Preguntes sense resposta sobre la guerra química d’Al-Assad

El darrer episodi conegut de la guerra química que mena el règim d’Al-Assad contra el seu propi poble és la massacre de fa dos dies a Khan Sheikhoun amb uns seixantena de víctimes pel cap baix (els atacs precedents des del començament de la guerra els resumeix avui Yohan Blavignat a Le Figaro) . Els mitjans en van plens aqueixos dies d’anàlisis al voltant d’aqueix fet, però de tots els que he pogut llegir el que em sembla més punyent és el publicat avui mateix pel digital israelià Debka que en versió francesa ha estat traduït així: “Les condamnations ne stoperont la guerre chimique d’Assad”:

Sept pays maintiennent des unités militaires d’élite en Syrie – les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, la Jordanie et Israël. Les troupes américaines, russes et turques bénéficient d’un soutien aérien. Si ces puissances décidaient de détruire l’arsenal chimique empoisonné du dictateur Bachar El Assad, elles auraient pu se concerter et conjuguer leurs forces pour le faire et ainsi, finir le job en quelques jours -et l’horrible tragédie de cette semaine ne serait jamais arrivée.

Le bilan des morts de ce dernier bombardement syrien à l’arme chimique contre la ville de Khan Sheikhoun détenue par rebelles, le lundi 3 avril est, à présent, estimé à 150 victimes et plusieurs centaines de blessés, soignés dans des installations médicales totalement inadéquates. Le nombre d’enfants victimes a encore élevé le degré de condamnations et de révulsion mondiale. Le tableau total fluctue, selon les sources.

Mais la vérité la plus tragique de toutes est que personne à Moscou, Washington ou Ankara n’est prêt à mener une telle opération, d’autant plus qu’ils se focalisent sur une manière de mettre un terme à cette guerre « civile » syrienne de six ans, qui apporte un bilan de plus de 600.000 morts – la plupart étant des civils – et le déplacement forcé de 12 millions de réfugiés. Au lieu de quoi, ces puissances en appellent au Conseil de Sécurité de l’ONU en vue d’une énième session d’urgence inutile.

L’aspect le plus cynique de ces jérémiades internationales est la sinistre façon dont le palmarès de guerre toxique menée par Assad a été traité jusqu’à présent et continuera de l’être.

Le 3 mai 2014, l’armée américaine mentionnait que les efforts pour venir à bout du démantèlement de l’arsenal d’armes chimiques de l’armée syrienne n’avaient abouti à rien, après que Bachar El Assad refuserait de rendre 27 tonnes de produits chimiques précurseurs et de Gaz Sarin, aussi longtemps que l’OPCW, l’Agence de désarmement chimique de l’ONU insisterait sur la nécessité de détruire ses sites de dépôts souterrains.

Selon les sources des renseignements militaires, 12 de ces installations de bunkers sont toujours opérationnels et interdits d’accès à tout inspecteur de l’ONU.

Cinq mois plus tard, l’OPCW faisait son rapport disant que les stocks d’armes chimiques d’Assad avait été « liquidés ». Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le Ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov se serraient la main à Genève sous les flashes des appareils photos afin de célébrer en grandes pompes les résultats réussis de leurs négociations sur le sujet.

Cela s’est avéré être une fable, mise en scène afin de dissimuler la décision du Président Barck Hussein Obama de se dérober face à ses propres « lignes rouges » et de s’abstenir de toute action contre le régime Assad, si et dès qu’il aurait recours aux armes chimiques.

Une lecture attentive du rapport final de l’OPCW est particulièrement flagrant : « A ce jour, 95% de tous les stocks d’armes chimiques déclarés être en possession decet etat ont été détruits sous la supervision de l’OPCW ». Pour ses efforts de longue haleine visant à détruire les armes chimiques l’OPCW a reçu le Prix Nobel de la Paix 2013.

Ce qui voudrait dire que 5% seulement de ces substances empoisonnées demeureraient intacts? Dans l’intervalle des quatre ans passés, le dictateur syrien a été en mesure de rebâtir substantiellement ses stocks amoindris de gaz empoisonné, dont l’usage s’est aussi répandu dans le cadre de la guerre en Irak (Daesh contre les Kurdes). Les forces aériennes syriennes, pendant ce temps, ont commencé à procéder à des largages débridés de bombes au chlore. Elles ont été continuellement approvisionnées par les avions-cargos iraniens atterrissant sur les pistes de l’aéroport militaire de Damas et sur la Base aérienne militaire T4, près de Palmyre, avec des cargaisons fraîches de bombes au chlore faites sur mesure dans les usines de l’industrie militaire iranienne.

Pas plus l’Administration Obama à Washington que le Kremlin à Moscou n’ont bougé un petit doigt afin de stopper ces livraisons régulières. Dans le camp de l’opposition, certains groupes rebelles syriens, Daesh et la branche syrienne d’Al Qaïda, le Front al Nusra ont commencé à procéder à des essais d’armes chimiques fabriquées maison, certains d’entre eux réussissant à bâtir des stocks d’armes chimiques primitives. D’autres groupes rebelles ont simplement acheté leurs stocks d’armes chimiques syriennes auprès d’officiers syriens de l’armée (corrompus, le marché noir devenant la norme).

Aujourd’hui, aucune commission d’enquête internationale ne serait capable d’établir, au-delà de tout soupçon, la source des substances chimiques qui ont empoisonné des centaines de personnes à Idlib cette semaine ou de déterminer qui, en dernier lieu, est responsable de ces atrocités. Ce qu’on doit dire avec certitude c’est que seule l’armée syrienne a la capacité de mener une attaque aérienne comme celle qui a frappé la ville de Khan Sheikhoun tenue par les rebelles. Les Russes essaieront certainement d’utiliser un prétexte afin de mettre leur veto sur une résolution de condamnation du Conseil de Sécurité de l’ONU,tout en proclamant que les avions bombardiers syriens ont seulement frappé un dépôt d’insurgés qui, pas de chance, contenait des substances toxiques.

La mission visant à localiser et détruire les stocks d’armes de guerre pernicieuses d’Assad ne peut uniquement être accomplie par des troupes au sol. Et ce n’est pas prêt d’arriver.

Post SCriptum, 7 d’abril del 2017.

L’atac de l’exèrcit nord-americà contra la base siriana des d’on es van llençar les armes químiques contra la població civil suposa la primera intervenció directa dels EUA en la guerra multidimensional siriana i contrasta amb la pasivitat mostrada pel president Barack Obama l’any 2013. De tot allò que s’ha escrit i he pogut llegir trobo a faltar l’esment a un fet significatiu: el president Donald Trump va ordenar l’acció militar després de reunir-se amb el líder de la República Popular Xina. La crònica del dia publicada per Debka em sembla el millor resum.

Post Scriptum, 9 d’abril del 2017.

Avi Issacharoff, analista de The Thimes of Israel, titula ahir el seu article: “La frappe de Trump signale à l’Iran, à la Russie, au Hezbollah et à Assad que la fête est finie“, referint-se a la fi de la passivitat de l’era Obama.

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