Anotacions sobre les eleccions legislatives a Holanda 2017

Arran del resultat de les eleccions legislatives a Holanda del propassat 15 d’aqueix mes l’atenció informativa s’ha centrat en el relativament magre resultat del partit liderat per Geert Wilders obviant altres aspectes dels comicis, la desfeta dels socialistes i l’absència d’opcions anticapitalistes com les que estan en voga a Catalunya. La retòrica antiracista desplegada pel progressisme nostrat no té equivalència entre l’electorat holandès que ha desetimat l’opció restrictiva envers la immigració i la penetració islàmica de Wilders des del liberalisme, la democràcia cristiana i el conservadurisme.

Els assassinats de Pim Fortuyn l’any 2002 i Theo Van Gogh l’any 2004 a mans d’islamistes no han generat una reacció xenòfoba i antidemocràtica, sinó una reafirmació dels principis liberals de la democràcia holandesa capaç de diferenciar entre immigració, islam i totalitarisme, com s’ha demostrat prohibint els mitings dels ministres turcs en pro del referèndum autocràtic promogut per Erdogan.

L’ecologisme puja sense arribar a ocupar tot l’espai que deixen els socialistes i apareix amb tres escons i el 2 % dels vots el partit neo-identitari dels nouvinguts majoritàriament procedents de països musulmans (turcs i marroquins, especialment) denominat Denk (“igualtat” en turc, i alhora “pensament” en neerlandès), sorgit d’una escissió del Partit Socialista l’any 2014 que es presenta com a antiracista i promotor de la solidaritat i la tolerància. Està per veure la seva actuació a partir d’ara en relació a l’islamisme i la seva compatibilitat amb el sistema democràtic.

L’islamisme otomà virulentament estimulat pel govern d’Erdogan entre la nombrosa comunitat d’origen turc no ha impactat directament en el resultat electoral però és una força latent que pot emergir de manera imprevisible a Holanda, França i Alemanya segons com evolucioni el règim turc en la seva conflictiva relació amb la Unió Europea.

Un dels aspectes poc tractat pels mitjans de comunicació és l’assetjament que menen les comunitats turques fortament islamitzades contra les associacions representatives dels kurds emigrats a Europa i que s’ha intensificat arran de la repressió massiva i brutal del poder integrista otomà contra la minoria kurda dins i fora de les fronteres de Turquia. Aqueixos dies m’ha vingut a la memòria una conversa aspra amb un taxista turc a Amsterdam fa molts anys, quan li vaig preguntar si era kurd i es va regirar agressivament negant l’existència mateixa del poble kurd, conduint a batzegades en una nit als afores de la ciutat i aturant el vehicle en sec abans d’arribar a l’hotel.

Post Scriptum, 23 de març del 2017.

El digital Jewish Forum, a la seva edició francesa, publicà el proppassat 21 d’aqueix anàlisi de Manfred Gerstenfeld (un referent intel·lectual del món jueu contemporani esmentat en anteriors apunts) sobre les eleccions holandeses titulat: “Pays-Bas, les élections, Israël et les juifs”:

On a prêté peu d’attention aux possibles conséquences, pour Israël et les Juifs Hollandais, des résultats des léections néerlandaises du 15 mars. Ceci, alors que le monde se focalisait sur les résultats de ces élections. La tension soudaine entre les Pays-Bas et la Turquie a largement contribué à cette surmédiatisation. Quelques jours à peine avant les élections, le gouvernement hollandais du Premier Ministre Mark Rutte, dirigeant du Parti Libéral, le VVD, a refusé de donner l’autorisation à l’avion du Ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu d’atterrir sur l’aéroport d’Amsterdam[1]. En représailles, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a désigné son allié néerlandais de l’OTAN comme : « un vestige des Nazis et des Fascistes[2]« .

La Ministre turque des Affaires de la Famille, Fatma Betül Sayan Kaya, a été arrêtée avant de pouvoir atteindre le Consulat turc à Rotterdam. Elle a ensuite été expulsée manu militari des Pays-Bas[3]. Les deux Ministres turcs avaient l’intention de convaincre les Turcs de Hollande de voter le 16 avril pour le Référendum turc, visant à étendre les pleins-pouvoirs au Président Erdogan.

On est en droit de s’interroger pour savoir si Rutte se serait montré aussi ferme s’il n’y avait eu ces élections parlementaires. Tous les autres partis importants ont appuyé cette décision du Cabinet. La seule exception était le petit parti-satellite turco-marocain DENK, considéré, d’ordinaire, comme pro-Erdogan.

L’attitude inflexible de Rutte les Ministres turcs a payé. Même s’il a perdu huit sièges, le VVD demeure le parti le plus important avec 33 des 150 sièges du Parlement. Un ancien dirigeant du VVD, Hans Wiegel a déclaré, ironique, que M.Erdogan avait un peu aidé son parti[4]. Le Parti des Libertés de Geert Wilders arrive en deuxième position avec 20 sièges, un gain de cinq postes. Parmi ses parlementaires élus on trouve un membre actif de la Communauté juive Ashkenaze, Gidi Markuszower.

