El conflicte entre Israel i Iran

Enguany pot ésser clau en el conflicte que enfronta des del 1979 la República Islàmica de l’Iran i Israel. El règim xiïta enceta l’any fent front a una revolta interna i exhibint la màxima expansió externa.

Iran intervé decisivament en suport dels règims de Síria i Iraq, el Líban és el seu protectorat de facto i instrumentalitza la revolta dels Houtis al Iemen contra Aràbia Saudí. I, sobretot, és el principal aliat de les diverses fraccions palestines que pugnen per destruir Israel. Però, com assenyala avui Hagay Sobol al seu bloc a The Times of Israel: “Le corridor chiite de Téhéran à la Méditerrannée sera-t-il le Vietnam de l’Iran ?”.

Israel, per la seva part, afirma no tenir interessos estratègics contraposats als de l’Iran segons el ministre Yuval Steinitz en declaracions d’abans d’ahir a l’edició en persa de The Times of Israel. Es tracta d’una obcecació irracional d’arrel teocràtica la que impulsa el règim dels aiatol·là a cercar follament el conflicte directe amb l’estat hebreu. Hores d’ara, els seus mercenaris estan en disposició d’atacar Israel des de Gaza, el Líban, Síria i fins i tot Cisjordània. La guerra, doncs, pot ser imminent i el moment d’iniciar-la està en mans de l’Iran, (llevat que Israel prengui l’ofensiva i comenci una acció militar preventiva a gran escala en múltiples fronts).

Post Scriptum, 11 de febrer del 2018.

El proppassat 7 d’aqueix mes, l’International Crisis Group publicava el report número 182 titulat “Israel, Hizbollah and Iran: preventing another war in Syria” que ha resultat premonitori ja que ahir Iran va enviar un drone sobre Israel que va desencadenar com a resposta dos successius atacs aeris israelians que han delmat les infraestructures militars iranianes en terra síria. Les parts implicades consideren el dia d’ahir com la data d’inici de l’anunciada guerra directa entre Iran i Israel, com explica avui l’analista de The Times of Israel Judah Ari Gross.

Post Scriptum, 4 de març del 2018.

L’analista israelià Ron Yishai publicà ahir a Ynet News aqueix article analitzant la crucial vista de Benyamin Netanyhau a Donald Trump: “Danger in the north: Netanyahu must push Trump to act“, (versió en francès de Jewish Forum).

Post Scriptum, 15 d’abril del 2018.

L’atac aeri dels EUA, Anglaterra i França contra Síria és militarment limitat i ineficaç cara a l’objectiu pretès de dissuadir el règim (i Iran) d’emprar armes químiques, com analitza des del punt de vista israelià Ron Ben Yshai en aqueixa primera valoració publicada avui en castellà per Hatzad Hasheni i titulada: “Tras el ataque 13/4, Assad puede respirar con tranquilidad”. Les línies vermelles d’Israel i dels occidentals són diferents, com escriu avui Freddy Eytan al CAPE de Jerusalem.

Post Scriptum, 17 d’abril del 2018.

Segons opina Ehud Eilam avui al Jerusalem Post, “Israel increasing involvement in Syria: risks and opportunities”.

Post Scriptum, 30 d’abril del 2018.

Avui, Benyamin Netanyahu ha alertat que Israel té proves del programa nuclear secret iranià, fet que de ser cert deixa tocat l’acord del G5+1 amb l’Iran i obre les portes a un enfrontament militar. De fet, ahir Israel (sense confirmació) va tornar a atacar bases iranianes a Síria, situant al règim dels aiatol·là davant e dilema que descriu encertadament l’analista jueu Sever Plocker a Yetnews el proppassat 26: “Iran’s dilemma, a military conflict with Israel, yes or no ?” (versió francesa de Jewish Forum):

Analyse: Certains experts estiment que la position des dirigeants militaires iraniens diffère fondamentalement de la position enflammée des Gardiens de la révolution. Ils sont conscients des capacités militaires et de renseignement d’Israël, ne cherchent pas de conflit avec nous et comprennent que c’est une aventure dangereuse et irréaliste.

Le shah perse a abandonné son pays il y a 39 ans et Téhéran a annoncé la création d’une république islamique dirigée par l’ayatollah Khomeiny. Ses caractéristiques les plus saillantes étaient et restent le totalitarisme religieux, le culte de la personnalité du dirigeant suprême, le contrôle absolu de l’économie par l’État et ses armes, et une oppression permanente de la liberté d’opinion et de parole.

En ce qui concerne l’Iran, la révolution de Khomeiny n’a pas réussi à atteindre ses objectifs et à créer un précédent intéressant pour les autres nations. Un énorme échec.

