Llibertat interior



“Il n’y a rien à comprendre, dit-il en s’efforçant de la calmer. Il y a des lois qui régissent le monde et qui ne sont faites ni pour ni contre nous. Quand l’orage éclate, tu n’en veux à personne, tu sais que la foudre est le produit de deux électricités contraires, les nuages ne te connaissent pas. Tu ne peux leur faire aucun reproche. Et d’ailleurs ce serait ridicule, ils ne comprendraient pas.
—Mais ce n’est pas la même chose. Ici ce sont des phénomènes purement humains.
—Seulement en apparence, Jeanne. Ils semblent durs à tel ou tel homme, à telle circonstance mais c’est comme dans la nature, à une période de calme succède l’orage qui a son commencement, son point culminant, sa fin et qui est saisi d’autres périodes de tranquillité plus ou moins longues! Pour notre malheur nous sommes nés dans un siècle d’orages, voilà tout. Ils s’apaiseront.”
Irène Némirovsky a Suite française

“L’auteur dramatique et Corte parlaient l’un à l’autre de leurs propres œuvres et oubliaient le monde.”
Irène Némirovsky a Suite française

“Mon pauvre ami, dit-il en se détournant pour cacher ses larmes, ce n’est pas seulement la France qui meurt, c’est l’Esprit.”
Irène Némirovsky a Suite française


“Toutes les larmes du monde n’y changeront rien. Il y aura des jours meilleurs. Il faut vivre pour les voir, avant tout il faut vivre… il faut durer… Mais vous vous êtes bravement conduit… si tous avaient été aussi braves… et vous êtes tellemenet jeune! presque un enfant…”
Irène Némirovsky a Suite française

“Le reste de la journée passa ainsi, puis la nuit et toute la matinée suivante: heures vides, étranges, incohérentes comme la fièvre. Toujours rien à manger, rien à boire.”
Irène Némirovsky a _Suite française_

“Malgré la fatigue, la faim, l’inquiétude, Maurice Michaud ne se sentait pas trop malheureux. Il avait une tournure d’esprit singulière, il n’attachait pas beaucoup d’importance à lui-même: il n’était pas à ses propres yeux cette créature rare et irremplaçable que chaque homme voit lorsqu’il pense à lui-même.”
Irène Némirovsky a _Suite française_



“Son visage avait ordinnairement une expression doucereuse et méfiante comme celle d’un vieux chat qui ronronne au coin du fourneau.”
Irène Némirovsky a _Suite française_


“Un roman doit rassembler à une rue pleine d’inconnus où passent deux ou trois êtres, pas davantage, que l’on connaît à fond. Regarde d’autres comme Proust, ils ont su utiliser les comparses. Ils s’en servent pour humilier, pour rapetisser leurs principaux personnages. Rien de plus salutaire dans un roman que cette leçon d’humilité donnée aux héros.”
Irène Némirovsky a Suite française, una mica com Mercè Rodoreda al pròleg de Mirall trencat…