Freddy Eytan: “2018, année d’interrogations, de menaces et de défis”

Frefddy Eytan (sovint esmentat en aqueix bloc) és el director del Centre des Affaires Publiques et de l’État de Jerusalem i un analista reputat internacionalment que ahir va publicar al digital del CAPE aqueix breu però punyent article sobre les perspectives d’Israel i del Pròxim Orient en l’any que comença:

L’année 2017 s’achève dans la tourmente et l’incertitude au moment où la tension monte dans la bande de Gaza et des affrontements violents déferlent contre le régime des Ayatollahs en Iran. Cette année fut surtout marquée par une politique américaine musclée qui a réussi à renforcer considérablement ses relations avec Israël, mais qui a créé un bouleversement dans les rapports traditionnels avec le monde arabo-musulman.

L’année 2017 fut aussi celle de l’émergence de nouveaux jeunes leaders en Europe. Grâce aux réseaux sociaux, Macron réussit en France à écarter les barons de la vieille garde politique, tandis que Sébastian Kurz réveille en Autriche les démons de l’extrême droite. Cette année est celle aussi de Vladimir Poutine devenu un chef d’Etat inamovible probablement pour plusieurs années encore.

2017 a été marquée également par les diatribes du tyran de la Corée du Nord, Kim Jong-Un, et du mégalomane turc, Erdogan. Une année où la violence verbale se déchaîne partout et les menaces grandissent sans contrôle.

Dans notre région, nous constatons que Bachar el Assad est toujours au pouvoir, et l’Iran omniprésente. Daesh perd des territoires mais demeure opérationnelle, en Europe, en Libye, et en Egypte. Les chrétiens d’Orient, et les Coptes en particulier, souffrent toujours de la terreur et les églises sont le théâtre de monstrueux carnages devant l’impuissance du Vatican et de l’Occident.

Le Moyen-Orient demeure instable et continue à alimenter plus de 70 % du terrorisme planétaire.

Dans ce contexte d’incertitude, Israël se prépare à toute éventualité au Nord, contre le Hezbollah, et au Sud, contre le Hamas. Tsahal renforce sa force militaire avec de nouvelles armes sophistiquées, de nouveaux sous-marins et avions furtifs, et en se dotant d’une intelligence artificielle performante, et d’un Renseignement unique et ultramoderne.

Voilà déjà un an que le Président Donald Trump est entré à la Maison Blanche. Sa politique est bien différente de ses prédécesseurs sur tous les plans. Ses discours pro-israéliens et ses chaleureuses paroles nous réconfortent. Sa proclamation sur Jérusalem et le transfert de l’ambassade prouvent qu’il tient ses promesses, mais qu’il n’imposera pas non plus une initiative de paix ni des condamnations inutiles.

Jusqu’à ce jour, Trump n’a pas déçu les Israéliens. D’ailleurs, tant que Mahmoud Abbas continue de jouer avec le feu et ne cessera pas d’être un maître-chanteur, aucune solution avec les Palestiniens par une médiation américaine ne verra le jour.

L’année 2018 regorge d’interrogations sur l’avenir du gouvernement Nétanyahou. Les manifestations hebdomadaires se poursuivent et la protestation gronde dans les médias et dans les rues contre la corruption. Les mois à venir seront déterminants pour savoir si nous nous acheminerons vers des élections anticipées. Nous n’en sommes pas encore là. Nétanyahou affirme son innocence et qu’il n’y a rien dans les dossiers d’accusation, mais la presse accuse avec force et signe.

Pourtant, de multiples défis sont à relever dans tous les domaines. Israël se trouve en bonne posture sur le plan économique et sécuritaire et le tandem Trump-Nétanyahou est unique en son genre pour la marche à suivre.

Dans le brouillard et face aux menaces, rien ne sert de bousculer l’échiquier politique pour gagner quelques points dans les sondages, d’autant plus que le peuple est déchiré entre la Droite et la Gauche et que le système électoral est bloqué. En 2018, c’est bien l’avenir d’Israël qui sera en jeu.

