Jaume Renyer

per l'esquerra de la llibertat

14 de setembre de 2026
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Al festival de Venècia triomfen els bons jueus antisionistes que tan agraden els antisemites occidentals

Els jueus antijueus, els qui es fan còmplices de l’odi dels antisemites occidentals emmascarant la seva condició de traïdors rere un supremacisme moral i un progressisme abstracte, han estat premiats al festival de cinema de Venècia amb un aplaudiment històric que no mesura altra cosa que la covardia de tots els qui s’aplanen en plena guerra existencial davant el gihadisme palestí i tots els totalitarismes que comparteixen els propòsits genocides envers el poble jueu. El govern israelià està estudiant retirar la ciutadania als autors d’aqueixa traïdoria contra l’estat jueu i prepara “plans global pushback against Venice-winning Gaza film NAZA as diplomats warn of fallout“. Per la seva part, “IDF chief orders legal review, classified leak probe over NAZA film: ‘blood libel’.

Charles Rojzman, psicòleg, analitza avui el seu comportament a Causeur:  À Venise, vingt-cinq minutes pour applaudir Israël coupable.

A Venise, les 25 minutes de standing ovation pour le film documentaire israélien Naza des journalistes d’investigation Yuval Abraham et Rachel Szor sur les victimes civiles de la guerre à Gaza, devraient mettre mal à l’aise tous ceux soucieux de ne pas confondre compassion et adhésion à un récit à charge contre Israël. Car si les accusations portées par le film doivent être examinées, vérifiées et confrontées aux faits et aux réponses de l’armée israélienne, l’enthousiasme suscité par deux Israéliens accusant leur propre pays interroge. 25 minutes qui disent peut-être davantage sur ceux qui applaudissent que sur le film lui-même, estime Charles Rojzman.

Il y a quelque chose de profondément révélateur de notre époque dans ces vingt-cinq minutes d’applaudissements qui, à la Mostra de Venise, ont accueilli NAZA, le documentaire des Israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor consacré aux méthodes de l’armée israélienne à Gaza. Le film s’appuie sur les témoignages de vingt-quatre membres ou anciens membres de l’armée et du renseignement israéliens, dont la plupart témoignent anonymement, et porte contre Tsahal des accusations particulièrement graves, dont certaines sont contestées par l’armée israélienne.

Mais le véritable sujet n’est peut-être pas NAZA. Le véritable sujet, ce sont les vingt-cinq minutes. Il faut s’arrêter sur ce chiffre, ne pas le laisser disparaître comme une anecdote de festival parmi les robes du soir, les photographes et les palmarès, car vingt-cinq minutes pendant lesquelles une salle reste debout et applaudit ne constituent plus seulement l’expression spontanée d’une émotion esthétique. L’applaudissement change de nature à mesure qu’il se prolonge ; il devient adhésion, communion, célébration, presque cérémonie. Que célébrait-on avec une telle ferveur ? La qualité cinématographique du documentaire ? Sans doute. L’émotion provoquée par les témoignages ? Certainement. Mais vingt-cinq minutes disent autre chose, quelque chose que les admirateurs du film semblent peu désireux d’interroger : le bonheur d’accuser Israël et, mieux encore, le bonheur de pouvoir l’accuser par la voix d’Israéliens. Car l’Europe communiait d’autant plus volontiers dans ce réquisitoire que celui-ci lui était apporté par des citoyens du pays placé dans le box des accusés. Quelle aubaine ! Il n’était même plus nécessaire d’accuser Israël : des Israéliens s’en chargeaient, donnant ainsi à l’accusation cette caution suprême qui dispense presque de l’examiner. « Ce sont les Israéliens eux-mêmes qui le disent. » Voilà la phrase qui dispense de penser.

