Anotacions a l’article d’Ivan Rioufol: “Le défaitisme occidental est la vrai menace”

Al seu blog d’opinió allotjat a Le Figaro, el proppassat 13 d’aqueix mes, Ivan Rioufol, (un dels intel·lectuals acusats de neo-reaccionaris per l’esquerra francesa)  publicava un breu però contundent apuntament que mereix ser reproduït i comentat:

“Le défaitisme officiel est un mal plus dangereux que l’islamisme minoritaire. Ce dernier ne devrait pas être une menace sérieuse pour des démocraties décidées à faire respecter leurs valeurs. Or ce totalitarisme conquérant prend d’autant plus d’envergure, en Europe, qu’il ne rencontre aucun obstacle sérieux.

Ce mercredi, réagissant à l’attentat islamiste d’Istamboul qui a tué neuf touristes allemands, le pape François a invité les croyants à prier Dieu “le Miséricordieux”, en reprenant le premier nom que lui donne l’islam. Après l’agression à la machette, lundi à Marseille, d’un enseignant juif par un jeune lycéen turc fanatique de l’Etat islamique, le président du consistoire israélite de la ville, Zvi Ammar, a “incité” ses coreligionnaires à  “enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs”.

Une même attitude de soumission a été encouragée par la maire de Cologne, Henriette Reker : elle a conseillé aux femmes de changer leurs comportements, suite à la vague d’agressions sexuelles commises en Allemagne, dans la nuit du 31 décembre, par des groupes de “réfugiés” marocains et algériens. En l’occurrence, l’élue a invité les Allemandes à maintenir les hommes à plus d’un bras de distance. On cherchera en vain les indignations féministes devant ce déchaînement sexiste. La militante d’Osez le féminisme, Caroline de Hass, a tweeté, le 7 janvier : “Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée des migrants : allez déverser votre merde raciste ailleurs”. Dans l’Occident culpabilisé, le statut d’intouchables dont bénéficient les minorités, singulièrement musulmanes, les dispense de s’adapter à ceux qui les accueillent.

Cette aberration est le socle de la bien-pensance dominante, que s’amuse à décortiquer Francine Girond dans son “Petit lexique de la bien-pensance” (Les Éditions de Passy, 2015). A propos de l’Identité, elle écrit : “Légitime quand il s’agit d’une affirmation des peuples des anciennes et diverses colonies. Scandaleux si elle est revendiquée par le Français”.
C’est ainsi que les crèches et les fêtes de Noël ou de Pâques disparaissent des espaces publics, tandis que les mosquées-cathédrales fleurissent. L’inclusion, qui dispense le nouveau venu de s’intégrer, est semblablement privilégiée par le discours progressiste, toujours fasciné par la table rase. Mais le revers de cette lâche mansuétude expose un visage de plus en plus hideux : l’antisémitisme, la francophobie, le machisme, l’intolérance sont les premières marches qui mènent à la nouvelle idéologie salafiste, scandaleusement protégée par une flopée d’idiots utiles sachant manier le déni des faits, le relativisme et la culture de l‘excuse.
Ce sont eux qui sont les vrais dangers pour les démocraties ouvertes qu’ils ont su contaminer par leurs fadaises. Faut-il rappeler que ce n’est pas la Nation ni la République qui doivent se plier à l’islam, mais évidemment l’inverse? La force du droit et de la loi sert à cela, dans un Etat normalement constitué. En tout cas, il est urgent que les juifs gardent leur kippa et les chrétiens leurs crèches, que les européennes préservent et revendiquent leur liberté, que les touristes persistent à voyager, que les parisiens “terrassent” les tueurs. Il est urgent que les démocraties affaiblies apprennent à se défendre.”
El “défaitisme” és una noció política emprada a França per definir l’acceptació de la derrota sense oferir cap mena de resistència a l’enemic i sorgeix arran de la desfeta en la guerra franco-prussiana de 1870. Aqueixa actitud s’accentuà després de la Primer Guerra Mundial, a la qual França es veié abocada a contracor i pogué sortir vencedora gràcies a l’ajut britànic i, sobretot nord-americà. Els acords de Munic el 1938 claudicant França i Anglaterra davant l’expansionisme nazi són l’exemple del “défaitisme” que culminà amb la col·laboració del règim encapçalat pel mariscal Petain amb els ocupants alemanys.
Hi ha una altra variant del mateix fenomen que també és  prou estesa a França de caràcter “revolucionari”, adoptant la tàctica emprada per Lenin contra la participació de Rússia a la Primera Guerra Mundial amb la finalitat d’esberlar l’ordre establert aprofitant l’esclat d’un conflicte. El pacifisme d’esquerres front a Hitler, l’antimilitarisme anti-OTAN front a l’URSS i el no intervencionisme contemporani en els conflictes generats al món musulmà són expressions d’aqueixa tendència.
Ivan Rioufol assenyala en el seu article les actituds “défaitistes” al si de la societat francesa a l’hora de fer front a la guerra declarada pel gihadisme autòcton -menada per joves conversos i musulmans- contra el sistema republicà i que només el primer ministre Manuel Valls sembla capaç de copsar en tota la seva magnitud. El debat sobre l’extensió temporal de l’estat d’urgència, la pèrdua de la nacionalitat pels condemnats per gihadisme i la interconnexió entre antisionisme i islamisme són la prova de la dificultat col·lectiva per prendre consciència de qui és l’enemic i que aqueixa guerra serà llarga.”
Post Scriptum, 5 de febrer del 2016.
Un article que complemente aqueix apuntament és el de l’historiador  francès Guy Millière publicat el proppassat 2 d’aqueix mateix mes al digital Dreuz, “Glissement progressif vers la soumission à l’islam“, en el qual l’autor assenyala la progressiva autocensura mediàtica  a l’hora de tractar les derives sectàries i el gihadisme que emergeixen del si de l’islam europeu.
Post Scriptum, 14 de novembre del 2016.
Ivan Roufol ha publicat al seu bloc allotjat a Le Figaro aqueix article criticant la manera com les autoritats han commemorat el primer aniversari de la matança gihadista de París el 13 de novembre on s’han obviat esmentar els autors dels crims titulat “13 de novembre: la commémoration des lâches“:

