Jaume Renyer

per l'esquerra de la llibertat

14 de febrer de 2017
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Assassinats i míssils del règim comunista nord-coreà

Segons informa avui mateix The Korea Herald, Kim Jung-Nam, germanastre del dictador nord-coreà ha estat assassinat a l’aeroport de Kuala Lumpur, capital de Malàisia, en un episodi més de les cruentes purgues que el règim comunista periòdicament duu a terme entre els cercles dirigents per resoldre les tensions polítiques i les conspiracions -reals o imaginàries- que el caracteritzen des de la seva fundació.

Aqueix crim coincideix amb els nous llançaments de míssils transcontinentals en fase de proves que la dinastia comunista exhibeix davant el món per mostrar la seva aparent fortalesa quan la realitat interna és la misèria crònica de la població sotmesa a unes condicions de vida infames fora dels reduïts cercles de la nomenclatura. La cobertura de Xina permet la supervivència d’aqueix sistema execrable que ajuda Iran a desenvolupar les seves capacitats militars i amenaça els estats veïns en profit de Pequin.

Post Scriptum, 21 de març del 2017.

Segons publicà ahir The Algemeiner els atacs de l’aviació israeliana a Síria cerquen destruir els míssils nord-coreans lliurats via Iran a Hizbul·là que es prepara per una nova guerra contra l’estat jueu.

Post Scriptum, 23 de març del 2017.

Segons publicà ahir The Times of Israel, el ministre de Defensa Liberman considera el règim de Corea del Nord una amenaça més greu per a Israel que el mateix Iran.

Post Scriptum, 16 d’abril del 2017.

Segons aqueix article d’avui al digital israelià DEBKA, el llançament fallit del míssil nord-coreà probablement ha estat arran d’un sabotatge.

Post Scriptum, 9 d’agost del 2017.

Ahir, el digital israelià Debka publicava un article titulat “North Korea at nuclear threshold. What about Iran?” on assenyalava l’acord de cooperació militar signat a Teheran entre Iran i Corea del Nord ara que totes les informacions apunten que, finalment, els comunistes han aconseguit reduir les dimensions de la bomba atòmica de tal manera que pot ser llançada per un míssil transcontinental. Aviat aqueixa capacitat estarà en mans del règims dels aiatol·là i allavòrens de res serviran les sancions adoptades també ahir pel Consell de Seguretat de les Nacions Unides contra el règim de Pyongiang ni el tractat de limitació del desenvolupament nuclear signat entre el G5+1 i Iran.

Post Scriptum, 12 de setembre del 2017.

Jean-Louis Margolin, professor d’història contemporània a la Universitat d’Aix-Marsella especialitzat en estudis asiàtics, va publicar ahir a Le Figaro aqueix article titulat “Pourquoi il faut réellement s’inquéter de la crise nord-coréenne“:

Sommes-nous arrivés à un point décisif de la question nord-coréenne?

Jean-Marie MARGOLIN. – Pour la première fois, s’est produit ce qu’on redoutait depuis le lancement du programme nucléaire et balistique nord-coréen, soit au moins depuis le début des années 90: la Corée du Nord dispose déjà, ou disposera sous peu de mois d’un armement nucléaire opérationnel, au moins à moyenne portée. Ce qui place en tout cas dans la ligne de mire la Corée du Sud, le Japon et une pléiade de bases américaines, du Japon à Guam en passant par Okinawa, et bien sûr la Corée du Sud.

Pire encore: on soupçonne un programme très avancé de missiles intercontinentaux (ICBM) pouvant bientôt atteindre les Etats-Unis… et l’Europe. Laisser faire, c’est s’exposer lors d’un hypothétique conflit ultérieur à des représailles nord-coréennes encore beaucoup plus coûteuses pour les populations des pays concernés que ce qui est envisageable aujourd’hui. Tout dirigeant politique que cela n’angoisserait pas serait un irresponsable dangereux.

La Corée du Nord montre-t-elle une quelconque volonté de négociation?