Le prestige de l’accusateur

Israël est une démocratie et, comme toute démocratie digne de ce nom, il produit ses dissidents, ses imprécateurs, ses procureurs. Amira Hass, Gideon Levy, Yaïr Golan et bien d’autres dénoncent depuis des années la politique israélienne envers les Palestiniens, quelquefois avec une violence qui devrait suffire à faire sourire ceux qui décrivent Israël comme une dictature fasciste : il faut reconnaître à cet étrange fascisme la particularité de laisser ses adversaires le traiter quotidiennement de fasciste dans ses propres journaux. Qu’ils parlent est leur droit ; qu’ils dénoncent des fautes réelles est nécessaire ; que des soldats ayant commis des crimes soient poursuivis devrait aller de soi. Mais le problème commence lorsque la parole du dissident cesse d’être une parole parmi d’autres et devient, précisément parce qu’elle vient de l’intérieur, un certificat de vérité.

Un Israélien qui défend son pays sera soupçonné de propagande ; celui qui l’accuse bénéficiera du prestige du courage. Le premier serait prisonnier de son appartenance, tandis que le second s’en serait miraculeusement délivré, comme si l’idéologie, le ressentiment, la vanité, le besoin de reconnaissance, voire la haine de soi, n’existaient que chez les patriotes. Theodor Lessing avait donné à l’une de ces passions un nom redoutable, celui de Jüdischer Selbsthass, la haine juive de soi. Il ne s’agit évidemment pas d’en faire un diagnostic commode permettant de disqualifier tout Juif critique envers Israël, mais il serait tout aussi naïf d’imaginer que la répulsion envers sa propre appartenance, le besoin de s’en distinguer et quelquefois de s’en laver publiquement auraient mystérieusement disparu de l’inventaire des passions humaines. Car il existe aussi une volupté de la rupture avec les siens, surtout lorsque cette rupture est récompensée. Et vingt-cinq minutes d’applaudissements constituent une singulière récompense.

Le marché de la vertu

Je ne parle pas nécessairement d’argent, encore moins de corruption, qu’il faudrait démontrer, mais d’une monnaie souvent plus précieuse dans le monde intellectuel : la reconnaissance. Être invité, publié, célébré, récompensé ; devenir celui dont les grands journaux recueillent la parole, celui auquel les universités ouvrent leurs portes, celui que les festivals acclament parce qu’il possède une qualité devenue extraordinairement précieuse : appartenir au peuple qu’il accuse. C’est un marché de la vertu. L’Israélien qui défend Israël est suspect parce qu’il est israélien ; celui qui accuse Israël devient crédible pour la même raison. On admirera la logique. Les vingt-cinq minutes de Venise ne récompensent donc pas seulement un film : elles consacrent une fonction. Les auteurs deviennent les témoins privilégiés de l’accusation, ceux qui permettent au public européen de se rassurer sur sa propre passion anti-israélienne puisqu’il peut désormais se dire que, si des Israéliens eux-mêmes portent ces accusations, les applaudir ne saurait avoir rien de suspect.

C’est ici que réapparaît, sous des habits progressistes, une figure beaucoup plus ancienne qu’on ne voudrait le reconnaître.

Le « bon Juif »

Chaque époque semble avoir besoin de son Juif acceptable, celui dont la parole confirme ce qu’elle désire croire des autres Juifs. Le procédé est presque parfait : « Ce n’est pas nous qui le disons, ce sont eux. »

Le « bon Juif » contemporain est donc volontiers celui qui condamne Israël et dont la présence permet à des discours autrement plus douteux de se parer d’une respectabilité morale. Il peut être parfaitement sincère ; là n’est pas la question. La sincérité d’un individu n’abolit pas la fonction politique que sa parole finit par remplir dans un système de représentations qui le dépasse. Car Israël n’est plus depuis longtemps un pays comme les autres dans l’imaginaire européen. Il est devenu le réceptacle de presque toutes les culpabilités occidentales : colonialisme, racisme, impérialisme, Shoah, domination, oppression, décolonisation. Sur quelques milliers de kilomètres carrés du Proche-Orient viennent se rejouer symboliquement toutes les névroses politiques d’un continent qui ne sait plus très bien ce qu’il est mais sait encore admirablement ce qu’il faut condamner. D’où cette passion qui devrait, à elle seule, éveiller le soupçon.

