Jaume Renyer

per l'esquerra de la llibertat

10 de desembre de 2025
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Anotacions arran de l’estudi de l’IFOP sobre els musulmans de França

A manca d’estudis rigorosos sobre els musulmans de Catalunya cal parar compte del que ha fet l’IFOP (Institut français d’opinion publique) sobre els de França respecte de l’islam i de l’islamisme perquè hi ha molts elements de reflexió aprofitables. Resumidament, són aqueixes:

Cette enquête dessine très nettement le portrait d’une population musulmane traversée par un processus de réislamisation, structurée autour de normes religieuses rigoristes et tentée de plus en plus par un projet politique islamiste.

Au lieu de suivre le modèle habituel de sécularisation, les musulmans de France, et tout particulièrement les plus jeunes, témoignent au contraire d’une forte réaffirmation identitaire passant par l’intensification des pratiques cultuelles, la rigidification des rapports de genre, et l’adhésion croissante aux thèses islamistes.

Car ce qui frappe dans ces résultats, c’est surtout la constance du gradient générationnel : sur presque tous les indicateurs (religiosité, pratiques cultuelles, voile, refus de la mixité, rejet de la science, primauté de la loi religieuse, adhésion à l’islamisme), les jeunes musulmans se montrent systématiquement plus rigoristes et plus radicaux que leurs aînés. Cette tendance suggère que, loin de s’atténuer avec le temps, le processus de réislamisation va au contraire s’amplifier au fil du renouvellement des générations.

Reste à savoir si cette dynamique est réversible. L’enquête suggère qu’à ce stade, rien ne semble enrayer ce processus de réislamisation. Au contraire, tous les indicateurs convergent vers un renforcement de ces tendances dans les années à venir. Dans ce contexte, la question de l’intégration des musulmans de France et de leur adhésion aux valeurs républicaines se pose avec une acuité nouvelle, appelant des réponses politiques qui dépassent largement les seules approches sécuritaires ou répressives.

Pierre-André Taguieff valorava aban d’ahir l’impacte d’aqueix report entre els mitjans islamo-wokistes francesos: “On comprend que les milieux islamistes et les militants gauchistes, en particulier les universitaires propalestiniens et antisionistes, se soient empressés de dénoncer comme « islamophobe » cette enquête de l’IFOP qui jetait une lumière crue sur l’état de l’islam en France et venait déranger leur confort intellectuel et moral. Les résultats de l’enquête ne leur conviennent pas, car ils sont contraires à leurs attentes, infirment leurs thèses et heurtent leurs préjugés islamophiles, voire islamismophiles, qu’ils prennent pour la composante centrale de leur « antiracisme » qu’ils claironnent. Indignés et choqués, ils ne veulent rien savoir sur la dure réalité contredisant leur vision à la fois angélique et victimaire des musulmans. C’est pourquoi ils se déchaînent pour disqualifier l’enquête, ses auteurs et l’institut de sondage lui-même.

Le député LFI Paul Vannier a ainsi violemment attaqué l’IFOP, en condamnant « cette “enquête” bidon d’IFLOP [sic] destinée à servir l’agenda islamophobe de l’extrême droite » et qui se réduirait à une « opération de stigmatisation de nos compatriotes musulmans »[5]. Les académo-militants, quant à eux, ont fait mine de s’indigner, au nom de « la science » (celle qu’ils prétendent représenter et monopoliser), devant les résultats de cette enquête qu’ils ont tenté de disqualifier en évoquant ses « nombreuses approximations méthodologiques » et qu’ils ont accusé également d’exprimer et de légitimer le « racisme antimusulmans » présenté comme une composante majeure du « racisme d’État » censé être installé en France. Ils ont ajouté que, dans le contexte d’une « droitisation » de l’opinion française, c’était une faute politique et morale que de publier une telle enquête, susceptible de fournir des arguments à « l’extrême droite » pour alimenter son discours anti-immigrés et « islamophobe »[6]. Autant d’appels à cesser d’enquêter sur ces questions sulfureuses, car enquêter c’est stigmatiser les musulmans, et donc les présenter comme inquiétants, menaçants ou coupables, voire comme incarnant « l’ennemi intérieur », alors qu’ils doivent être perçus avant tout comme des victimes du « racisme antimusulmans ».

L’exploitation idéologique de la hantise de « l’islamophobie » permet de rejeter, au nom de l’antiracisme, toute étude objective portant sur l’islam et les musulmans dans les sociétés non musulmanes. C’est ainsi que s’est créé, dans les milieux politiques, culturels et intellectuels d’extrême gauche et d’ultragauche engagés inconditionnellement dans la défense de la « résistance palestinienne » – c’est-à-dire la lutte armée telle qu’elle est menée par des groupes jihadistes –, un camp d’activistes islamophiles comportant de nombreux islamolâtres, et dont le militantisme consiste pour l’essentiel en une chasse aux « islamophobes ».

En canvi, altres analistes com Charles Rojzman, el proppassat 19 de novembre a Causeur, assenyalaven aspectes punyents com aqueix: Une jeunesse musulmane orpheline de pères et assoiffée d’autorité.

“Le dernier sondage Ifop consacré en grande partie aux jeunes musulmans de France a suscité une surprise qui n’aurait pourtant pas dû en être une. Les chiffres, froids en apparence, disent pourtant quelque chose d’une brûlure : une défiance massive envers la nation française et les institutions de la République, un attachement croissant à des normes religieuses identitaires, la relativisation de la violence politique, et un sentiment de distance — sinon d’hostilité — vis-à-vis de la société environnante. Tout ce que les sociologues décrivent depuis des décennies comme un “malaise des banlieues” ou un “déficit d’intégration” apparaît, dans ce sondage, sous un jour en réalité bien plus profond : une fracture anthropologique autour de la question de l’autorité.

Ce sondage ne mesure pas seulement des opinions : il révèle une crise de l’inscription dans le monde commun, chez une partie de la jeunesse arabe et musulmane née en France. Il laisse affleurer une demande paradoxale — à la fois rejet et besoin d’autorité — qui traverse les réponses des jeunes interrogés. On ne se méfie autant d’un ordre que quand on en ressent la perte. On ne rêve autant d’une autorité absolue que lorsqu’on n’en a jamais éprouvé la forme légitime.

La question n’est donc pas seulement sociopolitique. Elle est symbolique, au sens le plus profond : celui du père, de la loi et de la transmission.”

Post Scriptum, 23 de gener del 2026.

Avui Lutte contre l’islamisme : «Pourquoi l’interdiction des Frères musulmans est une fausse bonne idée».

 

 

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