Depuis l’avènement de Kim Jong-un, en 2011, la Corée du Nord a rompu avec l’alternance de moments de grande tension et de détente (au moins apparente) qui caractérisait la politique internationale de ses prédécesseurs. La Corée du Nord se montrait favorable aux ouvertures diplomatiques, et plusieurs accords de désarmement nucléaire de grande ampleur avaient été signés en 1994 et en 2005… quitte à ne pas être respectés au travers de la poursuite d’un programme nucléaire clandestin.

Or, ces dernières années, la tension est permanente, de plus en plus extrême, et tout contact diplomatique effectif paraît rompu. La Corée du Nord en est la principale, sinon l’unique responsable. En effet, sous Obama aux Etats-Unis, puis ces derniers mois avec le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, élu sur un programme d’ouverture et de réconciliation avec sa voisine, les possibilités pour Pyongyang d’entamer de fructueuses négociations n’ont pas manqué. Or celle-ci a rejeté toutes les perches qui lui étaient tendues (encore il y a peu lors de l’ASEAN Regional Forum, seule structure de sécurité de l’Asie de l’Est, où le ministre nord-coréen a refusé tout entretien avec le Secrétaire d’Etat Tillerson, pourtant pas un faucon dans l’administration Trump).

Que veut Kim Jong-Un?

Pas la conquête du monde, ni la destruction de l’humanité, ni bien sûr celle de son pays. Mais pas non plus un simple accord de sécurisation (sous la forme ou non d’un traité de paix avec les USA), ou la levée des sanctions, ou divers avantages matériels, y compris financiers. Si c’était là le but recherché, pourquoi provoquer autant, rejeter toute ouverture diplomatique, et avoir déjà abouti à resserrer l’alliance entre USA, Corée du Sud et Japon?

Il est également naïf d’affirmer (comme je l’entends constamment sur tous les médias) que le régime peut estimer à bon droit que l’armement nucléaire est sa seule garantie de survie, compte tenu du sort réservé à Saddam Hussein en Irak. Outre que le programme nucléaire a été lancé au moins quinze ans avant le renversement de celui-ci, il y a bien d’autres façons, moins dangereuses et plus efficaces, de consolider son indépendance, y compris pour les petits pays hostiles aux USA. De plus, j’y reviendrai, il est fort possible désormais que ce soit justement ce programme nucléaire qui aboutisse à l’effondrement de la Corée du Nord sous les bombes.

En réalité, j’en suis venu à la conclusion que Pyongyang ne cherche rien de moins que

-l’entérinement de son programme nucléaire et balistique

-le retrait des forces américaines de Corée du Sud, et l’humiliation de Washington

-une forme de neutralisation de la Corée du Sud, premier pas dans un processus probablement long de réunification de la Corée sous l’égide de Pyongyang. Kim Jong-Un, jouant sur le nationalisme volontiers xénophobe si courant dans les deux Corée, deviendrait le héros de la patrie débarrassée de toute soumission à l’étranger.

Cela peut paraître osé, voire aberrant. Mais Kim Jong-Un, qui n’a pas à redouter d’opposition interne, sait pouvoir encore être au pouvoir vers 2070 – il a le temps pour parvenir à ses fins, s’il n’est pas arrêté en chemin.

Y-a-t-il un espace pour la négociation?

Poutine dit le penser, les Chinois aussi, et les dirigeants occidentaux sont bien obligés de l’évoquer eux aussi, qu’il y croient ou pas. Mais on sort de décennies de pourparlers sous toutes les formules imaginables, de milliers d’heures de parlotes qui n’ont à peu près servi à rien. Je crois vraiment que Kim Jong-Un n’acceptera de conclure un quelconque que sur la base des trois points précités. Le reste du monde peut-il lui céder? Outre la menace renforcée pour la Corée du Sud, et le renforcement d’une effroyable dictature qui maltraite épouvantablement son peuple, les conséquences prévisibles seraient désastreuses pour le monde entier:

-feu vert accordé à une prolifération nucléaire sans précédent, à commencer par la Corée du Sud et le Japon, à fins de défense;

-décrédibilisation sans précédent du «parapluie» militaire américain, non seulement pour l’Asie (où la puissance chinoise deviendrait rapidement hégémonique), mais aussi pour l’Europe.

