El conflicte entre turcmens i kurds a l’Iraq

L’Orient Le Jour del 12 d’agost de l’any passat publicava una interessant crònica de Julien Mahfouz titulada “En Irak, Kurdes et Turkmènes sont plus que jamais divisés” on alertava del conflicte que oposa aqueixos dos pobles i que ara ha esclatat obertament arran de l’atac a Kirkuk on els turcmens (pro-iraquians al kurdistan i pro-turcs a Síria) són un terç de la població:

“Constituant le troisième groupe ethnique d’Irak avec les Arabes et les Kurdes, les Turkmènes, qui seraient environ 1,5 million dans ce pays, sont implantés principalement dans le Nord, se retrouvant de ce fait en première ligne face à l’État islamique.

À cette menace s’ajoute le grand rival kurde, qui se distingue grâce à ses victoires face à l’EI, lequel a perdu une bonne partie du territoire irakien conquis depuis juin 2014.

Ces succès kurdes ne sont pas gratuits : ils sont avant tout la concrétisation des revendications kurdes, d’ordre territorial d’abord, comme en témoigne la prise de plusieurs zones à l’EI par les Kurdes au début de l’été 2014, incluant notamment la ville pétrolière de Kirkouk, convoitée également par les Turkmènes mais encore sous contrôle kurde aujourd’hui.

Plus encore, ces revendications se sont matérialisées par la construction par les Kurdes d’une large tranchée de près de 1 000 km qui suivrait le tracé de la ligne de front entre combattants kurdes et ceux de l’EI, soit de la ville de Rabia, bordant la Syrie, à celle de Khanaqine, près de la frontière iranienne. Jugée comme étant une entrave à l’unité nationale par les Turkmènes, les Kurdes y voient une protection contre l’EI et ses attaques. Là où les Kurdes y voient un enjeu sécuritaire, les Turkmènes y perçoivent le début de la division de l’Irak et de leurs terres ancestrales. En effet, cette tranchée large de trois mètres et profonde de deux englobe les villes de Tal Afar, Kirkouk et Tuz Khurmatu dans le giron de la région autonome d’Irak.

Cet « expansionnisme kurde », selon les mots de Jassem al-Bayati, député turkmène au Parlement de Bagdad, a déjà entraîné des affrontements entre Kurdes et Turkmènes, notamment à Tuz Khurmatu, à quelques dizaines de kilomètres de Kirkouk. L’accrochage entre des peshmergas kurdes et une milice turkmène opérant au sein des forces paramilitaires progouvernementales, majoritairement chiites, appelées aussi Hachd al-Chaabi, ont fait 22 morts le 24 avril dernier. En novembre 2015, c’est un incident à un barrage de contrôle qui avait mis le feu aux poudres.

Ville divisée et disputée depuis la création de l’Irak, Kirkouk, centre d’une région riche en pétrole, reste aujourd’hui celle qui cristallise les tensions entre les deux ethnies. D’un point de vue historique, elle a été la cible de campagnes d’arabisation du régime baassiste à partir des années 1960, touchant durement à la fois les Kurdes mais aussi les Turkmènes. Cette ville s’est retrouvée encore une fois sur le devant de la scène irakienne en 2003. Cette date est en effet l’arrivée au pouvoir de facto des Kurdes et conduit à une politique de désarabisation, se concrétisant notamment par l’arrivée, « massive » selon certaines sources, de populations kurdes dans la ville et ses environs, contribuant à une atmosphère explosive entre Kurdes et Turkmènes. Renad Mansour, chercheur irakien, associé au Carnegie Middle East Center à Beyrouth, relativise néanmoins l’importance de cette réimplantation, précisant que « beaucoup de Kurdes n’étaient pas prêts à se réinstaller dans Kirkouk ».

Cependant, ils y restent clairement majoritaires « et cela se ressent lors des élections », indique M. Mansour. Les grands partis kurdes font d’ailleurs front commun lorsqu’il s’agit de ce qu’ils surnomment même la « Jérusalem kurde », selon l’appellation employée par Jalal Talabani, leader de l’Union patriotique kurde, en 2003.

Aujourd’hui, la ville est partagée entre Turkmènes, qui y sont fortement présents, et peshmergas qui la revendiquent comme faisant partie de la région autonome du Kurdistan irakien. Selon M. Mansour, la tension entre les deux communautés est montée d’un cran en raison « des relations qu’entretiennent beaucoup de Turkmènes avec les milices paramilitaires, accentuant les problèmes avec le gouvernement régional du Kurdistan irakien (GRK) ». « Les groupes turkmènes sont même plus loyaux envers les Hachd al-Chaabi », précise M. Mansour, et cela accentue la méfiance entre les deux communautés. Néanmoins, toujours d’après le chercheur, malgré l’intégration d’unités turkmènes au sein des Hachd al-Chaabi, les tensions entre les deux communautés n’ont pas de connotation confessionnelle, les deux communautés fonctionnant essentiellement sur un « mode d’appartenance ethnique ».

Aqueixa ofensiva contra la independència del Kurdistan iraquià està dirigida per Iran que empra les milícies xiïtes irquianes i els turcmens com a punta de llança i compta amb la connivència de la Unió Patriòtica del Kurdistan que s’han retirat de la ciutat sense combatre restant només les forces del PKK per resistir l’escomesa, com denuncien avui en un comunicat publicat a KurdiCat.

Post Scriptum, 17 d’octubre del 2017.

Anthony Samrani, analista de l’Orient-Le Jour, publica avui l’article titulat “Bagdad profite des divisions kurdes pour s’emparer de Kirkouk“, on assenyala com la Unió Patriòtica del Kurdistan (rival del PDK i el PKK) ha defugit el combat cercant un acord amb el govern iraquià i el règim iranià, una actitud que ha causat la pèrdua de la capital petroliera del govern independentista.

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