Pourquoi Israël suscite-t-il une telle fièvre, pourquoi cette obsession, pourquoi cette disproportion entre l’attention portée à cette guerre et l’indifférence presque complète devant tant d’autres massacres, pourquoi faut-il toujours qu’Israël soit davantage qu’un État qui combat, se trompe, commet éventuellement des fautes et doit en répondre, pourquoi faut-il qu’il devienne une incarnation du Mal ? Et surtout : aurait-on applaudi vingt-cinq minutes un documentaire israélien décrivant avec la même minutie les méthodes du Hamas ?

Une ovation à sens unique

Imaginons en effet, puisque l’expérience mentale ne coûte rien, une autre soirée à Venise. Imaginons un documentaire de quatre-vingts minutes consacré aux tunnels creusés sous Gaza, à la manière dont le Hamas dissimule ses combattants au sein de la population, à ses infrastructures militaires mêlées au tissu urbain, aux roquettes lancées vers les villes israéliennes, aux otages enlevés le 7-Octobre, aux familles assassinées dans les kibboutzim, aux stratégies par lesquelles une organisation terroriste transforme la mort de ses propres civils en désastre politique pour son adversaire. La salle se serait-elle levée ? Sans doute certains spectateurs auraient-ils applaudi. Mais vingt-cinq minutes ?

La question mérite au moins d’être posée, parce qu’elle permet de comprendre que l’événement de Venise ne concernait peut-être pas seulement la compassion envers les Palestiniens, sentiment parfaitement légitime devant les souffrances immenses d’une population civile, mais une disposition préalable à recevoir avec enthousiasme tout récit confirmant la culpabilité fondamentale d’Israël.

Et c’est précisément ici que le contenu même du documentaire mérite d’être regardé avec davantage de précision.

L’intelligence artificielle et le mensonge des mots

L’un des éléments centraux des accusations concerne l’usage par l’armée israélienne de systèmes algorithmiques et de technologies relevant de l’intelligence artificielle afin de traiter des masses considérables de renseignements, d’identifier des membres présumés des organisations combattantes, de les localiser et de hiérarchiser des cibles potentielles.

À entendre certains commentaires suscités par le film, on finirait par croire que ces technologies auraient été conçues afin de tuer davantage de Palestiniens, alors que leur fonction revendiquée est précisément d’améliorer l’identification des cibles ennemies dans une guerre où les combattants du Hamas ne se présentent pas en uniforme sur un champ de bataille désert, mais opèrent dans un territoire extraordinairement dense, parmi les habitations, les infrastructures civiles et un réseau souterrain dont l’imbrication avec la ville constitue l’une des difficultés majeures de cette guerre. Cela ne signifie évidemment pas que la machine soit infaillible, que toute personne identifiée par un algorithme soit nécessairement un terroriste ou que l’usage d’une technologie sophistiquée suffise à rendre une frappe légitime. C’est même là que devrait commencer la discussion sérieuse : quelle est la qualité du renseignement, quel contrôle humain s’exerce sur les systèmes, avec quel degré de certitude une cible est-elle identifiée, quel risque pour les civils est-il anticipé et ce risque est-il proportionné à l’importance militaire de l’objectif ? Voilà des questions terribles. Mais ce ne sont pas celles que les slogans retiennent.

Car l’une des accusations réellement graves portées contre les méthodes israéliennes consiste à soutenir qu’après avoir identifié une cible militaire ou un combattant présumé, l’armée peut autoriser une frappe tout en sachant qu’un certain nombre de civils présents à proximité risquent également de mourir.