Post Scriptum, 23 de gener del 2018.

Al seu editorial d’avui al CAPE de Jerusalem, Freddy Eytan titula: “Pence à Jérusalem et Abbas à Bruxelles: la véracité face à l’hypocrisie et la supercherie”, tot blasmant l’actitud claudicant d’Europa davant Iran i el palestinisme islamista equiparant-la amb l’actitud seguida als anys trenta davant l’ascens dels totalitarismes:

Deux images éloquentes marquent les différences et les contradictions entre la diplomatie américano-israélienne et celle de l’Euro-Palestine.
La première prise à Jérusalem, à la Knesset, montre une accolade émouvante et sincère entre le Vice-président américain Mike Pence et le Premier ministre Benjamin Nétanyahou, et la seconde, elle, dévoile un baiser forcé de Federica Mogherini à Mahmoud Abbas lors du Conseil des ministres des 28 pays européens.
Deux images, deux mondes, deux conceptions idéologiques et politiques sur la marche à suivre dans la conduite des affaires internationales.
Comment expliquer que l’Europe tourne le dos à l’Amérique et Israël pour s’aligner sur le représentant du camp du refus, celui qui vient de prononcer des discours belliqueux, mensongers et antisémites ? Comment cette Europe qui s’efforce de combattre le terrorisme, l’antisémitisme, le boycottage et la radicalisation, en déjouant des attentats grâce aux renseignements sensibles obtenus par les services israéliens, ose collaborer avec ceux qui encouragent l’incitation à la haine et payent des salaires aux terroristes ?

Pourquoi les Européens poursuivent-ils leur soutien financier aux Palestiniens sans exiger préalablement un changement radical dans leur conduite et leur paradigme ? Un retour sans condition à la table des négociations ?

Mahmoud Abbas a appelé à reconnaître « rapidement » la Palestine comme Etat avec Jérusalem-Est pour capitale. Les Européens lui ont-ils demandé de quelle Palestine il parlait ? Quelles sont les frontières de cet Etat toujours virtuel ? Les limites municipales de la Ville sainte ? Croient-ils vraiment qu’Israël permettra une quelconque souveraineté étrangère à Jérusalem, dans sa propre capitale ?

Une fois encore les Européens bercent les Palestiniens d’illusions et Abbas trompe une fois encore son propre peuple en lui promettant monts et merveilles. Les Européens mettent la « charrue avant les bœufs » en tranchant dores et déjà sur le statut final. Ils jouent un double jeu transparent car comment expliquer qu’ils condamnent les faits accomplis israéliens dans « les Territoires ». Pourquoi donc ce double standard ?

A la Knesset, Mike Pence a prononcé un discours limpide et a déclaré officiellement : Jérusalem capitale d’Israël et un prochain transfert de l’ambassade américaine. Seuls, dans un parlement israélien, des députés arabes peuvent se permettre de manifester et de chahuter lors du discours solennel d’un dirigeant étranger. Aucun respect, aucune dignité, et pourtant, ils osent dire, sans rougir, devant les caméras et les micros, « qu’Israël n’est pas une démocratie et pratique l’Apartheid ».

Fort heureusement, ces 13 députés ne représentent guère les 21% de la population israélienne, dont la majorité préfère la coexistence avec les Juifs. Dans un pays arabo-musulman ils auraient été jetés en prison pour leur conduite scandaleuse, haineuse et honteuse.

Nous constatons, hélas, que la vieille Europe est profondément divisée sur des sujets socio-économiques majeurs mais que sur la question palestinienne et l’Iran elle pratique une politique de l’autruche, une diplomatie qui rappelle celle d’une époque bien sombre, celle d’avant-guerre.

Afegeix un comentari

Deixa un comentari

L'adreça electrònica no es publicarà. Els camps necessaris estan marcats amb *