Le revenu réel par habitant en Iran a augmenté en moyenne de 0,5% par an depuis 1980 et n’a pas augmenté du tout au cours de la dernière décennie. Ce qui était autrefois une puissance industrielle et technologique s’est transformé en un entrepôt de chiffonnier-ferrailleur et en un marché noir de biens de consommation désirés, provenant de l’Occident et des pays arabes voisins.

L’économie iranienne est alimentée uniquement par le pétrole, et il manque encore des investissements (selon les déclarations officielles) d’environ 200 milliards de dollars pour relancer les industries pétrolières et gazières négligées. L’engouement de ses dirigeants pour le développement d’une arme nucléaire a presque détruit le pays, en raison des sanctions internationales et de l’attribution de ressources rares à un projet futile.

À la grande déception des citoyens, la levée des sanctions au cours des deux dernières années n’a contribué que marginalement à améliorer la situation de l’Iran. Le capital productif occidental n’a pas pénétré en Iran et la présence de ce pays dans les arènes mondiales du domaine civil est restée insignifiante.

Ce n’est guère surprenant : quarante-cinq pour cent de l’économie iranienne est détenue par le gouvernement, environ un tiers est détenu par les gardiens de la révolution et environ un cinquième est détenu par des associations religieuses corrompues et non contrôlées qui sont soumises directement au chef suprême. Le taux de chômage chez les jeunes iraniens est de près de 28%, seulement 15% des femmes font partie de la population active, et le taux de change de la monnaie iranienne sur le marché libre est inférieur de dizaines de points à son taux de change officiel.

A Cela s’est ajouté d’autres troubles, ce qui explique un peu la nervosité du régime de Téhéran : d’abord, la menace du président américain Donald Trump de renoncer à l’accord international pour réduire les sanctions en échange de la fin du programme nucléaire militaire iranien, qui incite les partenaires européens à envisager un accord qui renforcera les sanctions ; deuxièmement, l’atmosphère anti-iranienne dans le monde arabe à la lumière du soutien de Téhéran au régime meurtrier de Bashar el Assad ; et troisièmement, l’accord de réconciliation qui se dessine entre la Corée du Nord et les États-Unis, en vertu duquel Pyongyang abandonnerait complètement le développement d’une arme nucléaire – un coup considérable porté aux programmes militaires de Téhéran.

Ajoutez cela aux problèmes du Kremlin. La Russie de Poutine est loin d’être un pays fort, stable et développé. Le fossé scientifique et technologique entre la Russie et l’Occident est beaucoup plus large aujourd’hui qu’il ne l’était à la fin de l’ère communiste. Les déclarations du président Vladimir Poutine sur les types d’armes modernes que son pays est censé développer sont de pures illusions. Tôt ou tard, Poutine et les membres de son entourage réaliseront que la présence russe en Syrie est un fardeau plutôt qu’un atout. L’échec misérable de la Russie à empêcher l’attaque américaine-britannique-française contre l’armée d’Assad et sa tentative désespérée de créer une fausse couverture pour l’utilisation des armes chimiques, en sont la preuve.

En période de pénurie, les éléments conservateurs en Iran (dirigés par les Gardiens de la Révolution) peuvent voir un conflit limité avec Israël comme une échappatoire à l’isolement et à la faiblesse interne, pour gagner la sympathie des masses arabes et enrôler Poutine comme «Pacificateur». D’un autre côté, une défaite rapide dans un conflit ou un embourbement inattendu pourrait conduire à l’effondrement du régime à Téhéran, comme le montre parfois l’histoire.

Certains experts de l’Iran estiment que la position des chefs militaires diffère fondamentalement de la position enflammée des orateurs des gardiens de la révolution. Ces derniers sont enclins à croire que cela vaut la peine de se battre pour le maintien de plusieurs bases en Syrie, afin de leur permettre de réaliser leur vieux rêve de transformer le Liban en une «république islamique». Les premiers sont conscients des capacités militaires et de renseignement d’Israël, ne cherchent pas de conflit avec nous et comprennent que c’est une aventure dangereuse et irréaliste, ce qui sera mauvais pour l’Iran. Israël, préviennent-ils, a déjà clairement fait savoir qu’il était déterminé à ne pas permettre, quel qu’en soit le prix, aux Iraniens de se retrancher en Syrie, et c’est très sérieux ; et dans l’arène internationale, Poutine commence déjà à s’attirer les bonnes grâces de Trump.

Tout ceci n’empêchera pas nécessairement un conflit Iran-Israël limité. Les guerres au Moyen-Orient sont imprévisibles et sont généralement stratégiquement irrationnelles.

Post Scriptum, 13 de maig del 2018.

Avi Issacharoff, analista de The Times of Israel, hi publicà el proppassat 9 d’aqueix mes un article on conclou que malgrat els atacs aeris israelians, Iran està aconseguint implantar-se a Síria. Aràbia Saudita, el Marroc i els emirats del golf pèrsic fan costat a Israel front a l’Iran, però malgrat això com escriu Raphael Ahren avui a The Times of israel, “Malgré un soutien mondial, Israël se dresse seul contre l’Iran en Syrie“.