Cette accusation mérite d’être examinée avec la plus grande rigueur. Mais elle ne signifie pas : l’armée israélienne choisit des civils palestiniens innocents comme cibles et décide de les tuer parce qu’ils sont Palestiniens. Entre les deux propositions, il y a un abîme. C’est même l’une des distinctions fondamentales du droit de la guerre : celle qui sépare le ciblage intentionnel des civils, qui est interdit, des pertes civiles incidentes provoquées par une attaque dirigée contre un objectif militaire, lesquelles demeurent soumises aux obligations de distinction, de précaution et de proportionnalité. La véritable question est donc suffisamment grave pour qu’on n’ait nul besoin de la falsifier : combien de vies civiles peut-on légitimement mettre en danger pour atteindre telle cible militaire ? La réponse dépend de la nature de la cible, des circonstances, des renseignements disponibles, des précautions possibles et de l’avantage militaire attendu. Mais dans la grande machine médiatique, cette question complexe connaît une métamorphose remarquable. On part d’une controverse concernant le niveau de dommages collatéraux accepté pour atteindre certaines cibles et, quelques titres, quelques slogans, quelques manifestations et quelques indignations plus tard, on aboutit à une proposition entièrement différente : Israël assassine intentionnellement les civils palestiniens. La nuance a disparu et, avec elle, le réel.

La technologie comme preuve à charge

Il faudrait même retourner la question technologique contre ceux qui présentent l’existence de ces systèmes comme la preuve d’une volonté exterminatrice : si le but d’une armée était simplement de massacrer indistinctement une population civile, pourquoi consacrerait-elle des moyens technologiques et humains considérables à identifier des individus précis, croiser des renseignements, déterminer leurs déplacements et construire des systèmes destinés à repérer des cibles particulières ? L’existence de ces technologies ne prouve évidemment pas que tous les renseignements soient exacts, que toutes les personnes désignées soient effectivement des combattants, que toutes les décisions soient justifiées ou que toutes les frappes respectent le droit de la guerre.

Elle rend en revanche beaucoup plus difficile l’affirmation selon laquelle le principe même de l’action militaire israélienne serait de tuer indistinctement des Palestiniens. C’est pourtant cette distinction essentielle que les vingt-cinq minutes d’applaudissements risquent d’ensevelir sous leur vacarme. Car que célèbre exactement une salle qui applaudit pendant près d’une demi-heure un film portant une accusation aussi complexe ? Applaudit-elle une enquête qui ouvre des questions ? Ou applaudit-elle la réponse qu’elle avait déjà choisie ?

La grande simplification

Une partie de l’intelligentsia occidentale a depuis longtemps réduit l’Histoire à une pièce assez médiocre dont les rôles seraient distribués une fois pour toutes : dominants et dominés, colonisateurs et colonisés, oppresseurs et victimes.

Israël, État développé, puissance militaire alliée aux États-Unis, reçoit naturellement le mauvais rôle ; les Palestiniens, peuple dominé et sans État, reçoivent celui de la victime. Une fois les rôles distribués, les faits deviennent encombrants.

Le refus historique des partages, les guerres successives, les attentats, les prises d’otages, les milliers de roquettes, le Hamas, le Hezbollah, l’Iran, les tunnels construits sous Gaza, le massacre du 7-Octobre et les stratégies militaires mises en œuvre au sein même des zones habitées ne sont pas nécessairement niés ; on fait mieux : on les relègue progressivement à l’arrière-plan jusqu’à ce qu’ils cessent d’expliquer quoi que ce soit. Non que ces réalités innocentent Israël de toutes ses fautes ; elles empêchent simplement de raconter cette guerre comme une fable pour enfants dans laquelle il suffirait de reconnaître le méchant et la victime.Mais notre époque préfère les fables, surtout lorsqu’elles permettent de se reconnaître soi-même parmi les Justes.

Trahir le réel

C’est ici que je reviens au mot de trahison. Il existe évidemment une trahison grossière, celle de l’homme qui livre son pays à l’ennemi, et ce n’est pas celle dont je parle. Il en existe une autre, plus élégante, plus contemporaine, souvent enveloppée dans les grands mots de justice et d’humanité : la trahison du réel.

