La degolla de Samuel Paty vista de Catalunya estant

Segueixo tant com puc l’evolució política francesa, especialment el creixent antisionisme i l’extensió de l’islamisme en detriment del republicanisme, i sobta que avui només El Nacional.cat ofereixi una informació acurada de la degolla, ahir, d’un professor d’història a mans d’un jihadista després d’una campanya d’assetjament islamista pel fet d’hver ensenyat als alumnes les caricatures de Mahoma per explicar la llibertat d’expressió.

Al nostre país imperen mediàticament i políticament l’ocultació del caràcter totalitari de l’islamisme, hom prefereix clamar contra l’islamofòbia més que prevenir el jihadisme, acusant de racistes qui gosa fer-ho. Per això hom fa ulls clucs davant el que passa a França i es dissimula el que van fer els jihadistes de Ripoll.

La resposta republicana francesa deixa molt que desitjar després d’anys d’emergència d’un jihadisme autòcton entre les comunitats musulmanes no integrades a la forma de vida i treball occidentals, allò que Georges Bensoussan va denominar fa vint anys els territoris perduts de la República. Però, a Catalunya, la negligència i la desorientació envers el fenomen del totalitarisme islamista és encara pitjor, encoberta amb ficcions de tota mena.

Una forma de plantar cara a l’islamo-feixisme seria ensenyar a totes les escoles les caricatures de Mahoma i la llibertat d’expressió, però cap mitjà llevat de Charlie Hebdo ha gosat fer un gest similar. Per això reprodueixo l’anàlisi que en fa Robert Louis Norrès, avui al digital Tribune Juive, Décapitation de Conflans-Sainte Honorine:

L’attaque sauvage perpétrée hier à Conflans-Sainte Honorine marque une étape nouvelle dans la guerre que l’islam conquérant a déclenché contre la France depuis 2000. Cette guerre a commencé avec la seconde intifada par une guerre contre les Français juifs, en incendiant des synagogues, en menant la vie dure à leurs enfants dans les écoles publiques de certains départements fortement islamisés jusqu’à les en chasser en quasi-totalité.

Elle s’est poursuivie par les attaques de Merah avec l’assassinat d’enfants juifs et de leurs parents dans leur école et l’assassinat ciblé de militaires français. Elle s’est développée avec l’attentat contre Charlie, l’attentat antisémite de l’hyper casher, puis les attentats du Bataclan, de Nice, contre le père Hamel, les deux jeunes femmes égorgées sur le parvis de la gare Saint Charles à Marseille.

Commencée comme guerre contre les Juifs français, cette guerre s’est ainsi étendue depuis quelques années à tous les champs de la société française dans son ensemble, ce qui en passant contredit le credo si souvent entendu que le conflit israélo-arabe en serait la cause.

Chacun en France est devenu une victime potentielle de ce terrorisme. D’actions organisées en groupe et explicitement islamistes, cette guerre est devenue quotidienne et se traduit par l’augmentation de la violence, d’une hyper-violence que l’on mesure maintenant dans les statistiques avec la hausse des attaques contre les personnes et du nombre de morts violentes, comme celle de la jeune femme à Lyon percutée délibérément par une voiture et traînée sur 800 mètres jusqu’à la démembrer.

Il s’est ainsi développé, sans entrave ni obstacle, une hyper-violence sur fond de racisme anti-français, de suprématisme islamique et de haine de la France propagée par de multiples canaux religieux ou culturels.

L’idéologie islamiste qui est à l’oeuvre dans cette guerre est partagée par un grand nombre de personnes comme le montre les milliers de djihadistes parti faire la guerre avec l’état islamique -pour un djihadiste, combien de sympathisants ?- et une hyper-violence inconnue jusqu’à peu et devenue quotidienne.

Ainsi, les islamo-criminels n’hésitent plus à s’en prendre aux policiers comme les deux policiers criblés de balles il y a quelques jours. L’Etat régalien n’est plus respecté car il est perçu comme incapable de se défendre, n’en ayant pas la volonté et étant tétanisé par la crainte des conséquences que ses propres actions pourraient déclencher en matière d’insurrection comme en 2005.

Ainsi nos policiers sont pris entre deux feux, celui des islamo-criminels qui s’en prennent physiquement à eux, voire leur tirent dessus pour les tuer, et la justice gauchiste ou aux ordres d’un pouvoir timoré qui les mettra en examen même lorsque aucune faute n’a été commise -voir l’affaire Théo ou l’affaire Traoré- et y compris lorsqu’ils sont en état de légitime défenses.

Notre Etat chargé de nous défendre apparaît ainsi comme déliquescent et en état de délabrement avancé à ceux qui mènent la guerre contre la France avec pour but commun clamé dans des centaines de mosquées radicales plusieurs fois par jour son islamisation et la soumission si ce n’est l’éradication -du moins pour le moment- des mécréants et des infidèles.

C’est ainsi qu’a été revendiqué l’assassinat sauvage du professeur de Conflans-Sainte Honorine. Cet acte barbare, destiné à frapper de stupeur les Français, doit se comprendre dans le contexte d’un djihad qui a pris de l’ampleur depuis 2000 en France, sans être en aucune façon entravé.

