chantage communautaire, c’est faire triompher la stratégie des Frères Musulmans, sans même qu’ils aient besoin de s’exposer.
C’est une victoire pour les islamistes, une consécration pour ceux qui veulent imposer leur vision du monde par la force, la peur et le chantage. Pour Israël, cela ne changera rien. Sur le terrain, les rapports de force militaires, territoriaux et géopolitiques resteront les mêmes. Ni les États-Unis, ni l’Allemagne, ni aucun acteur sérieux n’a reconnu un État palestinien en tant qu’entité dotée de frontières, d’un gouvernement stable et d’une armée.
Mais pour nous, en France, cela change tout.
𝐂𝐚𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐥, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐜̧𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧.
Elle nourrira un discours explosif : « La France a cédé. Le Hamas avait raison. Seule la violence paie. » Ce narratif — qui lie l’attentat, la pression communautaire et l’obtention de concessions politiques — sera un moteur de radicalisation.
Cela rejoint une logique bien connue de la dynamique révolutionnaire : c’est par la terreur, par le sang, par la destruction des innocents qu’on renverse un ordre établi. Les attentats ne sont pas des anomalies ; ils deviennent des instruments. Et la récompense politique accordée dans leur sillage est perçue comme une validation posthume du djihad.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐣𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐮𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐮𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐆. 𝐃𝐚𝐧𝐭𝐞𝐜, 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐢𝐬𝐥𝐚𝐦 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐮 𝐝𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐭 : 𝐮𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐢𝐭𝐚𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐞𝐮𝐱
, donc incontestable. Une idéologie de contrôle absolu, de soumission, de conquête et de guerre, habillée des habits du sacré.
Nous ne faisons pas un geste de paix. Nous envoyons un signal de faiblesse. Et dans les semaines et mois à venir, nous verrons le prix de ce signal : davantage de radicalisation, davantage de vocations djihadistes, davantage de jeunes convaincus que la République peut être prise à la gorge.
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐥𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.
Et ceux qui nous gouvernent ont oublié que dans l’histoire des peuples, chaque renoncement se paie.
𝐌𝐚𝐜𝐫𝐨𝐧 𝐯𝐚𝐥𝐢𝐝𝐞 𝐥𝐞 𝐝𝐣𝐢𝐡𝐚𝐝 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐚𝐫𝐦𝐞 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐮𝐚𝐬𝐢𝐨𝐧.
Macron ne trahit pas seulement la France.
Il trahit d’abord les Français, tous les Français — quelles que soient leurs origines — qui refusent de vivre sous la menace, sous la peur, sous la pression islamiste.
𝐈𝐥 𝐭𝐫𝐚𝐡𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞𝐬, 𝐞́𝐠𝐚𝐮𝐱, 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞́𝐬.
𝑰𝙡 𝙤𝒇𝙛𝒓𝙚 𝙡𝒆𝙨 𝙁𝒓𝙖𝒏𝙘̧𝒂𝙞𝒔 𝒅𝙚 𝙘𝒐𝙣𝒇𝙚𝒔𝙨𝒊𝙤𝒏 𝒋𝙪𝒊𝙫𝒆 𝒂̀ 𝒍𝙖 𝙫𝒊𝙣𝒅𝙞𝒄𝙩𝒆 « 𝒂𝙣𝒕𝙞𝒔𝙞𝒐𝙣𝒊𝙨𝒕𝙚 », 𝒂̀ 𝒍’𝒂𝙣𝒕𝙞𝒔𝙚́𝒎𝙞𝒕𝙞𝒔𝙢𝒆 𝒂𝙧𝒂𝙗𝒐-𝒎𝙪𝒔𝙪𝒍𝙢𝒂𝙣 𝙚𝒕 𝒅𝙚 𝙜𝒂𝙪𝒄𝙝𝒆.
Et dans ce naufrage, il n’offre même plus aux musulmans assimilés un modèle auquel croire : il ne leur tend pas la main, il leur retire la République.
En cédant ainsi, Macron devient le premier de cordée… palestiniste.
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