Le partenaire du VVD dans la coalition actuelle, le Parti Travailliste PvdA a été décimé, perdant 29 de ses 38 sièges. Cela représente les pertes les plus massives en sièges pour n’importe quel parti, lors d’une élection, depuis la Seconde Guerre Mondiale. D’un point de vue israélien, c’est le principal résultat positif de ces élections. Le PvdA est constitué d’incitateurs antisionistes. son principal propagateur de haine, Michel Servaes – qui mentionne régulièrement la judéité de sa pauvre mère – ne rentrera plus au Parlement. Tout comme le Ministre anti-israélien des Affaires étrangères, Bert Koenders, qui ne reviendra pas.

En revanche, il est probable qu’un autre Parti anti-isralien, les libéraux de Gauche du D66 seront membres du prochain gouvernement. Le dirigeant de leur campagne électorale, l’ancien diplomate hollandais, Sjoerd Sjoerdsma, est le porte-parole essentiel de ce parti qui hait Israël[5]. Le prochain gouvernement sera constitué de quatre ou cinq partis. Heureusement, puisque le D66 n’a remporté que 19 sièges, il aura moins d’influence que le PvdA. Cependant, si le gouvernement comprend un autre parti antisioniste, Groen Links (les Verts de Gauche), la situation peut changer en pire. Ce parti a été le principal gagnant de ces élections, en augmentant le nombre de ses sièges de 4 à 14.

Au cours des années précédentes, Les Chrétiens Démocrates (CDA), qui viennent, à présent, d’élever leur représentation de 13 à 19 sièges, ont toujours joué le rôle principal dans les prises de positions du Parlement hollandais à l’égard d’Israël. Ce parti, à une seule notable exception, n’a jamais soutenu les mesures anti-israéliennes proposées par les partis de gauche et d’extrême-gauche. L’avènement de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis pourrait renforcer cette attitude, mais si ce n’est pas le cas, cela pourrait faire bouger les lignes et liguer ce Parlement contre Israël.

Israël a perdu l’un de ses principaux partisans, le petit Parti VNL. Il s’est séparé, au cours de la précédente période parlementaire, du Parti des Libertés et ne revient pas au Parlement. Ses deux Parlementaires, Joram van Klaveren et Louis Bontes, étaient réputés pour poser les questions qui dérangent aux Ministres néerlandais, concernant les événements négatifs à l’encontre des Juifs ou d’Israël.

Une autre évolution négative est que le Parti DENK sera, lui, représenté au Parlement par trois députés, deux Turcs néerlandais et un Marocain de Hollande. A Rotterdam, DENK a obtenu 8% des votes[6]. Ce sera probablement le parti le plus antisioniste du Parlement. Son chef, Tunahan Kuzu a bénéficié d’une publicité internationale en refusant de serrer la main du Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu, au cours de sa visite aux Pays-Bas, en 2016[7].

es actions contre les Ministres turcs ont mené à des émeutes à Rotterdam. Les Turcs de Hollande ont jeté des objets contre une unité spéciale de la Police. Les émeutiers hurlaient ; : « Juifs » et « Cancer de Juifs[8]« . Ils ont, une fois encore, prouvé que, pour certains musulmans aux Pays-Bas, l’antisémitisme est réellement une dimension au cœur de leur identité.

Certains se demandent si cette violence turco-néerlandaise pourraient à nouveau resurgir contre les Juifs, quand Israël devra, à nouveau envahir Gaza. Après les émeutes de Rotterdam, on a posé à Binyomin Jacobs, Grand Rabbin de Hollande, cette même question, à la vue des attaques musulmanes de 2014 contre au moins 9 synagogues de France. Il a répondu : « J’espère avoir tort, mais je ne serais absolument pas surpris si cela se produisait aussi ici[9]« .

Des porte-parole israéliens, déclarent, de temps à autre, en public que les Pays-Bas font partie des meilleurs amis d’Israël en Europe[10]. Ils feraient mieux de se taire. Dans une analyse de la réalité politique néerlandaise, l’ancien Ministre hollandais des Affaires étrangères, Uri Rosenthal, a correctement résumé la question, il y a quelques années, en disant qu’au cours des années, le soutien du système politique néerlandais envers Israël avait grandement diminué.

Peu de temps avant les élections, le Parti Socialiste d’extrême-gauche, a proposé une motion parlementaire disant que l’Union Européenne devrait suspendre son accord d’association avec Israël. Cette motion a été vaincue, mais elle a, bel et bien, obtenu l’approbation du Parti des Verts de Gauche, du Parti Travailliste et de D66[11].

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