Els estats europeus són majoritàriament hostils a Israel (llevat dels del grup de Visegrad que s’han oposat a que la UE rebutgés el trasllat de l’ambaixada dels EUA a Jerusalem) i preserven l’acord del G5+1 i l’Iran prescindint dels propòsits genocides del règim. El món mediàtic català també es decanta del costat de l’Iran i blasma Israel, com ho reflecteix l’entrevista a Jordi Llaonart avui a Vilaweb.

Post Scriptum, 11 de juliol del 2018.

El digital israelià DEBKa publica avui aqueixa anàlisi on preveu una confrontació imminent: “After Netanyahu-Putin summit, Israel must decide on a war with Iran in Syria”.

Up until Prime Minister Binyamin Netanyahu’s talks with President Vladimir Putin Moscow on Wednesday Nov. 11, Israel made clear in every way possible – diplomatic and military – its resolve to prevent Iran and its proxies from establishing a presence in Syria. The resolve to remove Iran, Hizballah and the other Shiite militias under Revolutionary Guards command was emphasized for the umpteenth time on Tuesday, before Putin’s special emissaries. His special envoy Alexander Lavrentiev and Deputy Foreign Minister Sergey Vershinin arrived in Jerusalem for another try to shift Netanyahu from his all-or-nothing stance on Iran. With them was a large Russian delegation of security and military officials from the Operations Division of the Russian General Staff and intelligence units specializing in Syrian affairs.

The prime minister complained about lack of trust after Putin’s repeated violations of his promises to Israel regarding Syria. But the biggest problem still be confronted is Iran’s intransigent determination to stay in Syria which is equal to Israel’s determination to drive this arch enemy off its Syrian doorstep. This impasse was amply illustrated on Sunday. Israel insisted on keeping up its military attacks on Iranian command posts and depots filled with new weapons constantly flown in to Syria, while deterred Hizballah and Iraqi, Afghan and Shiite militias were undeterred from advancing on Israel’s borders, even in Syrian army uniforms. This week they are shortening the distance to their goal day by day.

Putin can’t, or won’t, push the Iranians out of Syria to meet Netanyahu’s demand. Without the Iranian militias, the crumbling Syrian army is no shape for conducting substantial ground operations to recover all the areas still in rebel hands. The Iranian proxy input was pivotal in the battles two months ago around Damascus and now, too, in the ongoing Syrian offensives in the southwest. And so, while Putin gave US President Donald Trump and the Israeli prime minister solemn promises to keep pro-Iranian forces out of the operations going forward in the south, at the same time, he deployed the Russian air force in their support for bombing rebel positions.

Netanyahu is meeting Putin Wednesday for the third time in six months. At each meeting, he was forced back into concessions to pay for Russia turning a blind eye to Israeli air strikes against Iranian targets in Syria. The prime minister first agreed to Iran and its proxies holding back in positions that were 80km from Israel’s border; he then agreed to 40km and now Israel is clinging to the 1974 Separation of Forces accord signed with Syria at the end of the Yom Kippur War. This is tantamount to permission for the Syrian army and its (Iranian) allies to move up to 10km from the border and in some places only a few dozen meters from the Israeli Golan and Sea of Galilee (Lake Kinneret) basin. But even that Israeli concession is being whittled down. Tuesday night, the Russian UN mission led an Iranian and Syrian bid to curtail the authority of UNDOF, the international force monitoring the demilitarized zone marked out in the 1974 treaty. Once again, the Russians are two-timing Israel to protect Iran’s presence in Syria.

Until now, the IDF did not step in to arrest the serious slide in Israel’s strategic position vis a vis Iran’s menacing proximity to its northern border. It also silenced operations in the run-up to the prime minister’s meeting with Putin. But the price for Russia’s blind eye to Israel air strikes against Iranian targets has become excessive. Time has run out for deliberating whether this price was worthwhile or an inquiry into the failure of Israel’s often lethal air operations to break Iran’s resolve. Hizballah and other Iranian cohorts are too close for Israel to indulge in soul-searching. Netanyahu’s critical conversation with Putin on Wednesday is the last one before Jerusalem decides whether to go to war in Syria against Iran, Hizballah and the militias. Putin is not keen on another war front developing in Syria, but neither is he willing to throw the Iranians out. President Trump too is deeply reluctant to engage in any further military combat in Syria. So it is now up to Israel alone to make and carry through this fateful decision.

Post Scriptum, 17 de juliol del 2018.

L’analista del Begin-Sadat Center, Yaakov Lappin, hi publica el report número 892, corresponent al 12 d’aqueix mes, titulat “Israel’s Active Defense Campaign in Syria: The next phase“.

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