“Surtout, ne pas désigner la terreur islamiste. Rien, dans les commémorations des attentats du 13 novembre 2015, n’est venu porter ombrage à la susceptibilité des tueurs. Aucune des six plaques, dévoilées dimanche par François Hollande sur les lieux des carnages parisiens (du Stade de France au Bataclan en passant par les bars et restaurants des Xe et XI e arrondissements), ne nomme les djihadistes, contrairement aux endroits des fusillés par l’occupant nazi, clairement désigné. “En mémoire des victimes blessées et assassinées des attentats du 13 novembre 2015”, disent les textes édulcorés. Le Bataclan a dévoilé une plaque dédiée “aux 90 vies fauchées dans ces lieux”. Par qui ? La direction de la salle de spectacle s’est même félicitée, hier, d’avoir interdit l’entrée à deux membres des Eagles of Death Metal, ce groupe américain que les victimes étaient venues écouter il y a un an. Il a été reproché au chanteur refoulé, Jesse Hughes, d’avoir critiqué à l’époque la sécurité du lieu et d’avoir assuré par la suite avoir vu “des musulmans faire la fête dans les rues”. Le chanteur Sting, invité à inaugurer la scène et la salle rénovées, a notamment chanté : “Inch’Allah”, qu’il a présenté comme “un très beau mot, marque d’humilité et de courage”. Il a dédié sa chanson aux migrants et invité à faire preuve d’”empathie” à leur égard. Lors de l’affaire du burkini, il s’était affirmé contre son interdiction. Les commémorations parisiennes se sont terminées par des lâchers de ballons, des bougies allumées, des lanternes sur le canal Saint Martin. Trois jours plus tôt, la mairie du IVe arrondissement avait hébergé un salon dédié au foulard, My Foul’Art

Cette capitulation face à l’ennemi islamiste, pas même dénoncé, est une victoire qui lui est offerte. C’est aussi un encouragement à poursuivre dans son désir d’humiliation d’un Occident dévitalisé et déjà soumis. Lors de la messe d’hommage organisée hier en la cathédrale de Paris, le cardinal André Vingt-Trois s’est félicité que les Français aient su éviter “une guerre civile, une guerre de religion”. Certes. Mais je réitère ma mise en garde, écrite dans “La guerre civile qui vient” : si tout doit être fait pour éviter l’affrontement, l’erreur serait néanmoins de se soustraire à l’épreuve en s’accommodant de ce totalitarisme et de ses multiples collaborateurs. L’”apaisement” devient vite la marque de la lâcheté. C’est d’ailleurs ainsi que nous voient les jeunes musulmans interrogés par le sociologue Tarik Yildiz (1). Il écrit : “Au cours de nos entretiens, nous avons constaté qu’une partie des interviewés considèrent le gouvernement et la société comme “lâches” et “faibles”. Yildiz rajoute : “La confrontation entre les musulmans et les < Français > (…) leur semble inéluctable”. Dans sa préface, le sociologue Hugues Lagrange enfonce le clou : “Les jeunes musulmans ne cherchent pas à être aimés mais à être craints”. C’est cette peur qui a déjà envahi ceux qui, de l’Etat à la direction du Bataclan en passant par les bobos du Xe et XIe arrondissements, ont voulu rendre hommage aux victimes du terrorisme sans oser s’indigner de leurs bourreaux. Les tueurs recommenceront.”

 

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