On trahit le réel lorsqu’on transforme une faute en essence, lorsqu’on confond les conséquences d’une frappe avec son intention, lorsqu’on ne distingue plus celui qu’une armée cherche à atteindre de ceux dont elle accepte malheureusement le risque de la mort pour l’atteindre, lorsqu’on transforme une question redoutable de proportionnalité en accusation de meurtre délibéré, lorsqu’on montre les morts palestiniens en faisant disparaître les stratégies militaires de ceux qui combattent parmi eux.

Mais on trahirait également le réel en refusant de voir les fautes israéliennes au prétexte qu’Israël combat des ennemis qui veulent sa disparition. La fidélité véritable n’est pas l’aveuglement. Elle consiste à pouvoir dire à son pays qu’il se trompe sans éprouver le besoin de le livrer rituellement au mépris du monde ; à dénoncer ses fautes sans reprendre mécaniquement à son compte le récit de ses ennemis ; à aimer assez les siens pour ne pas leur mentir, mais suffisamment aussi pour ne pas rechercher les applaudissements de ceux qui les haïssent.

Et nous voici revenus à Venise. Aux vingt-cinq minutes. Toujours elles. Car ce qui me trouble n’est finalement pas que deux Israéliens aient réalisé un documentaire accusateur contre leur armée. Ils en avaient le droit et leurs accusations doivent être examinées, vérifiées, discutées, confrontées à celles de l’armée israélienne et aux faits disponibles. Ce qui me trouble est cette salle debout pendant vingt-cinq minutes, cette unanimité heureuse, cette ferveur presque religieuse, cette jouissance d’avoir enfin trouvé des Israéliens pour confirmer ce qu’une partie de l’Europe désirait déjà croire d’Israël.

Car il est des applaudissements qui honorent celui qu’on applaudit, et d’autres qui révèlent surtout ceux qui applaudissent. Vingt-cinq minutes durant, personne ou presque ne semble plus demander où s’arrête le témoignage et où commence l’interprétation, ce que prouvent exactement les systèmes de ciblage décrits, quelle différence sépare l’acceptation de dommages collatéraux du ciblage intentionnel des civils, ce que l’armée israélienne répond aux accusations, ce que le Hamas fait de sa propre population, ni comment une armée devrait combattre un ennemi qui se mêle au tissu urbain sans provoquer aucune victime innocente. On applaudit. Et peut-être est-ce finalement cela que ces vingt-cinq minutes nous apprennent de plus inquiétant : non pas seulement quelque chose sur Israël, mais quelque chose sur nous-mêmes, sur notre besoin de simplifier le monde afin de pouvoir le juger, sur cette volupté contemporaine de l’indignation qui nous permet de condamner sans comprendre et d’appartenir au camp du Bien sans jamais avoir à payer le prix de la complexité. La vérité, elle, est beaucoup moins gratifiante, puisqu’elle oblige à regarder ensemble les enfants palestiniens morts et les assassins du 7-Octobre, les fautes israéliennes et le projet du Hamas, la souffrance des innocents et le cynisme de ceux qui combattent parmi eux, l’usage d’une technologie destinée à identifier des cibles et les erreurs ou abus auxquels cette technologie peut conduire, le droit de critiquer Israël et l’étrange passion avec laquelle une partie du monde rêve de le voir coupable.

Cette vérité-là n’offre ni innocence à bon marché ni place réservée dans le camp des Justes. Elle ne soulève pas les salles. Elle ne donne pas vingt-cinq minutes de gloire. Elle possède même cette vieille et désagréable habitude que notre époque lui pardonne de moins en moins : elle oblige à distinguer là où l’idéologie a besoin de tout confondre, et elle vient gâcher la cérémonie au moment précis où tout le monde avait tellement envie d’applaudir.

Post Scriptum, 16 de setembre del 2026.

Gil Mihaely ahir a Causeur: De « Jénine » à « Naza »: le cinéma est le premier brouillon de l’histoire.

Post Scriptum, 22 de setembre del 2026.

El proppassat 17 Sarit Zehavi, tinent coronel a la reserva de les FDI, va publicar a The Times of Israel aqueixa rèplica als cineastes traïdors: “What ‘Naza’ really means: The truth about collateral damage. The filmmakers mistook the IDF’s system for limiting civilian casualties for something far darker. They should have asked me; I helped build it.

