Xina i Índia: la pugna dels gegants del segle XXI

Roie Yellinek va publicar el 12 de setembre del 2017 al BESA Center un report ben documentat sobre els conflictes fronterers entre Xina i Índia: The Indian-Chinese Conflict: Is It Really Heating Up? que fa poques setmanes han esclatat violentament. Però no és l’única línia de front entre ambdós estats, la pugna per l’hegemonia marítima a les aigües de l’Índic és cada cop més tensa i extensa, com va analitzar fa sis anys Michael Tanchum, India Advances in Naval Arms Race With China, també al BESA Center.

La política expansionista del règim comunista xinès s’accelera en funció de l’objectiu d’arribar al 2049 essent la primera potència mundial descavalcant els EUA d’aqueixa posició. L’únic estat asiàtic emergent capaç de fer-hi front és la Índia. Una pugna ignorada des de Catalunya estant però cabdal per la supervivència de les societats obertes occidentals amb les quals el sistema polític hindú és compatible, mentre que amb el totalitarisme post-maoïsta
no és possible.

Vijeta Uniyal, politòleg hindu resident a Alemanya, col·labora al Jerusalem Post i altres mitjans israelians, va publicar el proppassat 26 d ejuny al gatestone Institute aqueix article versionat al francès per JForum amb el títol, La guerre non déclarée de la Chine à l’Inde:

Les îles artificielles que la Chine a édifié en mer de Chine méridionale – équipées de bases militaires, de ports et d’aéroports – représentent une menace stratégique pour les pays voisins. En 2018, la Chine a autorisé l’atterrissage de bombardiers nucléaires sur ces îles artificielles, ce qui envoie un message alarmant aux États-Unis et aux puissances régionales.

Certains commentateurs attribuent l’intensification des actes de prédation chinois – Hong Kong, les Philippines, le Japon, l’Indonésie, la Corée du Sud et l’Australie – à la pandémie : le monde serait bien trop occupé à juguler la contamination et à panser les plaies économiques ouvertes par le coronavirus pour penser à protester. Sans même parler de se dresser pour stopper la Chine.

Alors que les États-Unis ont réduit leur capacité nucléaire, la Chine renforce son arsenal, indique un rapport publié le 15 juin par le Peace Research Institute de Stockholm.

Si le monde libre souhaite le rester, il aurait intérêt à demeurer proche de la plus grande démocratie du monde. Tolérer les agressions chinoises ne fera qu’enhardir les communistes de Pékin et les inciter à redessiner les frontières, dicter leurs conditions à d’autres pays de la région et à poursuivre leur plan de domination du monde.

L’Inde se retrouve confrontée à un défi militaire qui n’a pas de précédent depuis au moins six décennies : à la mi-juin 2020, 20 soldats indiens ont été tués par des troupes chinoises à l’occasion d’un incident frontalier.

Les soldats ont été battus à mort avec « des gourdins, à coups de poings et avec des pierres » indique-t-on de source indienne. L’affrontement a eu lieu dans l’Himalaya, à l’est du Ladakh. Conformément à l’accord frontalier que l’Inde et la Chine ont signé en 1996, leurs soldats ont ordre de ne jamais tirer un coup de feu dans cette zone.

Les troupes chinoises ont mené une « action préméditée et planifiée qui a été la cause directe de violences et pertes en vies humaines », a déclaré le 17 juin le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar.

« A ma connaissance, les Chinois ont également enregistré des pertes », a tweeté le rédacteur en chef du Global Times, journal considéré comme le porte-voix du Parti communiste chinois.

De source militaire, le Hindustan Times de New Delhi rapporte que « les écoutes indiennes révèlent que les troupes chinoises ont enregistré 43 victimes, dont plusieurs morts et des blessés graves ». Pékin n’a pas confirmé ces chiffres.

Le conflit latent entre les deux puissances nucléaires frontalières l’une de l’autre a été ravivé le mois dernier après que 12 000 soldats chinois aient pénétré en territoire indien. En mai, l’Armée populaire de libération (APL) chinoise a envahi le site stratégique de la vallée de Galwan, à la pointe nord de l’Inde, et a occupé plus de 60 kilomètres carrés de territoire, ont rapporté les médias indiens. « [La] conquête de la vallée de la rivière Galwan confère une position stratégique à l’APL sur la route indienne Darbuk-Shyok-Daulat Beg Oldi (DSDBO), qui relie Leh au col du Karakoram », a rapporté le site d’information indien Print.

A l’issue de la guerre de 1962 entre l’Inde et la Chine, les troupes chinoises ont occupé environ 40 000 kilomètres carrés de territoire indien. Et aujourd’hui encore, la Chine réclame 90 000 kilomètres carrés au nord-est de l’Inde et conteste le tracé d’énormes portions d’une frontière commune longue de 3 400 kilomètres.