C’est une nouvelle étape car c’est la première fois qu’un représentant de la Nation est exécuté froidement par un acte commandité par des parents d’élèves ulcérés et atteints dans leur orgueil identitaire et religieux après qu’il ait parlé de la liberté d’expression dans son cours. L’état de délabrement de notre pays et de son Etat atteint un point que ces personnes ont cru possible d’agir ainsi et d’émettre une fatwa et de la faire exécuter contre un professeur. Après Charlie, c’est le premier assassinat ciblé sur une personne précise, qui se trouve être un professeur de l’enseignement public.

Nous venons de vivre l’extension du champ du djihad en France à un point qui n’a été rendu possible que par le déni généralisé de nos élites depuis 2000, par leur lâcheté, leur refus de tenir compte des faits et d’agir en conséquences. Nos élites sont responsables du niveau de violence effarant de notre société, sur fond d’islamisme et de gangstérisme, et de la montée inexorable du terrorisme islamique qui n’a rencontré aucune opposition sérieuse sur le plan idéologique et répressif, mis à part à l’extrême fin de la chaîne de la violence par l’arrestation des terroristes ou leur mise hors d’état de nuire.

Le déni, la lâcheté, le refus de voir la réalité du problème appellent la violence et la haine contre la France et les Français. Loin d’apaiser le crocodile islamiste, ils l’enhardissent et lui permette de croître et de recruter toujours plus. Personne ne respecte un ennemi lâche et qui refuse de se battre. En refusant de le faire, l’Etat, de protecteur de la Nation, se retourne ainsi contre les Français dont l’ennemi s’enhardit de cette lâcheté et dont la haine se trouve décuplée.

Jamais des parents d’enfants choqués par l’enseignement reçus n’auraient songé à s’en prendre à un professeur si notre Etat tenait debout et si les lois de notre pays étaient appliquées et respectées. Ces enfants n’auraient même pas été choqués car ils auraient déjà appris que les lois sont au-dessus des principes religieux, y compris islamiques.

Il est temps que nos élites comprennent que leur déni et leur lâcheté le confinent à la trahison de la France, de la Nation et compromettent son avenir. Il est difficile de savoir quand une étape est une étape de trop pour un pouvoir, mais l’assassinat du professeur de Conflans-Sainte Honorine pourrait être cette étape ou elle nous en rapproche. Ce qui est certain est que cette acte est une flétrissure de plus sur un pouvoir déshonoré depuis longtemps et que plus personne ou presque ne respecte en France. Le moment où il sera balayé pour prix de ses lâchetés et parce qu’il ne représentera plus rien dans une France au bord de l’affrontement civilisationnel approche. Il sera alors obsolète. Gorbatchev avait dit à Honecker: L’Histoire ne pardonne pas à ceux qui arrivent trop tard. Nous en sommes là, ou presque.

Post Scriptum, 19 d’octubre del 2020.

Georges Bensoussan : “La responsabilité d’une partie de la presse et de l’Éducation nationale est immense“, ahir a Marianne. Avui, Barbara Lefebvre a Le Figaro: «La République a laissé croire que l’islamisme était une opinion comme une autre». Per altra banda, excepcionalment pel que fa a l’actitud silent de l’esquerra independentista davant el jihadisme, el digital Llibertat.cat ahir es feia ressò d’aqueixa campanya en suport de l’escola laïca i republicana: “Je suis prof’ el nou lema contra el gihadisme.

Post Scriptum, 24 d’octubre del 2020.

Totalment esbiaixat i mancat d’una voluntat omnicomprensiva l’article de mercè Ibarz avui a Vilaweb: “Mort i religió a l’escola de la França laica“. Ignora l’acció persistent del salfisme, de fa dècades promogut de l’exterior, que ha acabat generant un gihadisme autòcton derivat del ressentiment de tercera generació dels antics colonitzats instal·lats a la metròpoli. Ignora els centenars de víctimes dels atemptats islamistes els darrers anys, els milers de voluntaris partits a fer la jihad al Califat Islàmic. Obvia l’islamogauchisme que victimitza sistemàticament els musulmans sense mai criticar les condicions de vida retrògrades imposades, sobretot,a les dones, com ahir assenyalava Michel Guerrin a Le Monde. I, finalment, no sap res del protocols de seguretat preventiva dels cossos de seguretat davant possibles teroristes suïcides, per això el seu plany per la mort de l’autor de la degolla de Samuel Paty és una frivolitat que contrasta amb la manca de dol per la víctima.

Post Scriptum, 25 d’octubre del 2020.

François-Bernard Huyghe publia avui aqueix punyent article a l’edició digital de Marianne assenyalant que els prejudicis ideològics que impedeixen dir les coses pel seu nom comencen a esvair-se després de l’assassinat de Samuel Paty: Islamisme”, “islamophobie”, “islamo-gauchisme” : les mots tabous qui changent après l’attentat de Conflans. Les posicions al si de l’esquerra són divergents entre els qui gosen denunciar el totalitarisme islamista, com Nadia Geerts, que el proppassat 22 publicava al seu “Blog d’une militante belge laïque, féministe et antiraciste qui pense volontiers à contre-courant” aqueix punyent apunt: Ils sont trop forts… Mentre que el blocaire de Mediapart, Sebastian Nowenstein, avui ve a dir que la culpa que el degollessin fou del mateix professor que va gosar exhibir les caricatures de Mahoma: Après l’assassinat de Samuel Paty. Questions et réponses.

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