Los creadores del reciente documental “NAZA”, sobre “Naza” (un acrónimo militar hebreo que significa Nezek Agavi , daño colateral), no tuvieron que esforzarse demasiado para descubrir la verdad.
Podrían haberme entrevistado simplemente. Me habría puesto delante de la cámara, sin ocultar mi identidad, en la azotea de mi casa a nueve kilómetros (5,6 millas) del Líbano, donde sufrimos interminables bombardeos con cohetes, y habría explicado la realidad sobre el terreno.
Hace poco menos de 20 años, fui uno de los fundadores de la unidad dentro de las Fuerzas de Defensa de Israel (FDI) que se ocupa de alertar a las poblaciones al otro lado de las líneas enemigas y de preservar las vidas de los civiles.
Desarrollamos los procesos que definen cómo emitir alertas de evacuación y cómo realizar el seguimiento de las evacuaciones. Participé personalmente en la formulación de los procesos de aprobación de objetivos y en las discusiones operativas.
Si hubieran hablado conmigo, les habría explicado que el gráfico que se muestra al principio del material promocional de la película no es un “diagrama de asesinato”, sino más bien un diagrama de planificación para un objetivo identificado como utilizado por Hamás.
Su propósito es determinar si se debe atacar, quién en el escalafón de mando está autorizado para aprobar el ataque, con qué municiones y bajo qué condiciones. A diferencia de cómo se presenta en el material promocional, cuando aparecen las palabras “Naza 500: daños colaterales estimados en 500” en el proceso de aprobación, significa que se deben tomar medidas para reducir los daños colaterales.
Existen diversas maneras de lograrlo, como emitir una alerta de evacuación, utilizar municiones de precisión o cancelar el ataque por completo. Anotar los daños colaterales en la hoja de objetivos no implica la intención de matar civiles ni de cometer genocidio; su objetivo principal es prevenir muertes de civiles.
Nuestros enemigos, tanto Hamás como Hezbolá, colocan deliberadamente sus cohetes y cuarteles generales en el corazón de las zonas civiles, en túneles bajo Beirut o en edificios residenciales de gran altura en el sur del Líbano. Hamás en Gaza hace lo mismo, operando en zonas civiles y utilizando a niños como escudos humanos. Actúan partiendo de la premisa de que si Israel ataca sin previo aviso, cientos de civiles morirán. Ese es precisamente su objetivo. Pero Israel elige otra cosa: hay cientos de soldados y oficiales en las Fuerzas de Defensa de Israel cuya única función es proteger a los civiles en territorio enemigo. En eso piensan desde que se levantan por la mañana.
Habría esperado que un análisis serio de este tema incluyera la perspectiva de exmiembros de las Fuerzas de Defensa de Israel, como yo, así como de soldados y oficiales en servicio activo familiarizados con estos procedimientos y que pudieran explicar el significado profesional de las evaluaciones de daños colaterales. Según el material promocional que he visto, esa perspectiva está ausente.
El avance de la película afirma que las Fuerzas de Defensa de Israel “nunca verifican el número de civiles muertos”.
Lo cierto es que verificar el número exacto de bajas en territorio enemigo en tiempo real es una tarea compleja y prácticamente imposible. Por eso mismo, el proceso de evaluación de daños colaterales tiene en cuenta factores como el tamaño de la estructura y el número estimado de civiles que suelen encontrarse en sus inmediaciones.
Las Fuerzas de Defensa de Israel (FDI) han invertido y siguen invirtiendo enormes recursos —personal de inteligencia, expertos jurídicos, personal operativo de las fuerzas aéreas y terrestres, y expertos tecnológicos— para desarrollar sistemas de mando y control diseñados para determinar con precisión la presencia y ausencia de civiles. Participé personalmente en el desarrollo de estas herramientas durante mi servicio militar en el Comando Norte y posteriormente en la reserva.
