

Les recherches pour exhumer la dépouille mortelle, et connaître éventuellement les circonstances de son martyre, ont été officiellement abandonnées vendredi 18 décembre. Un mois et demi de fouilles sur le lieu supposé de son inhumation n'ont permis de mettre au jour "aucun os, aucun vêtement, aucune douille de balle", a annoncé Begonia Alvarez, la "ministre" de la justice du gouvernement autonome d'Andalousie.
Plusieurs témoignages situaient pourtant la fosse avec précision dans un champ d'Alfacar, petite commune à 9 kilomètres de Grenade. C'était tellement évident qu'une stèle y fut érigée dans les années 1980. La commune a même récemment conféré à ce lieu la qualité de "cimetière". On devait y trouver non seulement les restes du grand poète espagnol, mais aussi ceux d'un instituteur, de deux anarchistes, d'un inspecteur des impôts et d'un restaurateur exécutés en même temps que lui par les "nationaux".
Les héritiers du poète étaient contre l'ouverture de la fosse, mais ils n'ont pu s'opposer à la décision des autorités andalouses d'accéder à la requête des autres familles. Après que des scientifiques ont passé au peigne fin près de 300 m2 du parc d'Alfacar, il a fallu se rendre à l'évidence. "Il n'y a jamais eu d'inhumations dans cette zone", a révélé Mme Alvarez, en raison d'une plaque rocheuse affleurant le sol.
Reste à creuser d'autres hypothèses. Ira-t-on par exemple à 400 mètres de là, au lieu-dit Caracolar, fouiller un terrain où, dans les années 1950, le chercheur américain d'origine espagnole Augustin Peñon avait situé la fosse ? Dans un essai récent, Gabriel Pozo indique que le poète a pu être enterré là, mais que sa dépouille mortelle a, par la suite, été transférée dans un lieu inconnu. "Il n'est pas question de parsemer Grenade de trous, a tranché Juan Gallo, commissaire à la mémoire historique d'Andalousie. Les données historiques nous ont conduits au parc d'Alfacar, cela n'aurait pas de sens d'aller ailleurs."
MAUSOLÉE FRANQUISTE
L'échec des recherches fera sans doute remonter à la surface les nombreuses conjectures, voire les légendes, qui, depuis trois quarts de siècle, entourent la fin tragique du poète. La plus farfelue veut qu'il ait survécu au peloton d'exécution ; amnésique et mentalement diminué, il aurait été recueilli dans un couvent jusqu'à sa mort, en 1954.
Pour certains chercheurs, ses restes auraient fait partie de ceux que Franco fit transférer sous le mausolée franquiste de la Valle de los Caidos, près de Madrid. D'autres enfin ont soutenu que le corps de Federico Garcia Lorca a été rapidement déterré et transporté, à la demande de son père, jusqu'à la résidence d'été de la famille : il reposerait encore dans la cour de la maison-musée, sous un noyer planté précisément à l'époque de sa mort.
Cette propriété familiale, la Huerta de San Vicente, fait l'objet d'un court-métrage sorti sur les écrans espagnols le 18 décembre, le jour même de l'abandon des recherches. On y voit deux employés emballer cérémonieusement un tableau représentant Federico Garcia Lorca, puis l'enfermer dans une caisse de déménagement. Pour l'auteur de ce film documentaire, Pere Portabella, "cette séquence revêt une dimension rituelle. C'est comme si on l'avait enfin trouvé et qu'on lui donnait une sépulture".
Així veu LE MONDE la recerca de les despulles d’en Federico García Lorca, que hauria de tenir un final feliç, perquè ell pugui recuperar la seva dignitat, mancillada per la intolerancia del seu temps.
Ell i tots/totes que van sofrir una cosa semblant.
El arzobispado de Madrid y el grupo Camino Neocatecumenal organizaron ayer el tercer encuentro de las familias cristianas, que contó con una intervención de Benedicto XVI, en conexión directa desde la plaza de San Pedro. Los organizadores quisieron dar una dimensión europea al acto de este año, y convocaron para ello a fieles y prelados de Francia, Alemania, Holanda, Austria, Portugal, Polonia, Hungría, República Checa e Italia, que se desplazaron hasta Madrid. También estuvo presente el nuevo nuncio en España, Renzo Fratini. Del tenor de las palabras pronunciadas a lo largo de la ceremonia parecía deducirse que monseñor Rouco Varela se propone abanderar desde España una reconquista de Europa para las posiciones ultraconservadoras de la actual jerarquía eclesiástica, en las que también milita el Vaticano del papa Ratzinger.
El presidente de la Conferencia Episcopal volvió a desgranar su habitual letanía contra el divorcio, el aborto y el matrimonio homosexual, formulando profecías apocalípticas sobre el futuro de Europa para el caso de que Parlamentos y Gobiernos no se plieguen a las directrices morales de la actual jerarquía eclesiástica, a la que considera portavoz del derecho natural. Como suele ser corriente en sus intervenciones, monseñor Rouco hizo un alarde de insensibilidad, propio de otros tiempos, hacia problemas que afectan a muchos católicos dentro y fuera de España. Pronosticó que, sin la familia cristiana, Europa se quedará sin hijos, deslizando entre líneas la extravagante idea de que los matrimonios que no se ajustan a la ortodoxia católica son mayoritariamente homosexuales. También comparó la simplificación en los trámites legales de divorcio con el repudio, corroborando el punto de vista desde el que él hablaba y, a través de él, la jerarquía que hoy dirige la Iglesia católica: en las legislaciones arcaicas, el repudio, a diferencia del divorcio, sólo se contemplaba a iniciativa del hombre y contra la mujer.
Monseñor Rouco y la actual jerarquía de la Iglesia, tanto en España como en el Vaticano, no parecen haber comprendido que cuanto más se exhiben públicamente como descarnado grupo de presión, menos autoridad moral cosechan para defender sus puntos de vista. El encuentro de las familias celebrado ayer no se diferenció en sus formas de otros actos de propaganda que tienen cabida en las sociedades democráticas, desde políticos hasta deportivos o, simplemente, comerciales. Los católicos que no comparten los puntos de vista de la actual jerarquía tienen razones, sin duda, para sentirse ajenos a una ceremonia como la de ayer, en la que el arzobispado de Madrid apareció codo con codo con un grupo ultraconservador como Camino Neocatecumenal. Tantas razones, al menos, como otros ciudadanos que, sin participar de ninguna fe religiosa pero comprometidos con la libertad de todas, desearían que los obispos españoles no hurtasen su contribución a un país mejor y más tolerante.
Clar editorial d'EL PAÍS d'avui, parlant de la darrera manifestació ultraconservadora de l'Esglesia catòlica espanyola.