Netanyahu converteix les eleccions en un referèndum sobre l’expansió de la sobirania israeliana

Aqueix vespre Benjamin Netanyahu ha fet un anunci de campanya que capgira el sentit de les eleccions a la Knesset del proper 17: si és escollit es compromet a estendre la sobirania de l’Estat d’Israel a tots els assentaments jueus de Judea i Samària, (altrament dit Cisjordània).

D’ençà la guerra dels Sis Dies de l’any 1967, quan Israel va vèncer Síria, Jordània i Egipte i va recuperar territoris que li havien estat assignats per la partició de l’ONU de l’any 1947 i en va conquerir d’altres, la definició dels seus límits territorials és una qüestió pendent atesa la falta d’acord de pau regional.

Israel té tota la legitimitat per annexionar-se els Alts del Golan per raons existencials atès que Síria, amb qui encara està formalment en guerra, ha esdevingut un protectorat iranià. Jordània i Egipte van renunciar a Cisjordània i Gaza quan van signar la pau amb Israel i la fallida dels acords d’Oslo amb els palestins d’aqueixos territoris han cronificat el problema. La retirada unilateral de Gaza no ha servit a la pau sinó a l’obertura d’un front permanent de guerra des que Hamas en va foragitar l’ANP.

La proposta de Netanyahu té arguments jurídics i polítics que la justifiquen però formulada d’aqueixa manera esdevé una fractura interna a la mateixa societat israeliana enlloc de ser una solució estratègica. El fet que coincideixi amb la destitució de John Bolton com a conseller de Seguretat Nacionals dels EUA i que la publicació del pla de pau del president Trump estigui prevista per immediatament després de les eleccions israelianes pot haver precipitat els esdeveniments.

Post Scriptum, 23 de setembre del 2019.

Els resultats de les eleccions del proppassat 17 no han estat el triomf que Netanyahu esperava, ans al contrari ha quedat dos diputats per darrera de la candidatura encapçalada per Gantz on s’aplega una part dels seus antics votants laics que no volen cedir a les pretensions dels partits religiosos. Una part dels votants drusos i àrabs que votaven partits jueus han votat aqueix cop per la Llista Àrab Unida on s’afegeixen els antisionistes d’esquerres. Manfred Gerstenfeld en fa un punyent resum en aqueix article publicat en versió francesa per JForum abans d’ahir: “Le paysage politique changeant reste confus“.

Post Scriptum, 27 de desembre del 2019.

Un cop processat per corrupció Netanyahu defensa la seva inocència i el seu projecte polític contra totes les adversitats, inclús davant un candidat alternatiu al si del Likud al qual ha batut en les primàries celebrades ahir. Emmanuel Navon va fer públic el seu suport al relleu amb aqueix punyent article publicat el proppassat 22 d’aqueix mes a Tel Avivre: “Pourquoi je soutiens Gideon Saar”.

Post Scriptum, 3 de març del 2020.

Jacob Magib analitza avui a The Times of Israel el resultat de les eleccions d’ahir com una victòria pro-annexió de Judea i Samària plantejada per Netanyahu i compartida per la majoria dels partits jueus.

Post Scriptum, 3 de maig del 2020.

L’analista de The Times of Israel Raphael Ahren reflexiona avui sobre “Comment le monde va-t-il réagir à l’annexions de la Cisjordanie ?“.

Post Scriptum, 13 de maig del 2020.

Ahir, el general a la reserva de les FDI Gershon Hacohen publicava al BESA Center aqueix report: “A Golden Opportunity to Develop the West Bank Communities”. Avui, un altre analista militar, el coronel Raphaël G. Bouchnik-Chen, hi ofereix la seva versió: “The Jordan Valley Annexation Dilemma: A Realistic Approach”.

Post Scriptum, 17 de maig del 2020.

Freddy Eytan publica avui aqueix article editorial al CAPE de Jerusalem: “Les objectifs et les défis du nouveau gouvernement israélien” on apunta que el nou govern donarà prioritat a les qüestions socials i econòmiques en detriment de l’annexió de la Judea i Samària, incialment prevista pel primer de juliol vinent:

“Après toutes les péripéties qui ont duré 508 jours et trois campagnes électorales, un nouveau gouvernement est enfin formé et obtient l’aval de la majorité écrasante de la Knesset. Cette fois-ci, le parlement israélien n’était pas à la fête. Ambiance morose, débat houleux, indifférence et méfiance planaient sur l’hémicycle.

