La República d’Irlanda oficialitza el BDS contra Israel

El proppassat 24 de gener Le P’tit Hebdo publicava aqueixa informació: “Le Parlement irlandais adopte une loi de boycott“:

Le Parlement irlandais a accompli mercredi l’avant-dernière étape dans l’adoption d’une loi interdisant l’importation de produits fabriqués par des entreprises juives de Judée, de Samarie, du Golan et des parties de Jérusalem libérées en 1967.

Au mois de juillet 2018, la chambre haute (Sénat) avait voté pour la première fois en faveur d’un texte qui devait encore passer quatre étapes législatives avant d’obtenir force de loi. Après un vote positif jeudi par la Chambre basse, cette loi qui doit encore être discutée une ultime fois dans le cadre d’une commission avant d’entrer dans le corpus législatif irlandais. La loi prévoit jusqu’à cinq ans de prison et 250.000 euros d’amende pour quiconque importera des produits d’entreprises qui seront repertoriées sur une liste noire.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement dénoncé ce vote qui ne peut être qualifié autrement d’antisémite: “Cette décision du parlement irlandais, qui attribue un caractère d’infraction pénale au commerce avec des Israéliens est l’expression d’une franche hostilité de la part de ses initiateurs et doit être dénoncée avec la plus grande vigueur. Il est décevant et inquiétant de voir que les initateurs de cette loi se livrent à une attaque hypocrite contre Israël au lieu de se tourner vers les dicatures qui oppriment et massacrent leurs citoyens. Il s’agit d’un exemple flagrant d’une discrimination obsessionnelle qu’il faut condamner avec force”.

L’Irlande est sans conteste l’un des pays les plus anti-israéliens au sein de l’Union européenne. Il faut rappeler qu’hormis l’influence du BDS dans ce pays, il y a l’activisme du maire de Dublin, Michel Mac Donacha, et l’antisionisme farouche de certains députés irlandais. Au début de l’année 2018, un groupe d’Israéliens de gauche s’était rendu en Irlande pour encourager le parlement dans cette voie et l’exhorter à voter le boycott des produits de Judée-Samarie. On y trouvait notamment Avrom Burg, Yaël Dayan, Alon Liel, Elie Barnavi ou encore Ouri Avneri.

La Liste arabe à la Knesset avait également applaudi après le premier vote au Parlement irlandais et appelé les autres parlements européens à “ne pas céder au lobby sioniste” et à en faire autant. Dans un communiqué, la Liste arabe déclarait: “Lla loi irlandaise marquera le début d’une nouvelle étape dans laquelle Israël commencera à payer un prix politique, économique et moral international pour ses actions. Il est temps que le monde revienne à la raison et comprenne qu’il s’agit d’un État voyou. Israël doit comprendre qu’il mérite toutes les sanctions, les boycotts et le gel des relations, comme punition pour sa politique violente et l’oppression quotidienne du peuple palestinien ».

Ahir, el jurista Bertrand Ramas-Muhlbach refutava la decisió irlandesa amb aqueix article aparegut a l’edició francesa de Jewish Forum: “Irlande: un boycott illégal dénué de fondaments juridiques“. A banda de la manca de base jurídica l’hostilitat manifesta d’Irlanda envers l’Estat d’Israel tampoc no té raons històriques ateses les interconnexions (i també divergències) entre el nacionalisme irlandès i el sionisme. Així ho exposà el 23 de maig del 2003 el professor de la Universitat de Londres Colin Shindler en una carta a The Guardian titulada “Sinn Fein and The Zionists”:

The newly released MI5 files (Terrorists plotted death of Bevin, May 22) further confirm historians’ belief that Jewish nationalist groups fighting the British in Mandatory Palestine in the 1940s regarded themselves as “the Zionist Sinn Fein”.

Both Menachem Begin and Avraham Stern looked to the Irish struggle. The nom de guerre of Yitzhak Shamir, the future Israeli prime minister, was “Michael” – after Michael Collins. Shamir studied Irish republican literature while Stern translated PS O’Hegarty’s The Victory of Sinn Fein into Hebrew.

It is therefore ironic to note Sinn Fein’s attempt to airbrush out of existence this ideological connection from its history. Sinn Fein prefers to fly Palestinian flags from Belfast rooftops rather than commit to supporting the Israeli and Palestinian peace camps and a two-state solution. It is doubtful whether their predecessors would have come to such a superficial analysis.

Indeed, in this country, the British left would prefer to forget that Nye Bevan threatened to resign from the Attlee government because of its colonialist polices towards Zionism. The current selective reading of Zionist history by many in Britain and Ireland is not just inaccurate, but it actually serves the cause of the rejectionists on both sides of the conflict.

Hores d’ara la realitat és que el nacionalisme irlandès fa seva la causa palestina equiparant-la a la pròpia lluita d’alliberament nacional contra l’ocupació anglesa com hom pot copsar escoltant els grups musicals irlandesos i les proclames dels partits nacionalistes en un país on la presència jueva ha estat, i és, pràcticament nul·la. Potser es pot explicar aqueixa animadversió abstracta pel pes de la judeofòbia del catolicisme autòcton perceptible en els escrits d’alguns militants de l’IRA con Sean South (1928-1957), un dels mites dels independentistes irlandesos d’avui, que alertava contra les conspiracions judeo-maçoniques que es propagaven mitjançant les pel·lícules produïdes a Hollywood. L’antisemitisme cristià s’ha transformat en antisionisme polític.

Afegeix un comentari

Deixa un comentari

L'adreça electrònica no es publicarà. Els camps necessaris estan marcats amb *