Je ne crois pas à une négociation sur de pareilles bases. Et je ne la désire pas.

La solution consisterait-elle alors en des sanctions renforcées?

Il n’y a donc qu’une alternative sérieusement envisageable: des sanctions impitoyables, ou la guerre. La clé d’un renforcement des sanctions, chacun le sait, est à Pékin. Or la Chine a depuis toujours partie liée avec la Corée du Nord, pour des raisons historiques, politiques, stratégiques (éviter une Corée réunifiée qui lui serait hostile) et géopolitiques (se servir, comme vu ci-dessus, de la menace nord-coréenne pour évincer les forces US d’Asie orientale). Pour l’instant, quels que soient les errements de Pyongyang, Pékin a considéré que le soutenir contre vents et marins constituait au minimum un moindre mal.

En ce sens, les «coups de sang» de Trump peuvent en fin de compte se montrer plus positifs que l’attentisme d’Obama. Car si la Chine est amenée à considérer que, désormais, il devenait plus dangereux de soutenir la Corée du Nord que de lui imposer de rentrer dans le rang, elle le ferait sans plaisir -ce serait une révision déchirante-, mais elle le ferait, très probablement.

Pas sans contrepartie assurément. On peut malheureusement penser que celle-ci pourrait concerner Taïwan, privée par exemple de toute coopération militaire avec les USA.

Des signes de ce possible renversement: les termes inhabituellement sévères des réactions chinoises au dernier essai nucléaire. Plus encore l’absence d’opposition formelle de Pékin à des sanctions très renforcées, Poutine adoptant par contre une position de soutien à Pyongyang – sans doute songe-t-il lui aussi à obtenir des contreparties… Et Kim Jong-Un le sait, qui semble désormais défier ouvertement Pékin: la bombe a explosé le jour même de l’ouverture à Xiamen (Fujian) du sommet des BRICs, élément central pour la diplomatie chinoise.

Qu’en est-il d’un recours à la guerre?

Il faudrait souhaiter que l’hypothèse précédente soit la bonne, même si elle évoque le cynisme des grandes puissances du XIXe siècle. Car l’alternative est probablement la guerre. Tout bien réfléchi, les USA jugeraient sans doute que le risque de laisser la menace nord-coréenne grandir encore, et déstabiliser peu à peu le système international, serait moins grand que celui de mener une attaque préventive.

Celle-ci ne se déroulerait sûrement pas à coup de bombes atomiques, sauf si la Corée du Nord parvenait à riposter de cette manière. Les objectifs, difficiles à atteindre, pourraient être les installations nucléaires nord-coréennes. Plus accessibles seraient les centres du pouvoir, et un certain nombre de monuments symboliques du régime, dans l’espoir de faire basculer la population si ses dirigeants se montraient incapables d’empêcher ces destructions.

Bien sûr, il faudrait aussi paralyser l’énorme déploiement d’artillerie le long de la ligne de cessez-le-feu avec la Corée du Sud , en mesure autrement de détruire Séoul. Ce seraient donc des opérations militaires de grande ampleur, très coûteuses en vies civiles.

Une guerre avec la Corée du Nord ne serait-elle pas le point de départ d’une nouvelle guerre mondiale?

Les risques en sont très faibles, pour ne pas dire nuls. Ni la Russie ni même la Chine n’ont des intérêts majeurs à défendre en Corée du Nord. Contre une attaque américaine, ou américano-sud-coréenne, elles protesteraient à coup sûr (relayées par une partie importante des opinions occidentales et japonaise, encalminée dans un pacifisme de principe à courte vue), mais sans prendre de risques trop importants pour elles-mêmes.

Des assurances publiques (par exemple le retrait rapide des troupes américaines d’une Corée réunifiée par le Sud, conséquence inévitable de l’effondrement du Nord) et des contreparties discrètes ou secrètes suffiraient sans doute à calmer progressivement le jeu.

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