L’invasion de ses hauteurs stratégiques par l’armée chinoise et la mort brutale de ses soldats place l’Inde sous pression. Le Premier ministre Narendra Modi a promis le 17 juin de « protéger fermement chaque centimètre carré de son pays et de défendre sa dignité » face à l’incursion chinoise. « Je tiens à assurer à la Nation que le sacrifice de nos soldats ne sera pas vain » a déclaré Modi. « Nous plaçons l’intégrité et la souveraineté de l’Inde au-dessus de tout, et personne ne nous empêchera de la défendre. Personne ne devrait avoir le moindre doute à ce sujet. »

L’agression chinoise survient sur fond de coronavirus, une pandémie partie de Wuhan (Chine) à la fin de l’année dernière. L’Inde a signalé environ 12 000 décès et 366 946 personnes contaminées.

Selon, certains commentateurs occidentaux la Chine cherche à mettre en garde les Indiens contre un resserrement de leurs liens stratégiques avec les États-Unis. « Pékin a envoyé ses troupes franchir la frontière indienne le mois dernier, un affrontement frontalier parmi d’autres, afin de punir le Premier ministre indien Narendra Modi du resserrement de ses liens avec les États-Unis » a écrit le 12 juin le quotidien britannique Daily Telegraph.

Pour d’autres experts, la Chine profite de la pandémie pour intensifier ses actes de prédation – Hong Kong, les Philippines, le Japon, l’Indonésie, la Corée du Sud et l’Australie –. Dans cette perspective, le monde serait bien trop occupé à panser les plaies économiques ouvertes par le coronavirus pour penser à protester contre les pratiques chinoises… sans même parler de s’opposer à la Chine.

En 2019, l’Inde a renforcé sa participation au « Quad », une instance de dialogue entre les États-Unis, l’Australie, l’Inde et le Japon. Cette alliance indopacifique permet de faire contrepoids à la montée en puissance navale et militaire de la Chine dans la région.

Début juin, l’Inde et l’Australie ont signé divers accords de défense dans le but de renforcer leur coopération navale. Dans le cadre d’un « partenariat stratégique global», un accord de logistique militaire ouvre à la marine indienne « un accès stratégique à l’ensemble de la région indo–pacifique » a rapporté The Times of India. Les signataires de l’accord du 4 juin ont ouvert « leurs bases navales » aux flottes militaires de leurs alliés a ajouté le Nikkei du Japon.

L’Inde et l’Australie qui se sentent menacées par la montée en puissance militaire de la Chine se sont engagées « à mettre en place une zone Indo-Pacifique ouverte, inclusive et prospère. Le rôle de l’Inde dans cette région, notre région, sera essentiel dans les années à venir », a déclaré le Premier ministre australien Scott Morrison à l’occasion de la signature du partenariat stratégique bilatéral. « Nous partageons un océan et nous partageons également les responsabilités qui vont avec cet océan », a-t-il ajouté.

Les îles artificielles chinoises en mer de Chine méridionale – toutes équipées de bases militaires terrestres, de bases navales et d’aérodromes – constituent une menace stratégique pour les pays voisins. En 2018, la Chine a autorisé l’atterrissage de bombardiers nucléaires sur ces îles artificielles, envoyant ainsi un message alarmant aux États-Unis et aux autres puissances régionales.

La dernière aventure militaire de Pékin menace gravement la paix mondiale. La Chine et l’Inde possèdent toutes deux d’importants arsenaux nucléaires. Avec une population combinée de plus de 2,7 milliards d’habitants, les deux puissances asiatiques abritent un tiers de l’humanité.

Alors que les États-Unis ont réduit leur force de frappe nucléaire, la Chine a renforcé son arsenal indique un rapport du Stockholm International Peace Research Institute publié le 15 juin. Selon le rapport :« La Chine a entrepris une formidable modernisation de son arsenal nucléaire. Elle a développé pour la première fois une sorte de trinité nucléaire composée de nouveaux missiles terrestres et maritimes et d’avions à capacité d’action nucléaire »

L’Inde aussi a diversifié et augmenté sa force de frappe nucléaire indique le rapport, ainsi que le Pakistan qui est un allié régional clé de la Chine. Malgré la supériorité militaire et le poids économique de la Chine, un conflit armé avec l’Inde ne serait pas pour Pékin une promenade de santé. Hormis la guerre Inde-Chine de 1962, l’Inde n’a pas perdu un seul conflit militaire.

L’Inde peut résister à une agression militaire chinoise, mais si le monde libre souhaite le rester, il aurait intérêt à demeurer proche de la plus grande démocratie du monde. Tolérer les agressions chinoises ne fera qu’enhardir les communistes de Pékin qui seront tentés de redessiner les frontières, dicter leurs conditions à d’autres pays de la région et à poursuivre leur plan de domination du monde.

Post Scriptum, 12 de juliol del 2020.

Emil Avdaliani publica avui al BESA Center Perspectives Paper No. 1,639, aqueix report analitzant l’escenari geoestratègic en el qual es desenvolupa la pugna per l’hegemonia mundial: The Rise of the Indo-Pacific.

Afegeix un comentari

Deixa un comentari

L'adreça electrònica no es publicarà. Els camps necessaris estan marcats amb *