Ce cinquième gouvernement Nétanyahou représente au total sept partis et fractions, de droite, du centre, des religieux nationalistes et ultra-orthodoxes, ainsi que deux élus sur trois au sein du parti travailliste tombé depuis longtemps en déconfiture…

Au sein de l’opposition, il n’existe, non plus, aucun intérêt idéologique commun. Yair Lapid à la tête d’un parti centriste, des députés religieux ultra-nationalistes dirigé par Bennet, assis côte à côte avec une droite extrêmement laïque de Liberman, et derrière, 15 députés arabes antisionistes. Le but essentiel de tous ces élus est de voir un départ rapide de Nétanyahou de l’échiquier politique.

En raison du mauvais système électoral, on a donc obtenu un gouvernement et une opposition à la fois bizarre et inexplicable, du jamais vu dans l’Histoire de l’Etat Juif. Une cinquantaine de ministres et secrétaires d’Etat choisis pêle-mêle selon de curieux critères.

Le parti Likoud, au pouvoir successif depuis plus d’une décennie, et aujourd’hui avec 36 sièges se trouve à égalité avec le parti bleu-blanc (15 députés). Forcé à céder des portefeuilles significatifs et importants, telles que la Défense, les Affaires étrangères ou la Justice, les ministres sortants sont indignés et grognent, les militants de ce grand parti populaire protestent, mais personne n’ose se révolter publiquement contre le chef tout puissant du Likoud.

La majorité des Israéliens refusaient d’aller aux urnes pour la quatrième fois et donc malgré et en dépit de cette ambiance politique malsaine et peu honorable, ils acceptent ce gouvernement avec tous ses défauts. Ils souhaitent que les ministres passent à l’action, qu’ils retroussent leurs manches et se mettent rapidement au travail. Diriger et gérer un Etat qui demeure problématique sur tous les plans.

Le 35ième gouvernement israélien a plusieurs problèmes à régler et pour atteindre ses objectifs, il possède tous les atouts pour réussir dont plusieurs ministres dynamiques et très ambitieux.

On n’acceptera donc aucun prétexte pour justifier des échecs.

Le premier objectif gouvernemental est tout d’abord, poursuivre la lutte contre le coronavirus et reprendre progressivement toutes les activités dans un déconfinement total mais vigilant pour rassurer la population. Se préparer à une éventuelle vague d’épidémie en hiver. Investir dans les hôpitaux et les instituts. Approfondir les recherches médicales et scientifiques, trouver des remèdes urgents, des traitements et un vaccin.

Le deuxième objectif est de voter un budget national, combler l’énorme déficit, indemniser les salariés au chômage et garantir la remise en marche des petites et moyennes entreprises. Dans ce contexte, le gouvernement devra lancer des messages d’apaisement et de solidarité. Eviter les manifestations de masse, les grèves et les faillites. Redonner confiance au pouvoir public et au devoir juridique, au moment où le procès de Nétanyahou s’ouvre à huis clos.

Sur le plan sécuritaire, dissuader le Hamas et aboutir à une longue trêve avec une solide entente avec l’Egypte. Se préparer à une éventuelle confrontation avec le Hezbollah et l’Iran. Empêcher par tous les moyens les Ayatollahs d’obtenir l’arme nucléaire et poursuivre les raids contre l’acheminement d’armes iraniennes aux milices chiites.

Au moment où l’Amérique est plongée dans la crise de coronavirus et les élections présidentielles approchent ; à l’heure, où Mahmoud Abbas s’affole et prépare une nouvelle Intifada, le roi de Jordanie menace d’abroger le traité de paix, les Européens souhaitent nous punir par des sanctions, et la Chine avance ses pions, il est peu probable que la Knesset votera prochainement une loi qui garantit la souveraineté de la vallée du Jourdain et les blocs d’implantations. Nous devrions donc patienter, réfléchir sur la marche à suivre, appliquer une diplomatie classique, et agir au moment opportun.

Face à cette nouvelle donne géopolitique et à la crise planétaire, il est donc plus sage d’accorder la primauté aux affaires sociales et économiques. Assurer une forte résilience nationale et pouvoir ainsi relever les nouveaux défis.

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