Por mi experiencia, puedo dar fe de que todo un aparato de inteligencia respalda este esfuerzo. En la Dirección de Inteligencia, existen varias oficinas cuya función exclusiva es monitorear el porcentaje de la población que ha evacuado zonas rurales y urbanas tras las advertencias emitidas por las Fuerzas de Defensa de Israel (FDI). Si un alto porcentaje de la población ha evacuado tras las advertencias, la evaluación de daños colaterales disminuye, y solo entonces se autoriza un ataque contra la infraestructura terrorista.
Lamentablemente, son precisamente los esfuerzos de las Fuerzas de Defensa de Israel (FDI) por preservar vidas civiles en territorio enemigo —a saber, las advertencias de evacuación y el seguimiento del estado de la evacuación— los que han sido interpretados como “limpieza étnica” en los medios internacionales, mientras que estos ignoran el alcance de la infraestructura terrorista expuesta dentro y debajo de las aldeas tanto en el Líbano como en Gaza, en casi todas las casas.
Varios periodistas me han preguntado por qué evacuamos zonas tan extensas. Mi respuesta es la siguiente: cuando Hamás o Hezbolá excavan una red de túneles bajo las aldeas, es imposible destruirlos sin dañar las decenas de casas que se encuentran sobre ellos. Evacuar únicamente la casa situada directamente encima de un tramo del túnel podría perjudicar a los civiles que viven en las viviendas aledañas.
A pesar de los exhaustivos esfuerzos de inteligencia para garantizar la ausencia de civiles en un objetivo, vivimos en un mundo de gran incertidumbre. La inteligencia siempre será parcial e insuficiente. Se han registrado numerosos casos en los que no existía información sobre la presencia de civiles en las inmediaciones de infraestructuras terroristas o de terroristas, y como consecuencia, murieron civiles. Este trágico desenlace no puede borrar el hecho de que, efectivamente, se realizan esfuerzos para prevenir daños colaterales.
La toma de decisiones en el campo de batalla es compleja, los dilemas son inmensos y, en medio de la confusión, a veces se cometen errores. Pero la diferencia entre nosotros y nuestros enemigos es enorme.
Hamas y Hezbolá tienen una ideología islámica radical y declaran y demuestran públicamente que su objetivo es matar civiles israelíes. Por el contrario, afirmamos claramente que no tenemos intención de matar civiles en territorio enemigo, e Israel incluso permite la entrada de ayuda humanitaria a la zona de combate, a pesar de los riesgos adicionales que esto supone para nuestros logros operativos en la lucha contra el terrorismo.
Como padres de soldados, así es como educamos a nuestros hijos: los civiles no son un objetivo. Y estos niños crecen para convertirse en los soldados y oficiales que sirven en las Fuerzas de Defensa de Israel.
Es lamentable que, a juzgar por el material promocional publicado hasta el momento, esta perspectiva profesional esencial parezca estar ausente.
Según fuentes oficiales de las FDI citadas por los medios israelíes, los cineastas no solicitaron la respuesta del ejército antes del estreno de la película, y las FDI se enteraron de sus afirmaciones a través de los medios. Posteriormente, el portavoz de las FDI solicitó públicamente ver el documental completo para responder a las acusaciones. Si los cineastas, ambos periodistas de investigación, se negaron a revelar su película o sus hallazgos a las FDI, esto contravendría la ética periodística básica.
Sin conocer más detalles sobre las fuentes anónimas de la película, es imposible saber qué funciones desempeñaban los entrevistados dentro del sistema, y ​​si sus testimonios, suponiendo que sean auténticos, son siquiera relevantes para comprender la cadena de aprobaciones y acciones tomadas antes de atacar un objetivo.
Los materiales promocionales publicados hasta ahora presentan la historia desde una perspectiva muy limitada: se basan en fuentes anónimas cuyo nivel de implicación, rango y conocimiento del proceso no están claros, omitiendo por completo a los expertos que construyeron estos sistemas con un único objetivo: preservar la vida

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